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L'ART DE L'ARMURIER

Aug$b(nBrg. — A Cdmany 650 escudos por una armas. — 12 mayo f551.

Munich. — A Pedro de Miniciiy 30 escudos por un arcabuz y 20 escudos por los moços de Colman de merced.

Une antre importante décooTerte pour Phietoire des origines d*œuvres d^art et pour la gloire des armuriers allemands de cette époque, est celle de Tarchivisle d'Inspruck.

M. Schoenherr a trouvé dans les archives de la capitale du Tyrol la preuve que :

c Joerg Seusenhofer^ d'Iospruck, maître armurier et ormoin'er {sic) de Ferdinand I", avait été chargé de l'exécution d'un harnais magnifique que son maître destinait à François I*% roi de France. Le cadeau terminé ne fut cependant point expédié, et c'est ce même harnais que Napoléon I" fit enlever à la collection d^ Ambras, à Vienne, pour l'envoyer à Paris, où il fut reçu en séance solennelle comme armure de François /•'•. Deux autres harnais du même maître furent cependant expédiés aux fils de François !•'; le fond de ces harnais, qui devait être d'abord en or, ne put être terminé à temps, de sorte que les ornements furent exécutés sur un fond noir.

c Seusenhofer fabriqua aussi six autres harnais pour la cour de France, et un hon nombre d'armures pour les rois d'Angleterre et de Portugal. »

Passau et Solinge se sont signalés de bonne heure pour la fabrication des armes blanches, dont la qualité était aussi appréciée que celle des lames de Tolède.

Georg Springenklee, armurier célèbre de Passau, localité dont la renommée pour les armes remonte à la fin du treizième siècle, obtint au commencement du quatorzième de Tempereur Charles lY des armoiries (deux épées croisées) pour sa corporation. Une autre marque très-ré-

1. c'est cette amure qui m (roure au Louvre, où elle pane pour une œurre italienne.

pandue, le fetip^, que Ton croit avoir été accordée à la corporation des armuriers de Passau par l'archiduc Albert, en 1349, se trouve aussi sur d'anciennes armes de Solinge, où Clément Hom et Johann Bopp sont des armuriers qui florissaient au commencement du seizième siècle. La fabrication d*armes de cette dernière ville remonte également vers la fin du douzième siècle, où elle y fut introduite par des armuriers styriens. Pendant lontemps Solioge avait son cùnirdle de fabrique établi sur la grande place du marché, où toHt armurier était obligé de faire vérifier et estampiller ses produits, contrôle qui fut supprimé sous la domination française.

Le damasquinage ou l'incrustation, dont il a été déjà question au commencement de ce chapitre , a été pratiqué en Allemagne dès la fin du moyen âge avec uoe solidité qui dépasse celle des armuriers espagnols, comme le démontrent les magnifiques armures de l'arsenal impérial de Vienne.

Pour l'arme à feu portative, TAllemagne n'a presque pas eu de rivale.

Les belles armes de précision du seizième et du dix-septième siècle conservées dans les musées et collections, sont toutes allemandes, — à l'exception de quelques pièces italiennes et françaises de parade, remarquables par leur ciselure et leur sculpture.

Dès le seizième siècle, la fabrication des armes à feu s'était tellement répandue dans ce pays, qu'il n'y avait pas de petite ville privée d'un armurier capable de confectionner une arquebuse sans aide mécanique. Valentin^ Stephan Klelt et Ckaiss Reitz à Suhla (Subi), dans le comté de Henneberg, avait déjà, en 1586, deux fabriques si importantes, qu'ils ont pu fournir à la Suisse 2,000 armes à feu diverses et 500 mousquets de précision. On a vu que la

• I . Les épécs ainsi etIampiUéet iont très-reeberehéet par les habitants dM Canease.

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fBfiire du easMi Bfait été intoitée es AUemagiie à k io de qnizîènie fliède, et la ptetinc à rosel et la batterie di cteBapan an «eiiièaie BÎède, aiofli qae le tami à Tentet \t fuaï à aiguille.

La Fiaaœ, qoi doit aroir ea certainenieiit des arantriers baUles, a laissé tomber les iiofltt des artistes dans Toiibli, car, Doiiobstsiit de longues redierches, je a'ai pu traaYer ni de noms ni de nionognaunes d'anmrîers iraiiçak remontant an delà da commencement dn dix-septièflM oiede*

Ghamblay (Oise) était pourtant répntéan moyen âgeparsa fabrication de cottes de mailles que d'anciens auteurs désignent à tort sons le nom de dmÂ^ matiles^ car il n'existe de cette proYenanoe qu'une seule espèce de mailles plug m mon» serréeg. On p^it admettre que la batterie à siiex qai remplaça la batterie chenapan à la pyrite suUiBreaBe été inrentée en France dans la première moitié du dix-eeptième, siècle mais on ignore où et par qui.

Parmi les armuriers français modernes, il faut citer les Delrigne» les Mînié, les Lepage, les Grastine-Benette, les Lefaucheux et les Ghassepot.

L'armurerie anglaise ancienne a laissé de beaux casques de joute et de guerre dits heoÊunes, qui sont particulièrement remarquables par leur solidité et l'épaisseur de leur acier. Malheureusement, aucun nom de ces habiles artisans n*a été conservé, et les monogrammes aussi sont très-rares.

Mêmes observations pour la Suisse et les Flandres , quoique ce dernier pays ait joué un rôle important dans la fabrication des armes 4 feu de gros calibre dès l'apparition du canon, et qu'il est aujourd^ui si réputé pour ses armes de chasse et de guerre fabnquées k Liège. Quanta la Russie, c'est la tille de Toula qui s'est signalée par des fabriques d'armes fondées en 4712.

L'art de l'armurerie hindoue^ célèbre déjà dans l'i

quité, particulièrement pour les boucliers forgés à froid à Delhi, où on les confectionna en deux pièces , celle du milieu et celle qui forme la bordure a conseryé sa réputation jusqu^à ce jour. Chose remarquable I plus le bouclier hindou était couvert d'ornements, moins il avait de prix, car les û^irs damasquinées ou incmstées oe servaient qu'à cacher les défauts du travail.

4hi)alior et Lushkt/r étaient renommés pour les âmes blanches, Nurwur et Lahor pour les armes à feu, et Nurwur et Shahjehanabad célèbres par les armures damasquinées et les cottes de mailles, ont été a:ussî téputés par les beaux produiis de leurs armes blanches.

La Perse, comme THindoustan, continuent à fabriquer ces armures damasquinées (casques, brassards, petits boucliers ronds, plastrons et cottes de mailles, dont beaucoup sont jivés, dits à ^mns dcrge)^ où les formes sont aussi belles qu'elles étaient au quinzième et au seizième siècle .

Les fabriques d'armes à feu portatives les plus importantes de^ l'Europe vera la fin du dix-huitième siècle, étaient :

) En Allemagne, ç^Wqs de Saint -Blasien, dans la Forét-Noire ;

^ Dantzig (établie en i720), Ghemnitz, Esseii , Harzberg , dans le Hanovre, Klosterdorf, Linz, Olbernhau, Prague, Remscbeid^ Soiinge, Spandau (établie en 1720), Suhl, Teschen et Wiener-

i Neustadt :

En Italie, celles de Brescia, Florence, Milan et Turin ;

En Espagne f celles d'Esqualada, Oviedo, Plascencia, SilHo& et Tolède;

En France , celles d'Âbbeville , Gharleville , Saint-Étienne ,. Maubeuge et Versailles ;

En Angleterre, celles de Birmingham^ Scheffield etl.ondres ;

En Belgiçpiet celle de Liège ;

En BuHiêj eeUe4e Toala.

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