RVFINA QVAE VIX A • XXVIII ET MES III
La première galerie qui s’en détache à droite est traversée par un puits ; elle conduit, après plusieurs détours, à un groupe de peintures intéressantes qui peuvent être du IIIe siècle : il y a au milieu celle de l’adoration des Mages, aujourd’hui très effacée ; à droite, Noé dans l’arche, la résurrection de Lazare ; à gauche, Moïse frappant le rocher, la multiplication des pains, Daniel dans la fosse aux lions, Tobie avec l’ange, le paralytique, Job sur son fumier. Dans
i. L’arénaire B et l’escalier C communiquent entre eux ; il faut passer à travers les décombres accumulées au point B. Suivre sur le plan toute la description.
cette région aussi se trouve le « graffito » sépulcral : MACEDONIVS EXORCISTA DE CATHOLICA.
Suit une région très régulière dont les tombeaux sont magnifiquement conservés. On y voit, sur la tuile fermant un « loculus », l’inscription peinte ...LE... TE IN PACE ; et dans la même galerie, à droite, la résurrection de Lazare, les trois enfants, Daniel dans la fosse aux lions, et une orante avec le nom GRATA///// BENEMERENTI. Il n’est guère possible d’avancer plus loin.
En revenant à la galerie de RVFINA, on peut pénétrer dans une autre partie du cimetière [D, E]. Après avoir monté un escalier [F], on se trouve dans l’arénaire, et on a, à droite, l’inscription :
THEODA CONIVGI KA CVM PACE
A l’angle de la galerie, inscription très ancienne, en beaux caractères et avec symbole de l’ancre :
AVRELI
Par un nouvel escalier, on revient au troisième étage ; en traversant une autre partie de l’arénaire, on peut remarquer que les chrétiens essayèrent de le transformer en cimetière, mais ne tardèrent pas à y renoncer. Un autre escalier, que l’on trouve à gauche, permet d’arriver, au deuxième étage, jusqu’à une petite chapelle [8] où l’on voit une image du bon Pasteur près duquel est debout un personnage tenant en main un livre avec l’inscription peinte DORMITIO SILVESTRI.
Au-dessous de cette peinture il y a une inscription gravée sur marbre :
Tout près de là, trois chapelles sont réunies de manière à former un groupe ; la « mensa luminum » élevée dans la dernière permet de penser qu’il y eut là le tombeau d’un martyr.
Par le même escalier on redescend au troisième étage, et on passe encore une fois dans l’arénaire ; bientôt on rencontre, dans une partie plus large de la galerie, une belle peinture du IIIe siècle : elle représente deux grandes orantes féminines, richement vêtues, Moïse frappant le rocher et deux scènes de l’histoire de Jonas. A cette même région appartiennent plusieurs inscriptions et fragments, par exemple les suivants :
« Athénodore, mon fils, que ton esprit soit dans le repos ! »
PAVLINA • PAX TECV
A0HNOALUPC TGKNON
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TITVLVM SCRIPSI