LE MORTIER
Le mortier (du latin morlarium, Moerter ou Boekler en allemanil, mortar en anglais], la plus ancicnue arme ft Teu européenne, dont le nom et même rexisteiice dérivent du Tase hémisiiliérique qui ecrt i piler des substances solides, était d'abord, à fon appariliDi), vers la fin de la première moitié du quatorzième siècle, en fer forgé et sans tourillom {Zapfen en allemand, trunniom en anglais), c'esl-ù-dire sans la paire de pivots ou l'axe, placée au milieu du corps des bouches ii feu, destinée à empêcher leur recul sur l'affût et il faciliter le pointage.
Cette amélioration fort importante remonte au quinzième siècle; elle fut accompagnée de la fonte des pièces qui étaient conTGCttounées jusque-là avec des barres de fer réunies entre elles par des cercles, comme les douves d'un tonneau par ses cerceaux. (V. p. 72 ù 82.)
Mortier allemand monstre,
fiibriqu*! de barres de fer for-
P^es, qui, placées en lori^; dans âme, sont réunies extérieurement au moyen de cercles. Celte pièce, qui a C",!» de calibre et S",!)!» de longueur, et où la forme de l'ikusson, placé entre les anses, indique la première moitié du quatorzième siècle, a ëlë forgée à Slier, en AuLricbe, et prise j)ar les Turcs à qui les Autrichiens l'ont reprise en 1339. —Arsenal impérial do Vienne.
s. Mortier en fer forgé, à anneaux et S8DS touriUons, du mi* lieu du quatorzième siècle. — Musée d'Epinal.
3. Hortier-pierrier iStein-Bahter ou Stein Morter en allem.. stonmorlaT en angl.), du si^e de Waldâhnt (1468).