Cor., ix, 24-26 ; II Tint., 11, 5, iv
parlent aussi Tertullien (r) et les Actes de Ste Perpétue (1 2). Les trois sujets ici représentés se complètent l’un l’autre. L’athlète, c’est le chrétien sanctifiant sa vie par la lutte et le sacrifice ; l’orante, c’est l’âme en possesion de la récompense ; le bon Pasteur soutient l’âme pendant la vie et la conduit au ciel. Peut-être le tombeau si bien orné était-il celui de quelque martyr de la persécution de Dioclétien.
La basilique supérieure, érigée au IVe siècle en l’honneur des SS. Apôtres, « basilica apostolorum », avait pour confession la Platonia, et non le tombeau de S. Sébastien. Elle devait avoir la forme habituelle des basiliques : trois nefs séparées par des colonnes, une abside au fond, et derrière l’abside un « matroneum » dont le P. Bufalieri a reconnu les traces. Au moyen âge, elle fut souvent restaurée ; finalement elle fut reconstruite, telle qu’elle existe encore, et le corps de S. Sébastien y fut transporté de la chapelle souterraine, par le Cardinal Borghèse, neveu de Paul V.
Autour de là basilique il se forma, dès le IVe siècle, un cimetière à ciel ouvert, remarquable par ses grands mausolées dont on voit encore d’imposantes ruines à droite et à gauche de l’église, à l’angle de la Via delle sette Chiese, et dans le monastère même. D’illustres familles avaient choisi ce lieu pour leur tombeau, par dévotion pour les SS. Apôtres. Un fragment d’inscription, placé à l’intérieur de la basilique, rappelle un « senator et cornes qui annonam rexit » :
Hic situs est Vict (?) /or fidens remeare sepvltos | laetior lin coelum
HohorjES I SVBLIMISQ - comes NOTVs/virtutibus
Aulae ( | vrvipvs annonam rexit qanonemque probavit (?).
Le petit musée local conserve un certain nombre d’inscriptions et de fragments qui ne sont pas sans intérêt.
Superam