De cette salle, qui navoit autre fois qu'une
verCelliivt. 167 Issue, on sort à présent par trois portes. Par une porte qu'on a ouverte tout récemment à droite , on entre dans une salle , qui était anciennement un oratoire situé près de l'église du S. Sépulcre , où Ton a placé plusieurs ouvrages imprimés , et au dessus encore des portraits d'hommes illustres et de quelques cardinaux de la famille Borromeo. Par une autre porte ouverte au fond de la salle dans le coin à droite, on passe dans l'oratoire, dont on a parlé à l'article précèdent n.° 5, qui n'a été que dernièrement annexé à la Bibliothèque. On songea à la réparation , et par là à la conser atîon de la peinture de Luin'r , que nous avons décrite ; et on disposa dans cette salle tous les objets d histoire naturelle , d'antiquités , et d'arts mécaniques , qui provenaient pour la plus grande partie de l'ancien musée de Manfredo Settala , dont le catalogue est imprime. En sortant de la grande salle par la porte qu'on trouve au milieu, on passe dans une petite cour , dont l'architecture est très belle , ornée de trois côtés de portiques et de quelques statues en plâlre , modelées par Bussola , qui n'égalent pas là beauté et l'élégance de cette pièce ; et de là dans une petite salle où l'on trouve d'autres ouvrages imprimés et des manuscrits, dont on conserve un dépôt
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très précieux dans une chambre attenante à cette salle. Dans l une et dans l'autre de ces deux pièces on voit d'autres portraits de savans. On garde d'autres livres imprimés, aussi bien qu'en ms , (dans quelques petites chambres situées au dessus des portiques , qui entourent la petite cour , qu'on vient de décrire.
5 Entre les manuscrits les plus précieux on remarque les antiquités judaiques de Joseph , traduites en latin dans le siècle VI , et écrites sur papyrus : le Virgile , qui servit quelque tems à l'usage de Pétrarque , qu'on a des motifs suffi sans pour croire écrit entièrement de sa main , outre les notes marginales, et un mémoire tou* chant la fameuse Laure, qui sont sans contredit écrits par lui même ; ce précieux volume est aussi orné d une miniature de Simon Memmi, que le savant bibliothécaire Jfazafait graver à la tête de quelques interprètes de Virgile , qu'il a publié pour la première fois. Ce n'est que Bianconi , qui attribue cette miniature à un Simon de Sienne , que Vasari , suivant son avis, aurait confondu avec Simon Memmi; mais ce serait toujours un artiste contemporain de Pétrarque, et très estimable parle mérite de ses ouvrages Un objet 1res digne d'admiration est aussi le fameux ms. de Léonardo da Vinci , qui
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porte le nom de Codice Atlantico , à cause de son format, et qui est composé de plusieurs feuilles des desseins avec des notes , écrites à rébours suivant sa coutume , c'est-à dire de droite à gauche , recueillies dans ce volume par Pompée Leoniy qui les avait obtenues des héritiers de François Mtlzi , l'ami , le confident de Léonard. Gerli et Mantelli ont publié plusieurs desseins tirés de ce manuscrit ; le savant bibliothécaire Oltrocchi en avait aussi extrait des notices très précieuses, dont le chev. Amoretti a profité dans la publication de ses Mémoires touchant la vie et les ouvrages de Léonard j le chev* Jean Baptiste Venturi en a aussi fait quelqu'exlrait , qu'il a publié , pendant que ce volume se trouvait à Paris.
6. Le nombre des manuscrits en général est 1res considérable ; dans ce nombre on trouve une quantité d'ouvrages des anciens auteurs classiques grecs et latins , dont on a fait usage dans les meilleures éditions qu'on a donné de ces auteurs en Hollande , en Angleterre , en Allemagne et dans tous le pays où l'on fait beaucoup de cas de l'érudition et de la philologie. On a souhaité bien de fois de voir un catalogue de ces sources précieuses de l'érudition et de la critique. Le savant abbé Mai , un des bibliothécaires actuels , a déjà enrichi l'Europe savante de plusieurs anciens
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ouvrages inconnus jusqu'à présent , tirés de ces manuscrits ; il s'est occupé sur tout avec beaucoup d'avantage de déchiffrer les palimpsestes ; ce sont de ces anciens ms. sur parchemin, sur lesquels on a écrit deux fois , c'est-à-dire qu'on a surimposé une écriture nouvelle , concernant une matière toute différente à l'ancienne qui était presqu*effacée , et qu'on fait revivre à présent à l'aide de quelques réagens chimiques.
7. A côté d'un petit jardin , où Ton voit un palmier en cuivre , qui servait autrefois d'ornement à une fontaine , et qui a été placé très à propos au commencement du siècle passé dans cet endroit , où il sert à corriger l'effet d'un alignement manqué , #n trouve une salle assez petite , qui servait autrefois à l'école de peinture: c'est à présent la salle de réunion , ou d assemblée des conservateurs de l'établissement , qui est toujours présidée par un individu de la famille du fondateur.
8. Dans une grande salle , qu'on trouve ensuite, on voit quelques productions estimables du pinceau et du crayon. On y admire le carton orif ginal de la composition , qu'on désigne par le nom de l'école d' Athènes , peinte par Raphaël dans Je Vatican ; quelques tableaux précieux de Luini, rte Michêlange, de Léonard, & Albert Durer f
VKRGBLLINË. l6l $ André del Surto , de Frédéric Barocci , de Bruguet* etc , et quelques dessins de ces maîtres , et d autres fameux peintres du -siècle XVI Près de la salle des peintures on trouve celle des statues en plâtre; ces salles sont toutes éclairées par la lumière , qui vient d'en haut. Dans la dernière , qu on vient d'indiquer, on voit quelques restes du monument sépulchral de Gaston de Foix , qui était autrefois dans l'église de S. Marthe . et dont on a parlé ailleurs ; on y voit aussi une articulation du pouce de la main de la statue colossale de S. Charles, élevée prés d Aroua. Cette statue, dont il sera fait mention ailleurs , est de cuivre battu s mais les mains sont de métal de fonte , et elles ont été modelées par le Cerano. C'est dans une de ces salles , qu'il a été érigé depuis peu un monument à la mémoire de Joseph Bossi., peintre et homme de lettres distingué , par ses admirateurs et ses amis. Le buste de ce peintre enlevé trop tôt à son art et à sa patrie , est un superbe ouvrage de Caiwva ; le monument a été dessiné par le peintre Pelagîo Palagi\ le bas-relief, dont il est orné , a été sculpté par Marches z
g. Les bibliothécaires sont le plus souvent au nombre de quatre. Il sont décores du titre de docteur^ et de celui de chanoines honoraires de
S. Ambroîse. Ils sont aussi décorés d'une médaille en or , qu ils portent sur la poitrine , sur laquelle est gravé le mot singuli singula, qui est la devise du collège académique. Dans ce corps respectable on a toujours compté des hommes distingués par leur savoir. Ils résident dans la Bibliothèque, lorsqu'elle est ouverte au public.
Eglise de Sainte Marie Podone.
1. Un soldat de Charleniagne , nommé Podon% suivant 'avis de quelques uns, et selon d'autres l'archevêque Angilbert fut le fondateur de cette église dans le siècle IX. Elle a été rebâtie en i/f4° d'après le style de l'architecture gothique, et en 1626 elle fut embellie par ordre du cardinal Frédéric Borromée,* son architecture fut renou* vellée d'après le goût de ce tems là , et on y joignit une façade que l'on croit dessinée par Fabius Mangoni , ce qui parait d'autant plus probable , que cet architecte très habile était chargé par le cardinal de plusieurs autres constructions
2. On voit dans cette église un tableau de Sainte Justine par MontaUo ; au fond du chœur
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la Foi a été peinte par Magatti. On voit sur un pilier l'image de la Vierge , qu'on appelle del Parto , peinte par Cristophe Trenclù , qui y apposa son nom et Van i385. Elle a été retouchée par Giussani- le nom de ce Trenchi n'a pas été connu de Lanzu
8. Vis-à-vis de ce rte église on voit la maison Borromeo , dont la partie extérieure , qui subsiste , a été bâtie avant le renouvellement de l'architecture. Cette maison cependant renferme des beaux appartemens et des tableaux précieux , et la famille est renommée à cause des citoyens distingués qu elle a fourni à la patrie et à l'église La statue de S» Charles en cuivre, que l'on voit sur la place, à été modelée par le sculpteur Bussola elle était autrefois dressée au milieu du CordUf* #ioy et ce fut l'emp. Joseph II qui autorisa sa translation à la place où on la voit à présent.
Église de S. Maria Porta,
i. En partant d'une croisée de cinq rues qu'on appelle le Cinque Vie, on peut se diriger vers le Corso di Porta Vercellina , que l'on trouve J>ieat6t. On voit à droite le palais Fagnani , et
un oratoire annexé à ce dernier , sous le titre de S. Matthias à la Bacchetta , ou plutôt Banchetta , où l'on voit un tableau représentant le titulaire invité par J. C. à le suivre, avec les initiales F. V. qui indiquent le nom du peintre Francesco Vicen tint; et on arrive à l'église de S. Maria Porta, que I on croit avoir existé anciennement très proche de la porte de Jupiter , que l'on nomme à présent Vercellina , et avoir tiré de là son nom, qu'elle a toujours conservé. On la rebâtit en i65i , et l'on trouva alors au dessus d'une porte une image de la Vierge , qu'on jugea par la suite miraculeuse , et pour le placement de laquelle on bâtit à côté de l'église une chapelle très ornée.
2. L'église qui était autrefois à trois nefst fut réduite à une seule d'après le plan de R/chini , et cet architecte ayant été surpris par la mort sans pouvoir terminer son ouvrage , il fut remplacé par Charles Castellu La façade comprend deux ordres différens , dont le premier est le ïonique composé , le second est le corinthien avec des colonnes de granit , dont on a relevé l'éclat par le poliment. Charles Simonetta sculpta en marbre le bas-relief représentant le courons nement de la Vierge, qu'on voit au dessus de la grande porte de l'église.
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3. Bans l'église , où Ton souhaiterait un meilleur goût dans les ornemens, le chev. Borroni^ milanais , élève de François Monti de Boulogne , peignit S. Joachim et Sainte Anne; Louis Quaini , beau-frère de Marc Antoine Franceschini de Boulogne , peignit l'image de S. Joseph , dont souvent on a fait honneur à Franceschini lu1 même Le bas-relief en marbre, où l'on voit la Magdelaine recevant l'Eucharistie de la main d'un Ange , est un ouvrage de Simonetta , qu'on •vient de nommer. Dans la chapelle de la Vierge l'Adoration des Rois a été peinte par Camille Procaccini.
Église de S. Maurice, ou du Monastero Maggiore.
là On assigne au siècle IV ou V la fondalion de ce monastère: ce qui est certain, c'est qu'il fut agrandi dans le X par r empereur Othon. L'église, qui é ait auparavant dédiée à la Vierge4 dans le douxième prit le titre de S Maurice. On dit que Bprberousse respecta cette fondation y on donna probablement le nom de Maggiore h cette maison religieuse de lilles, à cause des privilèges immenses, dont elle avait été honorée* £ar Didier et par Othon,
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2. Bramantino , à ce que l'on croit , fut l'aï* chitecle de i eglise et de la façade , qui est toute en marbre. L'intérieur se compose d une seule fief avec quatre arcs de chaque côté, qui ont des portiques au dessus: trois de ces arcs contiennent des chapelles. Le maître autel est adossé au mur de séparation, qui se trouve entre l'église de dehors, et celle de dedans, qui servait à l'usage des religieuses.
3. Cette église est très riche en peintures. Afin de réunir la clarté et la brièveté , nous placerons ici de suite la liste de ces peintures — Pre«* mière chapelle à droite: La prédication de S. Jean Baptiste dans le désert. On croit ce tableau , aussi bien que les peintures latérales , des ouvrages de Lomazzo. Seconde : Déposition de la croix. Beau tableau d'un maître inconnu Les peintures latérales appartiennent à l'école des Luini. Troisième : c'est un trésor ; on j voit plusieurs traits de l'histoire du nouveau Testament, peints par Bernardn Luini-, toute la chapelle est de sa main. Ces belles peintures ont été dessinées et gravées par M Fumagalli dans son ouvrage sur Técole de Léonard.
4- Le maître autel est orné d'un grand tableau, représentant l'Adoration des Rois, qui dans quelques anciennes descriptions de Milans
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été attribué à Luini , mais qui porte le nom d'Antoine Campi et la date de 1679. Les peintures, qui se trouvent immédiatement aux deux côtés du maître autel , sont des ouvrages admirables de Bernardin Luini; celles qui se trouvent de même aux deux cotés , mais au dessous des arcs, par l'un desquels on entre dans la sacristie , par l'autre dans le premier cloître , ou le cloître extérieur , sont des ouvrages des élèves de ce fameux maître. On se plaint justement , que Vasari n'ait pas assez loué les premières , parceque ce sont des chefs d'oeuvre de Luini ; on admire s rtout l'élégance des têtes , la belle disposition des figures , l'exécution parfaite de l'ensemble ; et on remarque une sorte d'éclat dans le coloris, qui pourrait faire douter que ces peintures eussent été travaillées à l'encauste; c'est pourtant un fait connu , que ce sont des peintures à fresque, appliquées sur le stuc suivant la méthode indiquée par Vitruve , et employée ailleurs par le même Luini et par d'autres maîtres de cet âge.
5. Dans l'église intérieure les peintures , que l'on voit sur le mur de séparation des deux églises, sont aussi des ouvrages les plus beaux et les plus estimables de Bernardin Luini On voit des beaux fresques tout à l enlour, et sur-
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fout sôus les arcs, qui présentent la forme dêâ chapelles de l'église extérieure. Ce sont des ouvrages des élèves de Bernardin , et quelques unes sont particulièrement attribuées à Pierre Gnocchi. Cependant dans quelques lunettes , et sous un grand arc , qui est adossé au mur qui divise les deux églises , les peintures à fresque sont d une main plus ancienne que l'époque de Luini et dë son école.
6. Nous revenons à présent dans l'église extérieure. Première chapelle à gauche : Le îableau de 'a Résurrection est un ouvrage de Pierre Gnocchi; on lui attribue aussi les peintures des deux côtes. Seconde: Le martyre de S. Etienne dans le dessus de l'autel, aussi bien que les peintures latérales, sont des ouvrages à\4urèle Luini. Troisième : le Baptême de J. C. peint par le môme. On voit des peintures anciennes sur la muraille de la porte , ou de la façade en dedans, d< nt l'auteur n'est pas bien connu. • — On voit dans l'église quelques inscriptions , qui prouvent qu'on y a enterré quelqu'un de la famille Bentivoglio , et e:.trautres Jtan , seigneur de Boulogne , qui trouva lasyle et le tombeau à Milan, lorsqu'il fut chassé de Boulogne par Jules II — . Le cloître sert à présent de retraite à plusieurs religieuses, dont les couveo's ont été supprimés.
Valais Litta, et Cast/glioni Caserne de S. François.
1. Presque vis-à-vis de l'église et du couvent, que nous venons de décrire , on voit le palais Litta , un des plus remarquables de cette ville par sa grandeur et sa magnificence. Il fut commencé par le comte Barthelemi Arese d après le dessin de Richini , et achevé par la famille Litta d'après un plan plus vaste. On y ajouta aussi un superbe escalier en marbre , dont le plan fut fourni par Me rit.
2. Dans ce palais on voit deux galeries de tableaux, dans l'une desquelles on admire un tableau très précieux du Correge , représentant Apollon et Marsias. On remarque dans ce tableau une disposition ingénieuse des figures, une inlel*» ligence singulière du dessein , et un maniement très heureux du pinceau, quoique cet ouvrage, à ce qu'on suppose , ait été fait par ce grand peintre dans sa jeunesse , et qu'il ait été destiné originairement à n'être que la planche de dessus , ou le couvercle d un clavecin. Ce tableau avait été pourtant gravé en i56~2 par Jules Sanuto ,
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et cette estampe, très rare aussi, est conservée soigneusement par les possesseur* de ce tableau admirable. On voit dans ce palais plusieurs autres objets très estimables en matière de beaux arts, une belle bibliothèque, des raretés naturelles , etc.
3 Une rue assez large s'ouvre au devant de ce palais. On l'appelle Nirone ou Lirone , à cause d'un aqueduc , qui y coulait autrefois, et qui est devenu ensuite un conduit souterrain. Quelqu'un a supposé qu'il y eût en cet endroit des thermes Néroniennes. Au bout de cette rue est situé le palais Castiglioni, avec un très beau jardin de plantes pour la plus part exotiques. Dans ce jardin on a placé quelques marbres anciens, des sarcophages, des cîppes et d'autres pierres funéraires avec des inscriptions, etc.
4- Tout près d'ici , dans l'emplacement de l'ancienne basilique Naborienne , ou de l'église et du couvent de S. François , on voit s'élever une caserne magnifique, bâtie sur un plan très vaste par l'ingénieur et architecte militaire , colonel Rossi. C'est un des plus beaux édifices qu on puisse voir en ce genre. Il a été commencé sous le Gouvernement de la Bépublique Italienne. C'est dommage , que d'un côté il n'ait pas encore été achevé.
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Eglise de S. Ambroise.
1. Cette église est une des plus anciennes et des plus remarquables de la ville par ses monuments de l'antiquité et des beaux arts. Elle fut bâtie du tems de S. Ambroise, qui y officia assez long tems, et y fut enterré près des SS. martyrs Gervais et Protaise. L'église était placée dans un endroit très bas , et on y descendait par plusieurs dégrés s on en a rehaussé le pavé, mais on descend encore en entrant dans la cour entourée de portiques, qu'on trouve sur le devant. Cette cour qui sert à' atrium à 1 église , n'a été bâtie que dans le siècle IX par l'archevêque Anspert à l'usage des catéchumènes >• elle a été réparée par le cardinal Frédéric Borromée. Lorsqu'on éleva cet édifice , on alongea l'église , et on la joignit à cette cour au moyen d'une aile de portique, au dessus de laquelle on bâtit encore trois arcs pour servir d'ornement à la façade.
2. Sous les arcades à droite on voit un tombeau avec une inscription , qui porte la date de l'an 800 ; et près de la porte de l'église on voit le tombeau de Pierre Candide Decembrio , savant distingué du siècle XV. On y a aussi placé d'autres
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inscriptions trouvées depuis peu. Dans le pour» î.our des arcs sculptés en marbre on vo:t représentés plusieurs animaux suivant 1 usage du te us, où I on a bâti ce portique. Du côlé de l'église on voit aussi sur la muraille des peintures à fresque très endommagées par le teins , qui sont apparemment des ouvrages de peinlres milanais du siècle XIV. Les portes par lesquelles on entre dans l'église , annoncent l'ouvrage du siècle IX : elles ne pourraient donc avoir été fermées par S. Ambroise à l'empereur Théodose , si pourtant ce fait, que l'on raconte sans aucun fondement solide , est jamais arrivé. On dut cependant les couvrir de quelques grilles , parceque les dévots en arrachaient continuellement des morceaux.
3. L'église est formée par trois nefs. Elle a été rebâtie et renouvellée à différentes époques; quelques arcs sont construits dans le goût du XIII siècle ; la coupole fut réparée du tems de S. Charles , et cependant on a dû la renforcer dans le siècle XVII. — On voit à gauche dans la grande nef une belle colonne ancienne de granit , sur laquelle est placé un serpent de bronze , le symbole de la médecine ; vis-à-vis on voit une image du Crucifix. Malgré la correspondance du symbole avec l'image , il faut avouer
VERGELLIXB. 1JJ que le serpent cassé en deux endroits , et la, colonne qui le supporte, sont d'une ancienneté, qui n'est pas comparable à celle de l'image., Bosca a publié une dissertation sur ce serpent, avec le titre de Serpente aeneo.
4. On voit de môme à gauche sous une espèce de Jribune qui sert aussi de ch.ûre , un sarcophage chrétien eu marbre blanc , très ancien , tout couvert dornemens et de figures en demirelief, qui était destiné apparemment à être isolé, tl qui a servi probablement à recevoir les dépouilles de deux époux , puisqu'on voit sur le devant un bas relief avec dçux demi-figures , doxit l'une est d homme, l'autre de femme. On le çroifc un ouvrage du siècle V ou VI, quoiqu il ait élé adjugé par quelqu'un au IV. Le P. AÏlegranza a prétendu que c'était le lambeau de Stilicon et de sa femme Serena. La tribune , sous laquelle ce tombeau est placé , à été rebâtie , à ce qu'on dit. du tems de 1 empereur Frédéric I. Elle est toute en marbre. L'aigle qui sert de pupitre, est en bronze ; elle est beaucoup plus ancienne. Visà-vis sont placés les orgues i on croit dessinés, par Bramante l'emplacement et l'ouv.rage de maçonnerie qui les soutient Dans im pilier h droite tout près de cet endroit, ou voit une .mage h es ancienne de S. Ambroise, qui n'est pas