‹ Guide des catacombes romainesChapitre 211 sur 283 · De Rossi, Inscript, christ. , t. II, p · texte numérisé non relu

De Rossi, Inscript, christ. , t. II, p

Tout près de la porte [A], on remarque quelques fragments d’inscriptions ;

/renti martyrio\

(IT MENSIS OCToj

(CERV)

->ll rv L I V S N

La galerie sur laquelle ouvre cette porte tombe, à droite, dans une autre galerie très large, terminée par une chapelle à

arcosoles [B]. On peut y noter le fragment Ale

XANDER VLCISSI *

Cette chapelle communique avec une autre [C] qui est importante et qui devait être dans le voisinage d’un lieu historique, si elle ne l’était pas elle-même. On y voit, à droite en entrant, une grande niche et quelques traces de peintures représentant une femme étendue ; à gauche, des fragments de « transennae » en marbre ; presque en face de l’entrée, un arcosole en maçonnerie. Plusieurs grandes galeries soutenues par des murs venaient aboutir à cet endroit. Il est supposable que des fouilles permettraient d’y retrouver le souvenir de quelque martyr du cimetière de Thrason.

Du côté opposé, à gauche de l’entrée, la galerie [D] traverse un arcosole brisé que décorent de belles peintures du IIIe ou du IVe siècle encore bien conservées : au fond de la niche, l’artiste a représenté une femme et un enfant dans l’attitude de la prière, au-dessous desquels est ouvert un « loculus » ; à côté, le seau de lait, symbole de l’Eucharistie; dans l’arc du tombeau, en haut le bon Pasteur, à droite la résurrection de Lazare, à gauche le sacrifice d’Abraham et Tobie avec le poisson. Dans le prolongement de la galerie on aperçoit, tracées sur la chaux d’un tombeau, les lettres finales du mot « mERENTl », et un fragment de marbre avec le nom d’une défunte |grata|.

Un autre hypogée existe à peu près au même point de la via Salaria. Bien qu’il soit généralement connu aussi sous le nom de cimetière de Thrason, il mérite plutôt celui de «Coemeterium Jordanorum », et du reste a pu, à une époque, lui être réuni. Il a son entrée spéciale dans la villa Massimo, à droite de la voie, et s’étend jusque sous la villa Ada qui appartint jadis à la famille Potenziani et à la maison royale.

Quand on a descendu l’escalier moderne, on se trouve dans une chambre dont les peintures sont de caractère païen ; puis on pénètre dans la grande région catacombale. C’est peut-être le cimetière le plus profond, on y compte jusqu’à quatre étages; et il présente cette particularité, que les groupes de galeries sont séparés par plusieurs arénaires, ce qui rend le plan très difficile à lever (I).

Page 1