‹ Guide des amateurs d'armes et armures anciennesChapitre 156 sur 255 · LA MOUE · texte numérisé non relu

LA MOUE

Les archer» à pied, lestraaai- arcbere^. et en général ptesque tout les gens de piad»jdtt.me;eniàge.éteienl armés de dagues.

La miitn-*$«iiicAe. do; là fia. dli;quinnème: et'. dUi seizième siècle, que l'on croit d^origine eapagnolei et dont Tusage vrait passé en Italie et en Fiance, état surtoiit* une arme de duel. On s^en servait, pour parer avec la main gauche, tandis que la main droite était armée deJa. longue épée d'estoc. La main-gauche italienne, conservée au musée d'artillerie de Paris sous le n^ J. 485^ reproduite plus loia (t. n* 28), représente une de ces armes dont la lame se separeen trois brauchesdés que Ton appoiie sur un bouton placé au talon, et fonne une avunt-garde d'uue très-grande étendue dans laquelle on tâchait die surprendre Tépée de Tadversaire.

Cette dague n'est: cependant pas d'origine espagnole ni italienne; comme la oompilation Ta toujours répété; elle était déjà connue en Allemagne -au quinâème siècle, où elle servait aussi dansles séances occultes des* Francs-luges à la prononciation du serment qui était prêté au nom de la sainte Trinité, figurée paries trois branches de l'arme dont tous les Schœffen étaient pourvues;

Le stylet [Spitzdolch en allemand ] est un petit poignard qui était en usage à partir du moyen âge, et dont on se sert encore aujourd'hui.

Le criti, que le Dictionnaire de TAcadémie française écrit à tort cfid, est une dague javanaise, le plus souvent à lame flamboyante, que les peuplades de la Malaisie rendent encore plus meurtrière en enduisant le fer d'une substance toxique.

Le hhouttcar^ arme indoue, est formé d'une large lame de dague semblable à celle de la' Am^^-de-^Bii/* italienne, montée sur un manche carré dans lequel la main entre tout à fait, et qui lui sert en quelque sorte de. gantelet ou de garde jusqu'à la hauteur du poignet.. Il y a^dea kbouttacs

LA BAODE. 4^

OÙ la lame est divisée eif deux pointes, mais ils sont plçs rares et s'appellent lames à langues-de-serpenL

Le wag-ïmk n'est pas un poignard proprement dit, mais une arme de hast avec laquelle on frappait comme le tigre frappe avec ses griffes. Il a été inventé, vers 1659, par Sevaja, le chef d'une société secrète, et servait aux assassinats de ces bandits; les blessures que Tarme faisait ressemblaient à celles des griffes du tigre et déroutaient les soupçons.

Les dagues italiennes sont réputées par leur beau travail en fer forgé, souvent incrusté ou damasquiné d'argent et à lames percées à jour. 11 y a des dagues et poignards italiens et allemands anciens qui, dans les ventes publiques, à Paris, montent jusqu'à mille francs.

Dans les temps plus modernes, on appelle couteauxpoignarda y sabreê-poignards^ baumnettes-poignards, des couteaux, des sabres et des baïonnettes en forme de poignard, dont la lame est aigué et tranchante des deux côtés.

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