‹ Guide des amateurs d'armes et armures anciennesChapitre 84 sur 255 · Haute pièce. — Col. Llewelyn-HeyricIc · texte numérisé non relu

Haute pièce. — Col. Llewelyn-HeyricIc

52. MedlonniËre lamëe à gor^erin (Geschobene Barlhaube en allem., lamed mentonnière en angl.), de travail allemand, en usage lers la an du quinuèDie siÈcle ou on la porlail avec la salade. — Col. de U. le comte de Nieuwerkerke.

53. Demi -mentonnière {Ualbe Barthaube en altem., kalf mentotmiere en angl.) de la fin du quinzième siècle.

54. Ailelle ou plaque armoria qui était connue à l'ëpoque transitoire entre la coite d'armes et l'armure à plaques de cuir, et dont l'usage a dure une trentaine d'années. On en voit sur la statue de Rodolphe de Uierstein (mort en 1318), à la cathédrale de Bâie.

55. Plastron d'une armure de joule, allemande, de la première moitié du seizième siècle. Cette mécanique, dont il n'existe que deux exemplaires (à la col. Ambras et au musée d'artillerie de Paris), faisait sauter en l'air les pièces de l'armure dès que l'adversaire atteignait avec la pointe desa lance lemilieu, désigné par ■ — cœur percé à jour.

Le mot casque {Helm en allemand, kask et helmed en anglais) vient du celtique cas^ caisse, étui, et ked de cead^ tête.

On a vu quelles étaient les formes des casques antiques et des casques portés par les peuples dits barbares durant les âges du bronze et du fer, dont il n'existe plus que deux espèces : le casque à cornes, attribué au musée britannique, aux Bretons, mais qui parait plutôt Scandinave, et ^es casques coniques semblables aux casques assyriens de la plus haute antiquité; ils sont attribués^aux musées de Houen et de Saint-Germain, aux Gaulois, et au musée de Munich, aux Avares. Les casques des chefs des races germaniques, dont aucun exemplaire n'a encore été trouve, mais dont l'existence est démontrée par des textes , avaient probablement aussi la forme conique chez les peuplades méridionales de la Germanie, puisque le casque franco-normand du onzième siècle l'avait encore.

Ce dernier montre un nasal fixe [Nasenberge oxsr Schemen" bart en allemand^ nazal en anglais) de la largeur de plusieurs doigts, partie adhérente qui descend plus bas que le nez , dont il forme la défense. Ce casque était déjà porté par-dessus le camail [Ringhaube en allemand, matl-capuchin en anglais) dont le tissu métallique, ordinairement en chaînettes ou en mailles^ était souvent une prolongation (sorte de capuchon), du haubert ou cotte d'armes.

Le casque des races de la Germanie du Nord, également à nasal fixe, était alors, selon les manuscrits, à timbre bombé, et, peu de temps après, à oreillères et à couvre-

nuque mobiles tel quMl est représenté à la page !267, sous le n* 20, d'après Texemplaire conservé au musée d'artillerie de Paris; la forme de ce casque prenait quelquefois une hauteur démesurée , comme le démontre la broderie de Seligeothal reproduite à Iti page IBT.

Vers la fin du douzième siècle apparaissent déjà les premiers heaumes {Topfformhelm en allemand, ^r$^ potheim en anglais) dont le musée d'artillerie à Paris possède également un exemplaire sous la n® H. I., et qui figure plus loin parmi les dessins (page 269, n^ 28). C'est le casque de trsuir sition qui a encore conseryé le nasal.

Le véritable heaume ( Topfheim en allemand , helm en anglais) ne remonte pas au delà de la fin du treizième «ècle ou au commencement 4u quatorzième, et le heaume à cimier, vers la même époque^ peu d'années après, car plusieurs chevaliieis de Y Enéide allemande^ de Henri de Waldeck, manuscrit du treizième siècle conservé à la biblio*thèque de Berlin, sont dé)à représentés avec des heaumes à cimiers de formes fantaâiiquefi. Ce heaume (mot dérivé de l'allemand Helnif casque) éiail ce gros casque, ordinairement à timbre aplati, qui, suspendu à la selle, n'était guère porté que dans les joutes et durant la bataille, car la toile imprimée, non pas au moyen d'un procédé xylograpbique, mais à la main, vers le milieu du quatorzième siècle, et appartenant à M. Odet, à Sitten, démontre que, même en Italie, le heaume servait aussi bien à la guérie qu'aux tournois. Il recouvrait la coiffe de mailles (camail) doublée du bonnet matelassé, coiffe sur laquelle le chevalier mettait encore le petit casque léger de cette époque appelé petit bacinet^ ou cervelière [KUine KesseUaube eu allemand, smal bassinet en anglais) .

Quelquefois il avait seulement ou le camail ou le petit bacinet, mais plus souvent il portait les deux défenses

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