Cf. Notions générales, p
INTRODUCTION
Suétone, il est vrai, semble dire qu’elle fut établie par Auguste: « Nova officia excogitavit... curam operum publicorum, viarum, aquarum, alvei Tiberis... » (*) ; mais on doit entendre ces paroles d’une simple réorganisation. Ensuite les empereurs, comme censeurs, retinrent l’administration générale des voies ; il y eut seulement des « curatores » particuliers, « curator viae Flaminiae, viae Aureliae», etc., jusqu’au IVe siècle ; on voit encore ce titre donné à Lucius Optatus, consul en 334. Aux Ve et VIe siècles, les monuments citent la charge de « praepositus » ; on a, au cimetière de St-Valentin, l’inscription chrétienne d’un « praepositus de via Flabinia ».
Les voies, au sortir de la ville, étaient assez étroites, plus larges cependant que celles de l’intérieur de Rome. Les voies consulaires en général sont toutes droites ; aussi présententelles parfois de fortes pentes, comme la via Appia près d’Albano, ou nécessitent-elles des substructions dans les vallées. Leur pavé était du silex au milieu, de la « glarea » sur les trottoirs (« crepidînes »), qui étaient bordés de pierres plus élevées, « gomphi », servant peut-être à monter à cheval. Immédiatement après les trottoirs s’élevaient les tombeaux, à droite et à gauche de la voie, sur la limite des propriétés. Leurs ruines aident à reconnaître la direction des anciennes voies, même quand elles sont en partie détruites, celle par exemple de la voie Latine. Le même usage existait pour les voies secondaires (« diverticula ») qui reliaient les grandes voies. Les tombeaux chrétiens ont été construits souvent près des tombeaux païens, petits d’abord comme ceux-ci, puis hypogées très étendus, surtout à partir du IIIe siècle (1 2).
Trois grands documents nous permettent de fixer la topographie, la direction, le nom, les stations postales des voies romaines : l’Itinéraire d’Antonin, dont nous n’avons qu’une copie faite au IVe siècle sur un document du IIe ; — l’Itinéraire de Bordeaux, œuvre d’un pèlerin qui, à l’époque de