Cf. de Rossi, Bullettino , 1877, p
Un autre fragment, découvert en janvier 1894 et encore dans le souterrain, peut avoir quelque rapport avec le cirque de Maxence ou rappeler une enseigne de boutique, de cabaret :
D CABALLVM
Une inscription gravée sur brique est une commande de 400 tuiles à porter dans un lieu où les bateaux déchargeaient leurs marchandises, peut-être «ad portum Neapolis», sur le Tibre :
BENEBENTO TEGVLAS INDIXI IVLIO N CCCCL VT DEFE RANTVR AT PORNEAPO
Enfin une inscription qui serait bien* à sa place dans ce musée, puisqu’elle nomme le cimetière « ad catacumbas », se trouve, on ne sait comment, dans la cour de la bibliothèque ambrosienne, à Milan :
EGO EVSEBIVS ANTIOCENO S AN • ^PL • M • LXX COMPARAVI E GO SS • VIVVS IN CATACVMBAS AD LVMENAREM • A • FOSSORE OC APATOSTANEES AMICV S B III IDVS SEPT
Au dos :
AVRELIVS • LEONTIVS
Parmi les sculptures conservées dans ce même musée, il faut noter un débris de sarcophage qui représente S. Pierre et S. Paul, et surtout un autre fragment qui est très détérioré, mais où l’on peut reconnaître le buste du Sauveur. Ce monument très précieux est une des plus anciennes images isolées
I 88 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
de Notre-Seigneur, il a peut-être été un objet de culte. Il n’en reste plus que le buste et les cheveux. Le style, autant qu’on en peut juger, est du IVe siècle. Il est probable que cette statue ornait un des édifices supérieurs et qu’elle est tombée dans le souterrain par un des escaliers.
Si elle n’est plus regardée comme le cimetière de Calixte, la catacombe de St-Sébastien n’en reste donc pas moins vénérable et intéressante. Il suffit à sa gloire qu’elle ait possédé les corps des apôtres Pierre et Paul, ceux de S. Sébastien et d’autres martyrs, enfin qu’elle ait été visitée par tant de pèlerins pendant tout le moyen âge, et à l’époque même de la Renaissance par des Saints aussi illustres que Charles Borromée et Philippe Néri.
Cfiapttre cinquième.