BEATISSIMO $ MARTYR1 I A N V A R I O
DAMASVS EPISCOP $f
Élém. d’archéol. clirét. — II.
Les élégantes peintures de la voûte représentent les quatre saisons : le printemps par des fleurs, l’été par des épis, l’automne par la vigne, l’hiver par le laurier ; des oiseaux, des génies, y sont mêlés. A la paroi de gauche, une peinture du
chapelle de st-janvier (au moment de la découverte, 1863).
LE CIMETIÈRE DE PRÉTEXTÂT
bon Pasteur a été coupée par un «loculus» du IVe siècle, sur la chaux duquel se lit ce « graffito », une prière aux martyrs locaux pour l’âme du défunt : REFRIGERI IANVARIVS AGATOPVS FELICISSIM MARTYRES. Le corps de S. Janvier reposait, au fond de la chapelle, dans un sarcophage de marbre. Comme on le voit en d’autres endroits, une galerie « rétro sanctos » part de cette chapelle ; la dévotion des fidèles y a fait creuser de nombreux « loculi ».
En continuant la grande galerie, on voit, à gauche, dans une niche, une inscription opisthographe [6] rappelant, d’un côté un M • AVRELIVS AVG • LIB • SECVNDVS, de l’autre le chrétien HERCVLIVS: Puis on rencontre, à droite, une construction en briques [7], de même style que la chapelle de S. Janvier. D’après les indications des Itinéraires, là devait être le tombeau de S. Quirin, martyr de l’époque d’Hadrien. La crypte est trop ruinée pour qu’on y puisse le retrouver.
Un peu plus loin, près d’une inscription consulaire de 403 (THEODOSIO AVG ET FL • RVMODORO VV CC CONSS), s’ouvre une galerie dans laquelle on remarque deux niches, l’une carrée, l’autre semi-circulaire, creusées en face l’une de l’autre, et qui semblent avoir été ainsi disposées pour faire brûler des lampes devant quelque souvenir vénérable [8]. Or un «graffito» tracé sur un marbre voisin représente une chaire : ne peut-on pas supposer que dans la niche carrée se conservait la chaire
même de S. Sixte II ou un fac-similé de celle sur laquelle il reçut le coup du martyre ? C’est en effet dans le voisinage de la voie Appienne, vraisemblablement entre les cimetières de Calixte et de Prétextât, que le saint Pape fut mis à mort, et que 3’éleva l’église dont parlent les Itinéraires, « ubi decollatus est Xystus ».
iqô éléments d’archéologie chrétienne.
Au-delà de cette galerie et du même côté de la « Spelunca magna », on aperçoit les traces d’un escalier qui descendait d’une ancienne entrée du cimetière [13]. Dans une des galeries qui viennent déboucher à peu près en face, une peinture unique, expliquée récemment par Mgr Wilpert (1), représente le bon Pasteur ayant à sa droite des brebis, à sa gauche un porc et un onagre, image du démon, qu’il écarte de son troupeau avec un bâton. Cette peinture est du IIIe siècle.
A l’extrémité opposée de la « Spelunca magna» se trouve une chapelle assez grande, du IVe siècle. Elle renferme deux arcosoles. L’une des inscriptions [16] porte sa date (405):
HIC REQVIESCIT SVPERBVS TANTVM IN NOMINE DICTVS QVEM INNOCENTEM MITEMQVE SANCTI NO VERE BEATI IN QVO MISERABILIS PA TER OPTAVERAT ANTE IACERE DEPOS V • KAL • AVG • STILICHONE VC BIS C
L’autre [15], peinte en rouge, doit rappeler un personnage important, car des « graffiti » tracés au-dessous en répètent le nom : peut-être s’agit-il d’un confesseur qui, sans être proprement martyr, eut néanmoins à souffrir dans une persécution, peut-être celle des Ariens :
QVIESCIT LVCENTIVS
Et au-dessous :
LVCENTI