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Dans la galerie à droite est fixée une belle inscription, en partie latine, en partie grecque, avec une formule de prière adressée à Notre-Seigneur : « O Jésus, souvenez-vous de notre fille ! »
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On arrive ensuite, à gauche, à la chapelle creusée par un chrétien, nommé M. Antonius Restutus, pour lui-même et pour sa famille. L’inscription est un beau témoignage de leur confiance en Dieu :
M • ANTONI VS • R EST VT V S • FECIT • YPO GEV • SIBI • ET SVIS • FIDENTI BVS • IN • DOMINO
Enfin en revenant vers l’escalier il faut remarquer la figure du bon Pasteur assis et une acclamation adressée à un défunt :
Les formules de ces inscriptions, la forme des caractères, montrent que cette région est très ancienne, qu’elle doit être une région primitive du cimetière.
Vers le milieu du grand escalier on rencontre le premier étage. A droite en descendant, on voit [29] une chapelle avec abside qui a certainement servi de lieu de réunion pour les chrétiens. A gauche s’ouvre une longue galerie. Elle est bordée de chapelles qui ont été creusées postérieurement. L’une d’elles, à droite, garde le souvenir de la société des « mattei », qui y tenaient leurs réunions au siècle dernier et qui furent les prédécesseurs des « cultores martyrum ». Une autre, à gauche, fut probablement une crypte de martyrs ; on y lit ce « graffito » : SPIRITA SANCTA IN MENTE HABETE BASSVM PECCATOREM. Mais il y a au fond une grande crypte très ancienne [33], à laquelle on accédait par un escalier spécial. On y remarque un arcosole au-dessus duquel est encore à sa place l’inscription sur marbre : ampliati. Les lettres de cette courte épitaphe sont très soignées et d’une forme paléographique certainement antérieure à la seconde moitié du IIe siècle ; on peut la juger sans témérité de la fin du Ier. Les décorations de la chambre répondent aussi à cette époque, car sur les parois il y a des peintures décoratives du style appelé pompéien, que l’on voit dans les parties les plus anciennes des
RÉGION PRIMITIVE. I 2 3
catacombes romaines. Enfin si l’on compare cette chambre avec les galeries et les autres chambres voisines, qui sont du IIIe siècle, puisqu’on y a trouvé une inscription consulaire avec la date de l’an 289 (BAS • ET • QVINTI • COS • ), on doit conclure que le monument en question est beaucoup plus ancien, et que cette chambre a été un des noyaux primitifs du cimetière de Domitille, c’est-à-dire un tombeau de l’époque des Flaviens, quand florissait encore la génération qui avait conversé avec les Apôtres. Il faut remarquer qu’Ampliatus est un nom d’esclave, qui devint plus tard le « cognomen »
des membres de la même famille affranchis et de leurs descendants (*). Or si un esclave a pu avoir pour lui-même et pour sa famille un tombeau si considérable dans le plus noble des cimetières chrétiens de Rome, il faut admettre qu’il a été un personnage de grande importance dans l’Église primitive. C’est pour toutes ces raisons que M. de Rossi, en rendant compte de cette belle découverte dans son Bullettino (1 2), dit qu’on peut soutenir avec vraisemblance que