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In vit. Leonis I

St-Etienne premier martyr, que S. Léon le Grand construisit aux frais d’une pieuse matrone nommée Demetriades. On l’a retrouvée, en 1857, près des remarquables tombeaux païens des Valerii et des Pancratii. L’église s’élevait au milieu d’une grande villa romaine. Son origine est expliquée dans une inscription du Ve siècle dont on a pu réunir presque tous les fragments dans la confession :

cvm mvndvm LinqueNS DEMetrias amnia virgo CLAudERET ExtREMvM non MORitura diem Haec tibi PAPa leo votorvm extrema suorum TradiDiT ut sacrAE svrgeret Avla domus MaNDaTi coMPLEta fides sed GLORia major

InTERIVS VOTVM SOLVERE QVAM PROPAlam INVidERAT CVLMEN STEPhanVS QVI PRIMVS IN ORbe RAPTVS MORTe trVCI REGNat IN ARCE poli PrAESVLis HAnc jussv tigrinvs presbiter aulam excolit msigNis mente LABore vigens.

S. Augustin (*) parle d’une Demetriades, fille d’Ariicius Olibrius, consul en 395. La basilique était très grande ; on voit au milieu la confession, à gauche de laquelle on a retrouvé l’inscription ; et derrière, l’abside et le baptistère. Elle a dû servir d’église paroissiale. On en a des souvenirs jusqu’au Xe siècle ; ensuite elle fut abandonnée et ruinée.

1. Ep. CL (P. L., t. XXX, col. 645) ; Ep . CLXXXVIII ( Ibid. , col. 848 sq.) ; De bono viduitatis, c. XIV (t. XL, col. 441).

A voie Labicane sortait de la porte Esquiline, laquelle

était située sur l’emplacement où fut construit Tare honorifique de Gallien, près de l’église de S. Vito. La voie partant de cette porte se divisait en trois branches : la voie Tiburtine, la voie Prénestine et la voie Labicane. Ces deux dernières sont souvent confondues ensemble; en réalité, elles étaient distinctes.

En sortant de la porte Majeure (1 2), la voie Prénestine se dirigeait vers la gauche, la voie Labicane vers la droite.

Les Itinéraires signalent sur la voie Labicane deux cimetières: celui des Sts-Pierre et Marcellin, et, « juxta Aquaedu-

1. Index coemeteriorum e notifia regionum : « Coemeterium ad duos lauros ad SS. Petrum et Marcellinum via Labicana. » — Itinéraire de Salzbourg : «Ad Helenam via Campana multi martyres pausant. In aquilone parte ecclesia Helenae primus Tiburtius martyr. Postea intrabis in speluneam ibi pausant SS. martyres Petrus presbyter et Marcellinus martyr. Postea in interiore antro Gorgonius martyr, et multi alii, et in uno loco in interiore spelunca XL martyres, et in altero XXX martyres, et in tertio IIII coronatos et S. Helena in sua rotunda. » — De locis SS. martyrum ; « Juxta viam vero Lavicanam ecclesia est S. Helenae ubi ipsacorpore jacet. Ibi sancti isti dormiunt, Petrus, Marcellinus, Tiburtius, SS. XXX milites, Gorgonius, Genuinus, Maximus, IV Coronati, id est Claudius, Nicostratus, Simpronianus, Castorius, Simplicius : ibi et in cryptis sub terra innumera martyrum multitudo sepulta jacent. (D’une autre main : Juxta viam vero Praenestinam juxta aquaeductum ecclesia est S. Stratonici episcopi et martyris, et S. Castoli, quorum corpora longe sub terra sunt sepulta. ) )» — Itinéraire de Guillaume de Malmesbury ; « Septima porta modo major dicitur, olim sirucrana (lire : sessoriana) dicebatur et via Lavicana dicitur, quae ad beatam Helenam tendit. Ibi sunt prope Petrus, Marcellinus, Tiburtius, Geminus, Gorgonius, et quadraginta milites et alii innumerabiles, et non longe sancti quatuor coronati. » — Itinéraire d' Einsiedeln : « In via Praenestina foris murum in dextera forma claudiana, in sinistra S. Helena S. Marcellinus et Petrus. » — Vita Hadriani I : «Coemeterium beatorum Pétri et Marcellini via Lavicana juxta basilicam beatae Helenae renovavit et tectum ejus, id est S. Tiburtii et eorundem Sanctorum Pétri et Marcellini noviter fecit, et gradus ejus, qui descendunt ad eorum sacratissima corpora, noviter fecit, quoniam nullus erat jam descensus ad ipsa sancta corpora. » — Index coemeteriorum e libro mirabilium : « Coemeterium inter duas lauros ad S. Helenam. »

2. Cette porte était l’aqueduc même transformé à cet endroit par Aurélien pour livrer passage aux deux voies.

2o6 éléments d’archéologie chrétienne.

ctum », c’est-à-dire près des conduits de l’eau claudienne, celui de St-Castule.

§ I. Cimetière de St-Castule.

Les Actes de S. Castule, martyr sous Dioclétien, sont mêlés à ceux de S. Sébastien. Ils nous apprennent qu’il était « zetarius cubiculi Diocletiani Augusti», camérier de l’empereur, qu’il avait pour épouse la célèbre Irène dont parlent les Actes de S. Sébastien, qu’ils habitaient sur le Palatin et avaient un oratoire dans leur maison, « in ipso imperatoris palatio in loco superiori aedium. » Leur habitation devait être près du stade, transformé plus tard en hippodrome, où fut martyrisé S. Sébastien ; le corps du soldat martyr fut transporté chez eux par Irène. Castule, accusé de christianisme, fut condamné à être enterré vivant dans une carrière de la voie Labicane, non loin de la ville : « Missus est in foveam via Labicana et in eodem loco non longe ab urbe romana... humatum. »

Bosio n’a pas soupçonné l’existence de ce cimetière. Fabretti le retrouva encore assez bien conservé (1672), et reconnut que la catacombe avait été creusée près d’une grande carrière. Il vit une inscription grossière, près d’un tombeau qu’il crut être celui de Castule, qui devait être plutôt celui de deux personnages du nom de Maxime :

QVOR S V N NO MI N A E M A S I M I CATIBATICV I S EC V N D V MARTYRE D O M I N V

CASTVLV ISCALA

Les deux corps avaient été déposés au second étage (« catabatico secundo»), non loin du tombeau de S. Castule

et dans un escalier (« ad martyrem domnum (x) Castulum in scala »).

Ossements et inscription furent transportés à Ste-Praxède, puis, en 1814, donnés par le Cardinal- Vicaire à l’évêque de Macerata ; ils sont encore dans cette ville. L’entrée du cimetière, fermée après Fabretti, a été remise au jour en 1864, lors des travaux du chemin de fer de Civita-Vecchia ; mais on l’a murée, parce qu’elle était en très mauvais état. Le musée du Capitole conserve une curieuse inscription qui y avait été trouvée :

DMA SACRVM LEOPARDVM IN PACEM CVM SPIRITA SANCTA ACCEP TVM EVMTE ABEATIS INNOCENTEM POSVER • PAR • Q • AN • N * VII • MENS • VII

L’inscription est certainement chrétienne. En y mettant le titre DMA SACRVM, bien autrement significatif que le simpleDM qui avait fini par n’avoir plus aucun sens religieux, on a fait preuve d’une grande ignorance ou d’une grande négligence.

La catacombe était très profonde et justifiait bien le nom de « fovea » que lui donnent les Actes du martyr. Il y eut au-dessus une église, dédiée à S. Castule et à un évêque, S. Stratonice, dont le corps fut aussi transféré à Ste-Praxède par Pascal Ier. Une inscription de cette église cimitériale porte la date consulaire de l’an 527 (1 2) :

+ HIC REQVIESCIT IN PACE IOHANIS QVI VIXIT ANNVS PLM VIGINTI DEPOSITVS IN PACE IIII NONAS MAIA CONS MAMBURTII V • C • CONS M • P

1. On sait que ce titre était communément donné aux martyrs. Il n’y a donc aucune raison de lire ici : « Martyris Domini et Castuli », comme l'a fait l’auteur de la petite brochure Acta martyrii sancti Castuli, etc,, p. 12.

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