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sans la garde grillée, qui recouvre toute la main; Tépée, aussi bien que le sabre, pourvus de ces gardes, et faussement appelés claymores, servaient aux Vénitiens, et étaient nommés schiavona, parce quHls étaient l'arme de la garde esclavone des doges durant les seizième et dix-septième siècles, comme le démontrent les tableaux de Tépoque. En Ecosse, ils apparaissent seulement au dix-huitième siècle.
Le yatagan^ le khandjar, le flùsa^ le koukri^ le kampak, etc. , etc., sont presque tous des espèces de sabreshachettes, ordinairement sans gardes ni quillons. Ces armes orientales se ressemblent tellement, et leurs formes ont si peu varié durant des siècles, qu'elles n'offrent absolument rien pour l'étude qui concerne le classement chronologique si intéressant pour Tépée de guerre du moyen âge chrétien dont Tétude nous occupe ici. Cette arme était, dans les huitième, neuvième, dixième et onzième siècles large, assez longue, à deux tranchants, à pointe arrondie et propre seulement à frapper de taille, à simples quillons droits, qui formaient avec la lame et la poignée une croix latine. Le pommeau était ordinairement rond ou aplati, et quelquefois bilobé et tribobé au onzième siècle et au douzième. Les quillons, toujours droits et simples, ont souvent, pendant le treizième siècle, les bouts légèrement recourbés vers la lame; cette épée est aiguë et a ordinairement 90 à 95 centimètres de longueur.
En Allemagne l'épée du treizième siècle était formidable. Celle du chevalier Kourad Schenk de Winstetten (1209- 1240), conservée au musée de Dresde, est à quillons droits sans aucune inclinaison, et mesure l'^fM. Le pommeau a 10 centimètres de diamètre, la poignée 15, et les quillons 25. Ces dimensions sont cependant exceptionnelles.
L'épée du quatorzième siècle est plus longue encore que celle des époques précédentes, ordinairement de 1*^,10 à 1*^,20. Les quillons sont toujours en simple croix.
L'épée du quinzième siècle a souvent la fusée plus
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longue que les épées des époques précédentes; celle du seizième devient compliquée dans la forme de la garde et des quillons qui cessent de former une simple croix. A partir de cette époque i'épée a lepas-tTâne^ des contre-gardes, etc.
Braquemart, malchm^ cousiil à croix, épée de pctssot^ sont tous des noms qui désignent Pépée courte d'origine italienne^ à lame très-large d'en haut et très-pointue, espèce de langue de bœuf dont la forme parait dériver du parazonium antique. Cette épée appartient au quinzième siècle.
La ftamherge ou Tépée flamboyante suisse, qu'il ne faut pas confondre avec Tépée flamboyante à deux mains, était une arme en usage durant le seizième siècle.
L^épée à deux mains [Zweihaender en allemand, /t/jonand'Sword en anglais] ou le véritable espadon^ ne remonte pas au delà du quinzième siècle. Elle était, en Suisse, l'arme de l'homme de pied, et servait en Allemagne plus particulièrement à la défense des villes assiégées.
L'épée des lansquenets ou lansquenette du xvi® siècle était courte, large, à deux tranchants et aiguë. Sa fusée trouconique a le gros bout coupé à plat qui forme le pommeau.
Le Verdun était une arme longue, étroite, dont le nom lui venait de la ville où elle était fabriquée.
La poignée de Tépée du dix-septième siècle est encore pilus compliquée que celle du seizième. Il y a souvent profusion de gardes, contre-gardes et pas-d'âne. Les formes accusent le déclin par le manque de simplicité et de pureté de lignes. Quelques épées du seizième et du dix-septième siècle sont aussi pourvues, à la partie inférieure, de petites gardes, espèces d'anneaux pour y passer le pouce. Les Allemands- les appellent Degen mit Daumringe, et les Anglais swords vith tkumb-rings.
Voir, pour Tépée de Tépoque dite de l'âge du fer, le chapitre où les armes de ces périodes sont décrites. On y trouvera les noms des épées célèbres des temps héroïques et des sagas et poèmes.
iPiEB DTFVDYfH AOE.
S14), de 90 cent, de longueur, conservée au Louvre. La poignée est en or rppoiissé, la lame trè»-lai^e et non aiguë.
2. Ép^ dana son fourreau, du neuvième siècle, d'après la Bftie de Charles II le Chauve (840 à 877), conservée au Louvre. On remarquera ((ue le pommeau Tonne une croix.
3. Ëpée dans son fourreau, du huitième ou du neuvième siècle, d'après leCodez aureus de ^int> Gall. Elle mesure à peu près 1<°,'20 à l",!^' Bt son bout est presque arrondi.
4. Ëpée ang1o-?axonne du dixième siècle, de 60 cent, de longueur, trouvée dans le comté de Fairford et conservée au musée britannique.
6. Épée anglo-saxonne du onzième siècle, d'après un manuscrit du musée britannique. Elle mesure â peu près i<â c«nt. et son pommeau est trilobé. Oa remarquera que les épées anglo-saxonnes sont pins courtes qne'le»4p4w gameniquM.
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6. Ëpëe de la Sn du onilime siëcift, de 95 oeni. deloDRUNr, en fer trempe, à l'exceplion dta
Jommeau qui est en cuivra. — . I, musée d'arlilleria de Puit.
Celte éaéè à pointa ai^uS est b mftme dont les cbevaliers de la tapisurie de Btyeux sont armés.
7. Épée musulmane du oimème siècle. Bile mesure environ 85 cent.