L'ARBALÈTE
Du latin areuSj arc, et balista^ baliste, arbaliste» arbalète; Àrmbrust en allemand, cross-bow^ arc à crosse, et arhalwie en anglais^ que M. Ilodios croit, à tort selon moi, aToir existé déjà cbcz les Grecs, et qu'il appelle gûstra-» fète^ parce que Tarbalétricr ancien devait Tappuyer contre le creux de Testomac (Y. les armes grecques, et aussi p. 39 et 70 à 72), n^était connue de la princesse Anne Corn* nène (1083-1148) que pour l'avoir vue cbez les hommes d'armes de la première croisade venus du Nord. Il ne peut y avoir de doute , puisqu'elle dit dans ses mémoires : € Cette tzagra^ arc que nous ne connaissons pas, etc. »
L'arbalète, composée de Tare, de Varbrier [Rûstung en allemand] à noix, à fronton de mire et à clef on gâchette, et de la corde, est, selon toute probabilité, une invention des soi-disant barbares.
Un manuscrit anglo-saxon du onzième siècle, de la bibliothèque britannique, et la peinture murale du dôme de BruDsivick, exécutée sous Henri le Lion, mort en 1195, montrent déjà des arbalétriers, tandis que la tapisserie de Bayeux, de la fin du onzième et du commencement du douzième siècle, ne reproduit que des archers. Anne Comnène n'est pas le seul auteur de son époque qui ait parlé de l'arbalète ; Guillaume de Tyr Ta également mentionnée.
Cette arme, qui apparaît seulement en Chine sous le
1 . Dès qnc l'arbalète élait au-dftisut de la grandeur ordinaire, Itf Allemand» rappelaient belUitrCj et les Anglais latch qaand elle était à moufle. Lebellettre aUenand était le plus souTent une arbalète à galet.