‹ Guide des catacombes romainesChapitre 246 sur 283 · REL · texte numérisé non relu

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La fin de la seconde inscription doit, semble-t-il, se lire ainsi : « (Cui omne bonum c)upit, si quo caret, et me Deo commenda. » Dans la troisième, la formule « in se gratiam Dei percipientes » signifie que la défunte et ses sœurs avaient reçu le baptême (x).

Un peu plus loin, on arrive à une chapelle, récemment déblayée, et décrite par le P. Bonavenia, dans laquelle sont peints le Sauveur entre deux brebis, des paons, des colombes, etc. Enfin dans une région éloignée se trouve un autre « cubicuium » plus important. Au fond, dans un arcosole, la scène de la multiplication des pains, et, à côté, une colombe sur un fût de colonne, symbole de l’âme à qui la nourriture eucharistique a procuré le bonheur du ciel. A la voûte, Abraham, les jeunes Hébreux dans la fournaise, Daniel parmi les lions. Sur la porte d’entrée, une orante voilée. Dans un angle, un groupe de poissons, qui, par leur curieuse disposition, forment le monogramme du Christ. Cette union du poisson avec le nom de l’IXBYS mystique est intéressante ; il est difficile cependant d’affirmer qu’elle soit ici autre chose qu’un caprice de l’artiste.

Plus à l’intérieur du cimetière et formant un autre centre,

d’époque postérieure, étaient les corps de Ste Basille, des SS. Prote et Hyacinthe, martyrs sous Valérien (257-258). Leurs fêtes sont inscrites dans le calendrier libérien. La date qui y est marquée pour Ste Basille, « Diocletiano VI 1 1 1 et Maximiano VIII consulibus » (304), est certainement celle d’une translation. Les Actes légendaires des SS. Prote et Hyacinthe sont réunis à ceux de Ste Eugénie. Serviteurs d’Eugénie, donnés par elle à Basille, ils auraient converti l’une et l’autre au christianisme ; le manuscrit de Berne du Martyrologe hiéronymien les qualifie de « doctores christianae legis sanctae Eugeniae et Basillae ». Ils furent condamnés à mort tous ensemble et eurent la tête tranchée « ad Jovis simulacrum ». Ste Basille fut enterrée sur la Via Salaria vêtus ; son tombeau dut être en grande vénération, puisqu’elle donna son nom à tout le cimetière. Il n’a pas été retrouvé. Celui des SS. Prote et Hyacinthe, caché par des chrétiens pendant la persécution de Dioclétien, fut cherché et retrouvé par S. Damase, qui y plaça une belle inscription (*).

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