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Mors romain sans brisure. — Col. Uewelyn-Meyrick

6. Bridon aussi appelé Blet ou mors brisé, sans traverses ou branches, d'après des nianuscrits du neuvième au dixième siècle.

7. Mors normand sans brisure, de la fin du onzième siècle. — Tapisserie de Bayeux.

8. Bridon, filet ou mors brisé, avec traverses ou branches, de l'âge du fer ou du commencement du moyen âge. — Musée de Copenhague*

9. Mors allemand sans brisure et sans branches ou traverses, du seizième siècle, d'après un harnais du musée de Dresde.

10. Mors allemand sans brisure et à longues branches ou traverses, de la première moitié du seizième siècle. ~ G. 62, musée d'artillerie de Paris.

11. Branche ou traverse en fer percée à jour d'un mors ou bricion du seizième siècle. — Musée d'artillerie de Paris.

i2. Mors à chaînettes d'une bride arabe. - Musée d'artillerie de Paris.

UÉPÉE*.

L'épée (du latin spatha^ de Titalien spada et l'espagnol espada, en allemand Sckwert et Degen^ en anglais sword) est une arme dont Torigine remonte à la plus haute antiquité et se retrouve chez toutes les nations. Les Grecs et les Romains ne la ceignaient qu'en temps de guerre, tandis que les Perses, les Germains* les Scandinaves et les Gaulois, Ja portaient en tout temps. Les Allemands ont conservé à l'épée le nom de glaive [Schwert) dès quelle appartient à l'époque de la chevalerie, ou dès qu'elle sert aux exécutions capitales.

L'épée est formée de deux parties principales : la lame (A'/mg'e en allemand, blade^u anglais), dont l'extrémité inférieure s'appelle pointe [Spitze et Ort en allemand, point en anglais), l'extrémité supérieure soie (Angel en allemand), c'est-à-dire la tringle qui entre dans la poignée, et talon {Absatz en allemand) partie saillante, où la soie commence ; — et de la poignée [Griffon Gefass en allemand, handle en anglais). Celle-ci comprend le pommeau (/Twaw/* en allemand, knop oupommel en anglais), la fusée [Hilse en allemand , spinale en anglais), ordinairement en bois ou en corne, entortillée de fil de fer ou de cuivre, et qui recouvre la soie^ les gardes, quelquefois doubles et triples [Parierstangen et Stichblœtter en allemand, hilts en anglais), les contre-gardes {Hinterparierstangen en allemand, arriere-hilts en anglais), qui se trouvent placées du côté opposé des gardes et protègent le dessous de la main et du poignet, le pas-d^âne^ garde inférieure qui avance au-dessous du talon , protège la main du côté de la lame, etdont l'usage s'est répandu seulementvers la seconde moitié du seizième siècle^, les quillons {Grosse

i. Voir rintroducUon du chapitre qui traite des armes de l'Age du fér pour les épées célèbres.

t. Voir cependant la gravure page 106, reproduction d'une peinture murale de la fin du quatorzième ou du commencement du quinzième sièele, où des hommes d'armes portent déjà des épées à pa$ d*Ane\

390 VtttE.

Grade Quer Pariemangen en anemuMl, rifÊÊÊ-MUs en glaip), gardes qui trayersent la lame horiiootalenieol entie le talon et la soie, et font tons partie de la poignée. On appelle écuMon [Schilden allemand] la plaqne qui se IronTe soih Tent sur la partie ioférienre de la fmée^ là où les quîllons se joignent à la naissance de la soie; corbeille et coquille 'Kark en allemand, shell on husk en anglais], la garde de forme demi-sphériqne des rapières et épées, la plupart espagnoles, qui couvre la main du côté de la lame, et éridemeniSy les rainures.pratiquées sur la lame {Blutrinnen en allemand, iloping-cuts en anglais] et destinées à en diminuer le poids.

L'espadon (de l'italien spadone) désignait d'abord phis particulièrement la longue épée à deux main<, mais, plus tard, toute grande et large épée à deux tranchants.

Vestoc (de l'allemand Stock, bâton, ou du celtique sAv, coup) était la longue et étroite épée plus propre à pointer qu'à tailler. L'expression frapper destoc et de taille n'est donc appliquable qu'à la large et longue épée, parce que la lame, mince, rigide, souvent triangulaire ou quadrangulaire, évidée et très-aiguë, de la rapière et de Tépée i^estoc en général , ne peut se prêter qu'aux coups destoc .

Les rapières qui appartiennent à celte espèce d'épée d'estoc, dont les lames fabriquées à Tolède, à Séville et à Solingue sont célèbres , ne remontent guère au delà du règne de Cbarles-Quint, sous lequel, en Espagne, Vesaime moderne (de l'allemand Schinnen) a pris naissance. La rapière a une garde en forme de coquille pleine ou percée à jour, et des qulUons longs et droits. La rapière dite coli" ehemarde ou épée à la Koenigsmark se reconnaît à son talon, très-large, et à sa lame taillée en carrelets. Elle ne fut en usage que sous Louis XIY, où on s'en servait dans les'duete. Le mot coliobemarde n'est qu^une-eorruption du nom de Koenigsmark.

Ijà4nmeterre (du. persan ChimcKir ou Chimichir, le Sq/^ miter en allemand, et le scimiiur en «nglaie), l'MMMMe4ea

RoiiDaiQs^'et qui a dOHné miMsiice atiisalsw, n'^Itrjgftrtre en'DsaKe dam iAan^iilte ^pfafJdiez ^ta^'peoples orienlau dUs^barbares, et plB^tard'partîcitlièremeiit cbez les Maures d'Espagne, chez les Sarrasins en général et particulièranent chez les Turcs. La poignée de isette arme est sans garde, la lame d'un seul tranchant courbée, courte, conrexe et à contre*pointe ; elle s'ékirgit rets le bout.

Lesaàre (de Tallemand Saèel ou Saebel^ ou du slavon sabla; sabre en anglais) est l'arme qui descend en ligne directe du cimeterre. Il était inconnu aux Grecs et même pendant longtemps aux Romains, mais non pas aux Perses et aux habitants de Tlbérie, probablement même avant la conquête de ce pays par les Yisigoths et les Arabes. Le sabre était aussi Tanne principale des Daces du temps -de Trajan (401 à 106 ap. J.^.]) comme le démontrent les basreliefs de la colonne qui représentait les épisodes des campagnes de cet empereur. La Dacie, qui avait pour bornes au sud le Danube, au nord-est les Alpes Bastarnes ou Karpathes, et au nord le Dniester, répondait à la Moldavie, à la Yalachie, à la Transylvanie et à une partie de la Hongrie de nos jours. On voit le sabre apparaître en Allemagne vers la fin du quatrième siècle, et devenir d'un usage universel en Burope à partir de la première croisade. Cette arme, que Meyer, dans son livre d'escrime publié en 1570 appelle à tort Dusœek^^ et qui est souvent reproduite dans les gravures de Hans Burgmeier, était l'arme favorite des Musulmans, qui leur donnaient de petits noms comme à des animaux domestiques. Mohamed, le fondateur de l'islamisme, en avuitneuf appelées : Mabur^ Al-Adhby Datilfakar, Ali-Koln (diaprés la ville de Kola, où il existait alors beaucoup de fabriquer d'araieQ), At^BaHoTy AUHatify Al-Medham, Ai^Roêubet AVKndhib.

La véritable i^/bjf more écossaise est à simples quillons et

i. Le dnssck est one etpèee de Mbre bohème d'une forme p«i4icalière-«t Mot mandle ni garde. On le maniait avec im giAtelet de ter.

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