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Cf. Nuovo bullett., 1897, p

LE CIMETIÈRE DE PRÉTEXTÂT

seraient plus importantes. Le P. Marchi y a vu autrefois des peintures dans lesquelles il a cru reconnaître des scènes de la Passion de Notre-Seigneur. Il serait intéressant de les

étudier de nouveau avec les procédés d’investigation plus perfectionnés que l’on a aujourd’hui.

A la surface du sol il y eut des oratoires, de petites basiliques, dont il ne reste que les traces. L’un de ces oratoires devait correspondre au tombeau de S. Zénon, martyr du J IIe siècle, appelé « frater Valentini », sans doute « frater in passione ». Là aussi se trouvait le tombeau de S. Urbain, l’évêque qui baptisa Valérien et ensevelit Ste Cécile. D’après ses Actes, S. Urbain aurait été lui-même enterré par une matrone nommée Marmenia : peut-être doit-on lire plutôt Armenia, car une inscription du même cimetière porte le nom d’une APM6NIA MAIKITAC.

Vers le IVe ou le Ve siècle, on a mis en communication avec le cimetière de Prétextât un hypogée non chrétien, dont l’entrée est sur la voie Appienne, presque vis à vis du monastère des Trappistes. Cet hypogée, avec ses galeries, ses « loculi », ses arcosoles, a la forme d’un cimetière chrétien, et longtemps on l’a cru tel ; mais on peut reconnaître son vrai caractère dans une peinture qui représente un festin païen et nomme deux adorateurs de Bacchus Sabazius, Vibia et Vincent. La forme souterraine des tombeaux orientaux a souvent été imitée au IIIe siècle, même par les païens.

Mentionnons, en finissant, les catacombes juives de la voie Appienne. Elles sont du IIe et du IIIe siècle. On en distingue trois : une dans la Vigna Randanini, une autre derrière St-Sébastien dans la Vigna Cimarra, la troisième sur

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la Via Appia Pignatelli. La première est la plus importante. Elles ont la même forme générale que les cimetières chrétiens, les uns et les autres provenant d’une même origine ; toutefois elles s’en distinguent par les symboles judaïques tracés sur les inscriptions (candélabre à sept branches, corne de l’onction, « lulab », etc.), par leurs galeries plus larges, et par les tombes verticales, « Cocim », qu’on y voit quelquefois. Les inscriptions du cimetière de la vigna Randanini sont tantôt en latin, tantôt et plus souvent en grec. La formule EN IPHNH AYTOY ouAYTHC, « in pace dormitio ejus », y revient assez fréquemment. On y peut remarquer aussi les titres des dignitaires de la synagogue, l’archonte et le

A6YT6P0C CYNArOrHC (*).

1. Cf. Garrucci, Il cimitero degli antichi ebrei scoperto recentemenle in vigna Randanini, Roma, 1862 ; — Marucchi, Breve guida del cimitero giudai’co di vigna Randanini, Roma, 1884.

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