L'ARMURE DU CHEVAL
reins en anglais ; des fiançais {Flanckenpanzer ou Seifenblœtter en allemand, flanchards en anglais), qui reliaient la barde du poitrail à la croupière et aux cuissards ; de la selle avec ses étriers^ de la bride avec son mors on son bridan avec bossettes^^ pièces auxquelles il faut ajouter la muserolle {Maulkorb ou Nasenband en allemand, noseband ofa bridle ou horse-muzzle en anglais ) , particulièrement en usage en Allemagne au seizième siècle, et dont, selon le Diversarum geniium armatura equesiris de 1611, toute la cavalerie allemande était pourvue.
Ceci parait contestable. La muserolle, qui se plaçait par dessus les naseaux du dieval, formait plut6t un ornement et ne pouvait être utile à la guerre ; on s'en servait problablement dans les fôtes pour ajouter à l'éclat du caparaçonnement, comme Ta démontré Jobst Ammon dans la série de gravures de son traité d'équitation civile. L'armurier allemand avait poussé le perfectionnement de Tarmure du cheval si loin, qu'un tableau de 1480, conservé à l'arsenal de Vienne, montre maître Albrecht, armurier de rarcLiduc Maximilien, sur un cheval armé àe jambières articulées.
Au commencement du quatorzième siècle, cette armure, comme dans bien des pays celle de l'homme , était encore en mailles, mais recouverte d'un caparaçon ou couverture d'étoffes. Le chanfrein proprement dit était déjà connu des Grecs, mais ne parait avoir été adopté en Europe qu'à la fin du quatorzième siècle ou<au commencement du quinzième, car avant cette époque la têtière du cheval est toujours représentée en mailles et à plaques en cuir bouilli.
1 . L'ornement attacBé aux c6té« du mors. On appelle anssi bofisette la pièce de cuir qui «ert à couTrir Tceil du mulet.
AtHiUBES DE QBBVAL.
1. Tôlière {Kopfslûtk en allem., head atall en angl.), d'après un manuscrit du quatorzième • siècle.