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LES CIMETIÈRES DE LA VOIE DE PORTO

de la porte, on rencontrait d’abord les « prata Quinctia »,qui avaient appartenu à Q. Cincinnatus (*) : un peu plus loin, les « Horti Caesaris », dont parle Horace (1 2):

Trans Tiberim longe cubât is prope Caesaris hortos,

et que César donna au peuple romain, ainsi que le rapportent Suétone (3), Tacite (4), Dion. Des fouilles pratiquées vers 1860 et vers 1885 ont permis de reconnaître l’emplacement de ces jardins. A côté était un temple de la Fortune forte « Aedes fortis Fortunae », mentionné dans les anciens calendriers et par Tacite (5), Varron (6 7), Ovide (7). Un peu en avant existait un cimetière juif très important, que Bosio découvrit et dont il a indiqué la situation exacte sur le Monte Verde (8) ; les recherches du P. Marchi pour en retrouver l’entrée sont demeurées sans résultat.

La ligne que suivait la voie est indiquée par des ruines de tombeaux païens. Au VIe mille se trouvaient le bois sacré où se réunissait l’important collège des Frères Arvales, et le temple de Dia, « Aedes deae Diae ». Les fastes de ce collège ont été publiés par Marini (9) et Henzen (I0) ; on en peut voir une grande partie au musée national des Thermes de Dioclétien, et un très beau fragment au musée du Vatican. Il n’y a ensuite aucun monument remarquable jusqu’à Porto. Les ruines de Porto existent tout près de Fiumicino ; on reconnaît l’enceinte de la ville, le bassin intérieur creusé par Trajan (Lago Trajanello) et le port de Claude, réunis par la i fossa Trajani », le canal de Fiumicino. A côté des ruines de l’ancien port romain s’élèvent la cathédrale et l’évêché, qui possède une belle collection d’antiquités ; en face, l’île sacrée et le clocher de l’ancienne église de St-Hippolyte. La

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