Cf. de Rossi, Inscript, christ . , t. II, p
ad pedem pontis, près du pont Palatin, et au XVIe à celle de St-Jean des Florentins, où on les vénérait. Or le vendredisaint de l’année 1845, le P. Marchi (*) découvrit la crypte sépulcrale primitive, jadis bien décorée, et dans un angle, un « loculus » fermé, avec l’inscription :
DP III IDVS SEPTEBR gf YAC1NTHVS MARTYR
Les formalités de rigueur accomplies, il le fit ouvrir, et fut très surpris de voir, au lieu d’un « loculus » ordinaire, une petite niche, dans laquelle reposaient des ossements carbonisés, enveloppés d’une toile qui exhalait encore un parfum. Ou bien le martyr avait subi le supplice du feu, ou bien les païens brûlèrent son corps pour le soustraire à la vénération des chrétiens. Les reliques sont maintenant dans la chapelle de la Propagande. Le corps de S. Prote avait été déposé dans un autre « loculus » de la même chapelle ; on lit encore sur un débris d’architrave recueilli en cet endroit les mots SEPVLCRVM PROTI M(artyris). Des «graffiti» furent tracés sur les parois par les pèlerins ; le P. Marchi y a lu le suivant, qui n’est plus visible : AGATIO SVBD PECCATORI MISERERE DS (Deus). Le pape Léon IV, au IXe siècle, avait donc dû enlever seulement le corps de S. Prote, et laisser celui de S. Hyacinthe, dont le tombeau était sans doute caché par les décombres.
Après la découverte du P. Marchi, on suspendit les fouilles que la nature friable du tuf rendait dangereuses. Elles ont été reprises en 1894. On retrouva alors les escaliers construits par S. Damase ou après lui afin de mettre le tombeau des martyrs en communication avec l’extérieur ; dans l’un de ces escaliers, celui qui part de l’entrée dégagée en 1894, on déblaya un arcosole orné d’une précieuse mosaïque repré-
:. Op. cii.
37$ ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
sentant Daniel dans la fosse aux lions et la résurrection de Lazare ; dans l’autre, il y a une peinture du Sauveur entre deux saints dont l’un est appelé, comme dans la mosaïque de Ravenne, IAQVINTVS.
Ce dernier escalier avait été fait par le prêtre Théodore à l’époque de S. Damase ; son inscription était de forme damasienne ; on peut en voir une partie au fond de la petite galerie vis-à-vis du grand escalier :
Aspice descensum cerjNES miracle FACTum Sanctorum monumenta vijDES patEFACta sepuLCHRis Martyris hic Prothi tumul(vs iacet adqve yachinti Quae cum jamdudum teglERET mons terra caligo
Hoc Tbeodorus opus const Ut Domini plebem opéra
RVCXIT PRESBYTER INSTANS MAIORA TENERENT t-p
[Y SV MYYE HVM/O NJii
jâSsi V 'Mi'MMNE Mi
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IjPAMP’fSCM ; F F; ; F P M W
C’est la première inscription connue de caractère damasien qui présente la croix monogrammatique.
On remarque aussi au même endroit une stèle avec la figure du bon Pasteur, monument assez rare.
L’église des IV Saints Couronnés possède un fragment important d’une autre inscription vraiment damasienne qui était également dans, ce cimetière :
fÉsSil
l EXT RJiM OT YM V 1YS l.K ■ H YNCOâMA SV SMON 5 1T PR OTV MRÎ TI N F TM SA N G Ml N Ë P V R PVR E OS1 OERAf NIFRÀTRESA" ~
Elle rappelle que le tombeau des deux martyrs, caché pendant longtemps, fut remis en vénération par S. Damase (*).
i. Cf. Bonavenia, /oc. c/t.
Enfin une autre inscription conservée dans la chapelle vis-à-vis de la crypte de S. Hyacinthe complète l’histoire de ces travaux :
FELIX DIGNA IVLIT PARVM MVNERA ET SVO CONTVS II ABVIT PER SAECVLA LAETIFICVM RENOVANS PRIGINE INFANDA QVGIENS ISTIVS 1VRCI CERTVM EST IN REGNIERQVEAMOE1S ISTVM CVM ELECTIS ERIT HABIT SEMPER ET ADSIDVAE BENEDICI QVI VIXIT A\^N LXIIII • M • VIII . D . XXIIII EL • STILICONE CONS^~
(An. 400, « Flavio Stilicone consule ». )
L’orthographe est très défectueuse, il faut lire :
Félix digna tulit parum (senex) munera Christi Et suo contentus habuit per saecula nomen Laetificum renovans prima ab origine templum Infandaque fugiens istius jurgia vitae Certum est in regno coelesti perque amoena vireta Istum cum electis erit habitaturus in aevum Semper et assidue benedicet munera Christi, etc.
Ce personnage, qui vécut à l’époque de Damase, avait pu l’aider dans ses travaux. Les mots « laetificum templum » rappellent sans doute une basilique construite par lui; on retrouve une expression analogue sur le tombeau de S. Agapit, à Palestrina (x).
Un certain nombre d’inscriptions recueillies dans ces fouilles ont été déposées au musée Kircher ; plusieurs sont dogmatiques. En voici quelques-unes qui parlent du « saint
i. Cf. infr.y 1. ni, c. i ; — de Rossi, Bullett 1894, p. 24.
esprit de Dieu », du rafraîchissement de lame, de la prière pour les défunts :
nPUTUC
GN An LJ
IJNGYMA