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ABIIES DE L'AOE DU FER DES PEUPLES DU NORD

la dénomination générale de l'âge du fer, devraient s'arrêter logiquement à la fin du cinquième siècle, après la chute de l'Empire d'Occident; mais on les fait descendre bien plus bas, môme jusqu'à la fin du règne de la race carlovingienne (987), syst^e qui, malgré sa défectuosité, a dû être conservé en partie, afin de ne pas apporter de désordre dans la classification chronologique et aggraver les difficultés de recherches, puisque beaucoup de musées ont encore classé grand nombre d'armes appartenant déjà au moyen âge parmi les produits de Tépoque dite Tàge du fer.

On a vu dans l'Introduction que le fer était connu partout et de tout temps, mais que son emploi universel pour la fabrication des armes défensives et offensives avait été précédé par celui du bronze. Les Romains avaient compris de bonne heure la supériorité de Tarme offensive en fer sur celle du bronze, métal qui, dès lors, ne fut plus employé chez eux qu'à la confection des armes défensives. En 202 avant Jésus-Christ, le soldat romain n'avait déjà plus d'arme offensive en bronze, et on peut admettre que, dans la seconde guerre punique, cette arme contribua pour beaucoup à la victoire des Romains sur les Carthaginois. Les quelques armes en fer trouvées dans des tombeaux gaulois, où elles étaient mêlées aux armes de bronze, telles que les exemplaires conservés au musée de Saint-Germain, et qui ont été recueillisau cimetière gaulois de Catalaunum (département de la Marne), paraissent plutôt d'origine germanique, puisqu'elles ressemblent grandement aux épées trouvées à Tiefenau et à Neufchàtel en Suisse, armes dont on trouvera plus loin le dessin , et que j'attribue aux Burgondes, si renommés pour le travail du fer. L'Hélvétie, presque rendue déserte, en 450, par les massacres systématiques des Romains, fut repeuplée^ vers 550, par les Burgondes, dont les bandes s'étaient emparées de l'Ouest, par les Âlemans qui occupaient toutes les parties où Ton parle encore aujourd'hui allemand, et par les Ostrogoths,

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établis dans le Sud, où régnent les tangues italienne, {rançaise et romane..

Les Burgoades étaient une raee forte, de ûaute taille; la longue soie de ces épéea indique une main large et puish santé. La hache et les deux lames de lance ea fer trouvées près du village Onsvala (Bara-Sehonen, etc.), en Snisee (voir le dessin plus loin), démontrent aussi par leur difFé«rence de forme qu'elles ont appartenu à un peuple autre que les Francs et probablement aussi aux Burgondes.

Les épées des Bretons étaient plus tard d'une bngueux excessive, et même plus longues encore qne celles des Gimbres et des Marcomans«

La forme et le caractère de la plupart des armes danoises (Scandinaves), rangées au musée de Copenhague comme appartenant à la période dite de Tâge du fer, indiquent déjà le moyen âge, et rien n'autorise à les faire remonter àTàge du fer qui doit s'arrêter à la fin du cinquième siècle, après la chute de l'Empire d'Occident (4/75). Comme en Angleterre, le règne du fer,, en Danemark, a commoicâ tard, et n'a précédé que de fort peu de temps le moyen âge dont le caractère éminemment germanique a de suite laîaeé son empreinte sur les armea et sur les monuments.

L'armement des guerriers a peu varié dans les nombreuses branches de la grande famille germanique. C'est partout le saxe (Saeks) on Seratnatax^y sorte de glmlius romain à lame évidée et d'un seul tranchant, avec la longue épée, la spaia ou renni, si fonnidable, selon GrugUel* mus Pugliese et Hicetas Chonîates, dans la main teutoBtque*, qui étaient les aimes offienûves fiivorilies. La grande épée souvent marquée, dans les premiers temps, du nom

i. Voir rétymologie de ce mot, pagev 44 et 169.

2. Les épées trouvées en Allemagne mesurent ordinairement 90 à 95 cent., et ont la lame arrondie y tandis que l'épée franque trouvée sur le sol gaulois mesure ordinairement 70 à 7S cent.; sa lame est plus aiguë.

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de son propriétaire, grayé en lettres runiqnes, a joué un rôle important dans la vie de ces peuples cfaex lesquels cette arme, réputée pour sa bonne trempe, était connue par des noms propres : tels étment le Mimung de Wieland; le Balmung de Sîgfried; la Bvrandart ou Durandal de Roland; le Èrunting empoisonné (Beowulf); le Dain" leif de Hagen, le père de Gudrun; le Tryfing^ l'arme de Svnfrlamis; le Mistelstein^ qui extermina deux mille quatre cents hommes; les Skeop Liusingi et Hwittin-gi de Thistoire danoise de Saro Grammaticus; la Joyeuse de Gharlemagne; l'A/macedeTurpin; VAltecler d'Oliyier; le Chla-' ritel d'Engiir; la Preciosa du roi Poligan; la Schoyeuse d'Oraaige; le Mnl de Rother; le Calibam du roi Artus et le Quersteinbeis anglais de Hakon, qui, comme l'indique son nom, d'un seul coup sépara en deux l'énorme pierre meulière.

Chose curieuse à constater, chez l'homme du Nord Tépôe était mâle, et chez le Méridional, femelle. C'est à' cette arme, bien plus courte sous les Mérovingiens qu'au temps de la cheyalerie, que l'histoire rapporte le forfait de Qotaire II qu'elle accuse d'avoir fait massacrer tous les Saxons yaincns, hommes, fcmmes et enfants, qui dépassaient la hauteur de son épée. Le scramasaXy dont le nom est pourtant bien saxon^ ne se rencontre presque pas dans les tombeaux saxons ni dans ceux de l'Allemagne du Nord en général. Ce sont les branches burgondes^ alemanes et franques auxquelles il parait avoir été bien plus familier.

Les haches si variées de formes, selon les races, et parmi lesquelles la francisque des derniers conquérants de la Gaule est une des plus réputées, étaient cependant Parme la pins caractéristique du peuple germain; ces haches se retrouvent aussi bien en Scandinavie que dans la Grande* Bretagne où les Saxons et les Danois en avaient introduit l'usage. Pour étudier Tarmement de tous ces soi-disant barbares, on possède fort peu de documents, et encore ne

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