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Notions générales, p

Élém. d’archéol. chrét. — II.

qui portent les caractères du IIe, peut-être même de la fin du Ier siècle.

Ce cimetière se développa au IIe et au IIIe siècle. Au commencement du IVe, il remplaça pour quelque temps celui de St-Calixte comme cimetière pontifical. A la mort de S. Marcellin (304), le cimetière de Calixte devait être confisqué ; c’était le moment de la persécution de Dioclétien. On enterra donc le pape dans un cimetière particulier protégé par le droit privé. On rapporta ensuite dans celui de Priscille le corps de S. Marcel, mort en exil, qui avait été le diacre de S. Marcellin. S. Sylvestre (►P 335) y fut aussi déposé, sans doute à cause des relations qu’il avait dû avoir avec l’un ou l’autre ; la basilique bâtie sur son tombeau devint si célèbre, qu’elle donna son nom à tout le cimetière qui fut longtemps appelé « ad S. Sylvestrum ». Les papes Libère, Sirice, Célestin Ier et Vigile eurent également là leur sépulture.

La catacombe fut fréquentée et vénérée à peu près jusqu’au IXe siècle. Après la translation des reliques faite par S. Léon IV, on en perdit peu à peu la mémoire ; Bosio la visita et la connut sous son vrai nom (T) ; de nos jours elle a été de nouveau explorée et décrite par M. de Rossi. Les découvertes qu’y a faites l’illustre archéologue dans les dernières années de sa vie ont été comme le couronnement de ses travaux.

L’entrée actuelle du cimetière et la première galerie ont été construites par la Commission d’archéologie sacrée. Parmi les fragments réunis dans cette galerie, il y a une inscription dont l’ancienneté est attestée par l’emploi des trois noms (Caius Aelius Victor) :

C • AE • VICTORI • FLAVIANO

Auparavant l’entrée était de l’autre côté de la voie, à l’endroit où est encore l’inscription apposée jadis par le Vicariat.

. Rom. soit 1. III, c. 52, 61.

On arrive immédiatement dans une sorte de vestibule, où l’on remarque sur le sol une belle inscription :

SENTIVS MERCVRIVS • SIBI ET COIVGI SVAE a CESORINE AMANTIAE ^ BENEMERENTI PACE

Et tout près, à gauche, un fragment de sarcophage orné d’une inscription métrique qui peut être ainsi restituée :

Quo mihi sepulcru

M FVIT ATQVE NEPOTIBVS VNA

Val ERIANA TEGOR TEMPORE FVNCTA MEO

Quelques pas plus loin, on voit dans une chapelle latérale deux inscriptions, dont l’une est réduite à quelques lettres

PAVLI

nus

et l’autre semble présenter le premier exemple de l’abréviation du nom de Jésus (IH20Y2) :

f Ë L 1 Cl I A T 1 y V Ü

VIXIT ANN v LXXX BENEMERENTI SVI POSVERVNT

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