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La chapelle de Ste-Cécile [E] communique directement avec celle des papes. Elle a été décorée plusieurs fois ; on voit encore des peintures des Ve, VIe et VII esiècles : dans le grand lucernaire, les figures d’un martyr inconnu, S. Policam, de S. Sébastien, et de S. Quirin, évêque de Siscia,en Pannonie, transféré a la Platonia au Ve siècle ;sur la paroi latérale, près de la crypte papale, Ste Cécile, en riche costume byzantin ; au-

dessous, à gauche lebuste du Sauveur, à droite un portrait avec l’inscription SCS VRBANVS. Des pèlerins, des prêtres, ont tracé leur nom à côté.

L’autel portatif se plaçait devant ces peintures.

Dans la même paroi est creuséeune grande niche; c’est là que reposait dans un sarcophage le corpsde Ste Cécile. Les reliques furent enlevées en 817 par le pape Pascal Ier et transportées à l’église de Ste-Cécile, au Transtévère'1) ;lachapellefutensuite abandonnée, elle n’a été retrouvée qu’en 1854. Le grand vestibule voisin a dû être creusé pour la commodité des fidèles.

Chapelles sous le grand escalier. — Il y a sous le grand escalier, à droite en descendant, un groupe de chapelles [G] que M. de Rossi a jugées historiques ; elles sont décorées de marbres, comme les chapelles de martyrs ; l’architrave destinée à suspendre le voile prouve qu’on y tenait des réunions liturgiques. On voit dans la première crypte de nom-

1. Cf. S. Paschalis PP. 1 F.p. I (Migne, Pairol. /ai., t. Cil, col. 1085-1088). — M. Duchesne pense que le corps de Ste Cécile n’a pas été trouvé au cimetière de Calixte, mais à celui de Prétextât, où il aurait été transporté peut-être au temps de l’invasion lombarde. Cf. son édition du Lib. pont., t. II, p. 56, 65.

breux débris de sarcophages, des « graffiti », parmi lesquels le nom de Sophronia, que nous rencontrerons ailleurs. On a trouvé dans cette région un objet très précieux, un de ces instruments garnis de plomb, «plumbata», qui ont servi à torturer tant de martyrs ; il est conservé au musée chrétien de la Bibliothèque Vaticane ; M. de Rossi en a donné la description (I). Peut-être ces chapelles renfermaient-elles les restes des nombreux martyrs innommés que les Itinéraires signalent dans le voisinage de Ste Cécile ; celui de Salzbourg parle d’un groupe de 80 martyrs, un autre de 800 ; le poète Prudence fait aussi allusion à ces polyandres dans son Peristephanon (2). S. Tarsicius a pu aussi être enterré là, avant d’être placé dans la basilique de S. Sixte dans le même sarcophage que S. Zéphyrin.

Plusieurs inscriptions de cette région sont à remarquer :

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