Joan., XV
RÉGION PRIMITIVE
comme la maison de Livie au Palatin, et de sujets chrétiens. Sur la paroi gauche, on distingue l’image de Daniel dans la fosse aux lions [16]; dans la chambre voisine, une figure que M. de Rossi croit être celle du pêcheur. Au fond de la galerie, vis-à-vis de l’entrée, une peinture, aujourd’hui en très mauvais état, représente le banquet symbole du Paradis [14] : deux personnes sont assises devant une table à trois pieds sur laquelle sont posés un pain et un poisson ; un ministre les sert (I).
Une autre particularité que présente ce vestibule consiste dans un «loculus» de forme spéciale. C’est un sarcophage en stuc masquant la place où était déposé le corps. Une petite chapelle voisine [15] n’a d’autre ouverture qu’un trou qui devait être fermé par une pierre ; on n’y voit pas de « loculus », mais un arcosole à droite et un banc pour le cadavre : on a voulu imiter un tombeau oriental, sans doute en souvenir de celui de Notre-Seigneur. Ces monuments permettent de suivre les transformations qu’ont subies les sépultures chrétiennes primitives.
L’hypogée avait son entrée sur la voie publique. Il a dû être creusé à une époque de paix, probablement pendant la période qui suivit la persécution de Néron jusqu’à celle de Domitien.
III. Grand escalier. Chapelle d’Ampliatus. — Ce troisième centre historique est plus éloigné. On peut y arriver en prenant à gauche de la basilique de Ste-Pétronille et, après avoir dépassé l’inscription de Fl. Sabinus, en continuant toujours à gauche ; ou, de l’extérieur, en descendant le grand escalier situé près de la maison de Tor Marancia. Cet escalier monumental [A], découvert en 1852, met en communication plusieurs étages du cimetière. Au bas de l’escalier, au second étage, on voit une chapelle qui offre des peintures décoratives très anciennes (génies, fleurs, lignes architecturales), à gauche et à la voûte deux figures du bon Pasteur, au fond un arcosole ; des « loculi » ont détruit des
:. Cf. Notions générales, p. 291-292.
peintures antérieures. Deux inscriptions surtout sont à noter à cause de leur importance dogmatique, elles expriment la
prière pour le rafraîchissement de l’âme et la foi en l’intercession des défunts pour les vivants :
VICTORIA R EF R IGE R et
I S S P I R I T V S T V S IN BONo