‹ Guide de Montréal et de ses environs [microforme]Chapitre 2 sur 98 · TS SE A | ER · texte numérisé non relu

TS SE A | ER

Vaudreuil, il se décide à capituler, mais du moins l'Anglais, qui n’a pas eu la générosité de rendre honneur au courage malheureux, n’aura pas ses drapeaux ; les flammes dévorent ces étendards glorieux. Le 8 septembre 1760, le général Amherst signait la capitulation de Montréal ; le même jour, les Anglais prirent possession de la ville, et le gouverneur, le général de Lévis, les troupes et les fonctionnaires s'embarquèrent pour la mère-patrie.

La population de ia ville dépassait, à cette époque, huit mille habitants. Les fortifications de Montréal, démolies et restaurées plusieurs fois, et améliorées par M. de Léry,ne pouvaient guère servir que contre les attaques des tribus aborigènes, aussi les laissa t-on peu à peu tomber en ruines. Elles s’étendraient aujourd’hui, approximativement, de la rue McGill à la place Dalhousie, et de la rue des Fortifications à celle des Commissaires. ‘lrente-et-une rues et quatre ruelles étaient ouvertes dans ce temps-là ; la principale, la rue Notre-Dame, traversait toute la ville. On y remarquait le monastère et l’église des Récollets : lors de la cession, cette propriété tomba entre les mains du gouvernement britannique, qui la céda à l'hon. Ch. Grant, en échange de l’île Ste-Hélène, ainsi nommée en l’honneur de la femme de Champlain, Hélène Boulé. Plus tard, cette ancienne propriété des Récollets fut vendue à la fabrique de la paroisse de Montréal.

Au coin de la rue St-François-Xavier, se trouvalent les tribunaux et le greffe ; en face, le séminaire et l’église paroissiale ; le cimetière était contigu à l’église. Un peu plus loin, on remarquait la

prison, et vis-à-vis, sur l'emplacement où elle est aujourd’hui, la chapelle de la Congrégation, appelée plus tard Notre-Dame de Pitié, qui fut incendiée en 1768, et rebâtie ainsi que la chapelle de Notre-lame des Victoires.

En face de la place Jacques Cartier, était la maison des Jésuites, brûlée en 1803, et non loin, la chapelle Notre-Dame de Bonsecours, détruite par le feu en 1754 L’Hôtel-Dieu, de fort vastes dimensions, s'élevait sur la rue St-Paul ; un couvent, une église et un grand jardin y attenaient. On voyait sur la rue, où ils se trouvent encore, les bâtiments de la congrégation, et en face de la place Jacques Cartier, le château Vaudreuil.

Entre les rues St-Paul et des Commissaires, s'élevait le Palais de l’Intendance. Près de la rue St- Paul, sur le terrain où l’on voit aujourd’hui les magasins Frothingham, était construite l’antique résidence de M. de Maisonneuve, qui fut d’abord le premier séminaire de Montréal. À l'extrémité ouest de la rue St-Jacques, on remarquait la poudrière; à côté un cimetière ; en face, la fabrique.

Les maisons étaient couvertes en bois; aussi la ville fut-elle maintes fois incendiée ; le feu dévora, le ro juin 1721, l'Hôtel-Dieu et 160 habitations; le 10 avril 1834, l’Hôtel-Dieu reconstruit et 46 maisons; en 1754, l’église Bonsecours et toutes les constructions voisines ; en 1765, presque toute la partie occidentale de la cité ; en 1768, une centaine de maisons.

Lors de la conquête du Canada par l'Angleterre, le premier gouverneur anglais, le général Amherst, divisa la colouie en trois gouvernements correspondant aux anciennes divisions; Thomas Gage fut nommé gouverneur de Montréal.

En apprenant le traité de Paris—(1763), qui cédait presque toutes les colonies françaises, y compris le Canada, à l'Angleterre, douze cents personnes quittèrent la Nouvelle-France. De huit mille trois cents âmes qu’il y avait à Montréal, avant 1760, la population tomba à 5,733 habitants, mais l'immigration des /oyalistes des Etats-Unis, à la suite de la guerre

SR EL 9 D mn 5 ma Een o ERN DRASS Er RÉ SE a TE le! é à z " . a

tait la mai- Din, la cha- > par le feu limensions,

une église oyait sur la nents de la es Cartier,

aires, S'éle-

la rue St- 1i les magae résidence le premier ouest de la ‘re; à côté

construcartie OCCIe maisons.

correspon- Gage fut

qui cédait compris le nnes quittrois cents , la popumigration la guerre

“ de l'indépendance, la releva considérablement, car

Page 1