‹ Guide des amateurs d'armes et armures anciennesChapitre 85 sur 255 · Du celtiqoe froc, baten; latin k«ftm, bêtàmUum · texte numérisé non relu

Du celtiqoe froc, baten; latin k«ftm, bêtàmUum

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lénoies sons réoorme heuuoe. Le pedi baoinet était un caflfoe pointu, de forme oiientule e( presque collant à la tête comme une calotte, qu'il ne faut pas confondre avec le grand bacinet du quatorzit^me siècle, arme défensive, d'une forme semblable, mai& qui couvrait aussi lea joues et la nuque, et était souvent à visière mobile qui s'ouvrait ordinairement au moyen d'une cbarnière du c6(é gaucbe et se rabattait quelquefois ver» la pointe du timbre; on a tu qu'un manuscrit bobémîen du treixiôme- siècle représente déjà des cbevalieis coiffés de ce grand bacinet. Au quatorzième siècle, le ^and heaume de joute [StechtopfMm en allemand, tilting pothebn en anglais), qui pesait 9 à iO kilog., était bien plus en usage dans les joutes qu'à la guerce, où il était remplacé par le beaume de guerre qui ne pesait que 3 à 5 kilog., et particulièrement par le ^rafi£f bacinet de forme ovoïde et pointue déjà mentionné (Grosae Kesselhauhe en allemand, great bastinet en anglais), sous lequel le cbevalier conservait encore quelque temps la coiffé de mailles. L'usage du grand bacinet cessa complètement au commencement du quinzième siècle, où apparaît la salade^ casque d'origine allemande, comme l'indique son nom primitif Schale^ coupe, et que les anciens auteurs allemands appelaient Sckallem. Cette coupe à queue ou couvre-nuque, dont quelques auteurs veulent faire dériver le nom de l'espagnol celada, cacbé, était d'abord à vue fisft, et bientôt après à visières mobiles si courtes, qu'elles ne descendaient pas au delà du bout du nez, et rendaient nécessaire la havière qui devait être vissée sur la partie supérieure du plastron pour défendre le cou, le menton et la boucbe.

Le chapeau dormes (Eisenhuth en allemand, iron-hat en anglais), casque sans visière ni couvre-uuque, mais à bords, et le pot-en-tête {Eùenkappe en allemand, seuil eep en anglais) , qui remomeot au douzième ou au treizième siècle , et se retrouvent encore au dix-septième.

Les casques orientaux et russes, etc., de ces époques, comme ceux des temps plus modernes, ont peu varié et conservé en grande partie la forme ovoïde et le nasal

mobile.

La bourguignote {Burgunder Helm en allemand, burgonet en anglais) est un casque qui date de la fin du quinzième siècle; son timbre (É?/ocÀ;e en allemand, bell en anglais) est bombé et à crête {Kamm en allemand, crest en anglais); il se signale par son avance [Atigenschirm en allemand, helmet'shade en anglais), ses oreillères (Wangenklappen en allemand, cheek-pieces m anglais) et son couvrenuque (Nackenschutz en allemand, neck-guard en anglais). Le président Faucher, qui écrivait vers la fin du seizième siècle, confond la bourguignote avec Tarmet, quand il dit: « Ces heaumes ont mieux représenté la teste d'un homme; ils furent nommés bourguignoles, possible à cause des Bourguignons inventeurs. »

Varmet (Visierhelm en allemand, helmet en anglais), que le président prend ainsi pour la bourguignote, est le casque le plus perfectionné; il remonte seulement, comme l'autre, à la seconde moitié du quinzième siècle, et est encore en usage, comme la bourguignote , au milieu du dix-septième siècle. Toute sa partie antérieure était appelée mézail; son timbre, ou la partie supérieure, était bombé; la vue, c'est-àdire la visière [Visier en allemand, visor en anglais), avec le nasal et le ventait, était mobile et se relevait vers la crête au moyeu d'un pivot.

La mentonnière ou bavière [Kinnstûck en allemand, beaveren anglais), destinée à défendre la partie inférieure (le la figure, ainsi que le gorgerin ou gorgery {Halsberge adhérer^^^' i^^<>''^^' en anglais), lamés tous deux, étaient

form^Anî*^*^^ ^® ^®^ casques répandus presque partout, et qui

de ra chU'a'lerie'Ti^?'^^ ''^'''^'"' ^^'^''''

«raiene, il en existait encore une grande variété

d'autres ^ qui étaient des armes défensives d'archers et d'hommes de pied. Ce sont, entre autres :

Le morion [Morian en allemand, morion en anglais), casque d'origine espagnole, dont le nom dérive de morrOy corps rond; il est saos visière, sans nasal, sans goi*gcria et sans couvre-nuque, mais à haute crête, dont Télévation atteint quelquefois la moitié de la hauteur du casque, et à bords relevés en pointes au-dessus du visage et au-dessus de la nuque, de manière que, vus de profil, ils forment un croissant.

Le cabassêt [Birnenhelm en allemand, pear-kask en anglais] tireprobablement son nom de sa forme, qui affecte celle du fruit à gourde, la calebasse ; sans visière, sans gorgerîn, sans couvre-nuque et sans crête, mais pointu comme une poire dont la tige forme le petit bout du cimier, ce casque, comme le morion, était porté par les reltres et par des hommes de pied, particulièrement en France et en Italie, jusqu'au milieu du dix-septième siècle. Le morion, orné d'une énorme fleur de lis repoussée, se trouve aussi dans beaucoup d'arsenaux en Allemagne, particulièrement en Autriche et en Bavière, où il provient de l'armement municipal de la fin du moyen âge. Cette fleur de lis n'a aucun rapport, là, avec les armoiries des rois de France, mais est le symbole de la Vierge dont beaucoup de corps d'arquebusiers et de ballebardiers avaient adopté l'image pour leurs drapeaux civiques.

La bourguignote commune {Pickelhauhe en allemand, soldier-burgonet en anglais), très-répandue en Allemagne, était le casque des Knappen , ou hommes d'armes au service des châtelains féodaux, et quelquefois celui des lansquenets et de la cavalerie légère.

Le chapeau de fer [Eisenkuth en allemand, iron-hat en anglais), qui remonte jusqu'au treizième siècle, comme le prouve le manuscrit bohème de Voleslav, dé la bibliothèque du prince de Lobkowitz, à Raudnitz, n'avait également

tel LA. GAfiQOB.

ni TiBière ni crâta. 11 y en a eu, au dix««eptième àècÏB^ qui affectaient la forme d'une casquette à visière, et où ia visière était quelquefois traveisée par un nasal mobile ; le chapeau de fer du poids de 20 Jivres (n"" 101), que partait à la guerre Auguste le Fx)rt (1670-1733), et qui se troave au musée de Dresde, a^ipartient à cette espèce, tandis q«e le chapeau de fer du poids de 25 livres (n'^ 100), que le grand électeur portait à la bataille de Fehrbellin en 1677^ est à timbre rond et à large bord, comme un chapeau de berger. La coiffure des hommes de pied de la maison du im Louis XIV ( i643-174S) était le chapeau à timbre aplati et à nasal mobile (n"" 1.14).

Le véritable pot-^en^téte [Eisenkappe en allemand, amO-cap en anglais), espèce de calotte en fer très-épais ci trèspesant, servait paiticulièrement^ au seizième et au dixseptième siècle^ dans les sièges (a^ 97). Le nom de pot-entéte est cependant aussi donné aux chapeaux de fer plus légers , et dont, entre autres, étaient armés les hommes de pied de Cromwell,

Les calottes Qt les carcasses en fer du dix-septième et da dix-huitième siècle servaient à garnir les fonds des chapeaux; le musée historique du palais Monbyon, à Beclint possède même une carcasse triangulaire qui servaità dour bler les tricornes (n'^ 111).

Quant aux casques de formes antiques du seizièmasiècle, le plus souvent de travail italien, allemand ou espagnol, qui font la richesse despanoplies d'amateurs^ ce sont plutôt des casques de parade que des casques de guerre et de tournois; leur valeur archéologique est nulle, puisqu'ils dateut tous de la Renaissance, et sont plutôt le produit de réminiscences antiques, où presque rien ne reflète les costumes et les mœurs de l'époque.

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f . Casque germanique du huitième ou du neuvième siècle, en bronze ou en fer, d*après le Codex aureus, man usent de cette époque conserve à la bibliothèque de Saint-Gall.

2. Casque carlovingien du neuvième siècle, en bronze ou en fer, d'après VAdemari-Cronicon de la bibliothèque impériale de Paris.

3. Casque carlovingien du neuvième siècle, en bronze ou en fer, d'après la Bible de Charles le Chauve, au Louvre.

4. Casque allemand en fer du dixième siècle, d'après le Psalterium, manuscrit à la bibliothèque de Stuttgard. Voir cette même forme parmi les casques grecs et japonais.

B. Casque allemand demi-conique à nasal, appelé en France casque normand , d*après le Martyrologe , manuscrit du dixième siècle, à la bibliothèque de Stuttgard.

26i CASQUES DIVERS AVANT L'APPARITION DU HEAUME.

6. Casque conique à nasal élai^i k »a partie iiiférieuie, d'après une statuette du dixième siècle.

— Col. de H. lecomledeNieuwerLerki?.

7. Casque Tonne antique à crële et i jugulaires, d'après un buste de grandeur naturelle en argent ro(>ousié, du dixième siècle. — Trésor du couvent de Saint- Hjurice, canton du Ysiaû.

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