L'ARMURE DU CHEVAL
L'armure du cheval de bataille et de tournois {Panzer^ decke en allemand, horse-armour en anglais], est souvent nommée faussement caparaçon (de Tespagnol augmentatif de cape], mot qui désigne uniquement la riche couverture d'étoffe étendue par-dessus les bardes du destrier^. L'armure du cheval, au moyen âge chrétien, n'était arrivée à sa perfection, comme celle de l'homme, que vers le milieu du quinzième siècle, où elle se composait, dès lors, du chanfrein [Aq camus, le cou, et framum, frein, ou, plus simplement, de champ et de frein; en allemand Rosstime, chanfrin en anglais), la partie qui couvrait le devant de la tête du cheval, et qui était à vue ou aveugle^ ^ de la têtière [Kopfstûck en allemand, head stall en anglais), nom qui désigne la pièce de jointure du chanfrein et de la barde de crinière et les deux plaques de mâchoires, et aussi l'ensemble de Tarmure delà tête du cheval; de la barde de crinière [Hfœhnenpanzer ou Kammkappe en allemand , cnnet en anglais] ; de la barde du poitrail [Brustpanzer ou Vordergebûge en allemand, peytrel eu anglais), à charnière ou à jupe ou tonnelle; de la croupière avec ses cuissards [Krupp und Lendenpanzer ou Hintergehûge en allemand, croupière en anglais), soit complets et réunis en jupe ou tonnelle^ soit en armure coupée, c'est-à-dire séparée sous la queue ; du garde-queue {Schwanzriempanzer en allemand, steel-
1 . Le destrier (du latin dextrOf main droite) désignait le cheval de rechange que récuyer menait à cUxtra, ou en laisse, de la main droite.
2. Le cbanCrein aveugle avait les oreillères fermées pour empêcher le cheval de se dérober.