‹ Guide des catacombes romainesChapitre 212 sur 283 · Celui que je donne ici est seulement approximatif · texte numérisé non relu

Celui que je donne ici est seulement approximatif

C’estj; dans cet arénaire vénérable que furent ensevelis vivants,pendant la persécution de Valérien (257),S.Chrysanthe et sajemme Ste Darie, une Vestale convertie que les païens

voulurent punir d’avoir violé son vœu (T). L’année suivante, des chrétiens réunis pour l’anniversaire des deux martyrs

i. Cf, Martyr. Rom. cuin notis C. Baronii sub die 25 oct.

subirent le même supplice : « Via Salaria in arenario illic viventes terra et lapidibus obrui », disent les Actes (25 octobre). Les lieux sanctifiés par ces scènes tragiques furent en grande vénération ; la « fenestella » du sanctuaire laissait voir les ossements répandus sur le sol et l’autel sur lequel avaient célébré les derniers martyrs. S. Grégoire de Tours (I/) parle de ce sanctuaire et des travaux qu’y fit exécuter S. Damase. L’inscription damasienne, aujourd’hui perdue, est probablement celle que renferme le manuscrit de Verdun et qu’il rapproche de l’église des Sts-Chrysanthe et Darie. Il est vrai que d’autres documents mentionnent cette inscription sur la voie Appienne ; mais comme il s’agit d’un éloge général, rien n’empêche qu’il ait été reproduit en plusieurs endroits. En voici le texte :

SANCTORVM QVICVMQVE LEGIS VENERARE SEPVLCRVM NOMINA NEC NVMERVM POTVIT RETINERE VETVSTAS (2) ORNAVIT DAMASVS TVMVLVM COGNOSCITE RECTOR PRO RÉDITV CLERI CHRISTO PRAESTANTE TRIVMPHANS MARTYRIBVS SANCTIS REDDIT SVA VOTA SACERDOS.

Les reliques des SS. Chrysanthe et Darie ont été transportées à la basilique des Sts-Apôtres. On en vénère aussi un peu partout. Il est possible qu’on ait mis sous leurs noms les ossements des autres chrétiens martyrisés devant leur tombeau. La partie du cimetière où ils se trouvaient fut fouillée en 1872 ; on espérait découvrir la crypte historique, mais le mauvais état de la carrière rendait les travaux si difficiles qu’on fut obligé de les suspendre au bout de quelques mois. Peu de temps auparavant, des ouvriers de la maison royale avaient pu pénétrer dans la catacombe, et, espérant y trouver des trésors, avaient brisé des « loculi » encore intacts.

Dans cette même carrière, les Itinéraires et les martyro-

1. De gloria martyrum, c. 38, 83 (P. L.} t. LXXI, col. 739-740, 7 80).

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