‹ Guide des marins pendant la navigation nocturne ou Description générale des phares, fanaux, etc., construits pour la sureté de la navigation; par m. CoulierChapitre 11 sur 34 · DES PHARES DES PAYS-BAS · texte numérisé non relu

DES PHARES DES PAYS-BAS

SCfilZluaoannKOOe (Remarques). Par suite des changemens occasionés pendant l’hiver de 1828-1839, dans les sables

de la passe nommée Vriesscke-Slenk , les bouées extérieures de cette passe ont dû éprouver un déplacement analogue. En conséquence, de la tonne rouge qui est paP7 brasses d’eau (i3 aunes néerlandaises), on relève actuellement le grand signal d’Angelmans-plaat au S. S. O. 1/2 O., et le grand signal del'ile Schiermonnikoog au S. S. E, i/a E. c’est-à-dire que l’on trouve cette tonne rouge lorsque le petit signal d’Angclmans-plaat reste à environ une envergure O; du grand signal , tandis que la direction de cette tonne ronge à la tonne triangulaire est le S. O. 172 S. avec 2 et 2 brasses 1/2 d’eau au milieu du chenal (37 à 4 aunes néerlandaises ). On ne trouve qu’une seule tonne noire entre ces deux dernières, mais entre la tonne rouge et les sables de l’ile , on en rencontre trois blanches sans toutefois compter la dernière. Il faut remarquer que la passe commence à la tonne triangulaire quia conservé sa position primitive et qui est marquée comme dans les années précédentes.

Les relèvemens ci-dessus sont pris au compas et le brassiage pendant les basses mers. , :l . 1

KTOUXSr su H I LD IR (parai.). Ce grand fanal est dans le genre de celui de fVest-Capell (lie Walcheren). Il a i4o pieds de hauteur et porte une lanterne de 12 pieds de large, munie de réflecteurs et de lampes d’après le nouveau système. Il remplace le feu de charbon qu’on y entretenait auparavant , et a été éclairé pour la première fois lê 2g octobre 1822.

MARKMI (Fanal). Une lanterne est allumée toutes les nuits sur le bras de mer dit Goudsee, entre l’île de Marken et la digue de Kalwoude , à-peu-près au milieu; et ce pour indiquer la berme servant de barrage du Goudsee.

OOST-VORJflT et B RIE I> ( Feux). Par suite des changemcns survenus dans le chenal de l’entrée de la Meuse , le petit feu de la dune, qui était en arrière de Oost-Voorn, a été déplacé et transporté un peu en dedans des terres; de manière que le même feu , qui présente une lumière fixe, lorsqu’il est amené sur le feu de la tour de Briel, indique la route qui permet d’entrer dans la Meuse ou d’en sortir sans danger.

B O Ii B ARE RT ( Signal ). Il est placé à bâbord en entrant dans l’Escaut oriental , à quelque distance du port de Zierikzee.

schoüWLN (Fanal de l’Ile). Ce fanal, à deux lumières, est sur la pointe O. de l’ile Scotven, au N. de l’entrée de l’Escaut oriental.

WEST-CABBEIi (Fanal). On a élevé sur l’église de West-

Cappel un fanal qui a été éclairé la première fois le uo mars 1 8 1 8 . Le feu est très apparent lorsqu’on vient du N. et de FO. ; il consiste en 3a lampes à 8 réflecteurs de aa pouces, occupant un espace de aao" du cercle.

OSTEOTDE (Feux). Deux feux tenus l’un dans l’autre servent à conduire dans le chenal qui mène à l’entrée du port. L'un est le feu des dunes communément appelé le petit fanal , à l’E. du port d’Ostende; l’autre est le muroir, situé sur la pointe de la jetée de l’E.

Indépendamment des phares ci-dessus , il en existe encore à Sconse , à Gorée , à Schevelingen , fVyk-op-Zee , Kativyk , Nordtf'y k-op-Z.ee , Stanfort , Egmont-op-Zee , Urk(i\e du Zuyderzée), Shokland (même mer), Kampen (idem), etc.

Ces feux sont extrêmement utiles sur les côtes basses de la Hollande, et quoiqu’on sache qu’ils ne sont point entretenus avec tout le soin désirable, cependant je regrette beaucoup de n’en pouvoir donner une description plus précise ; ils sont presque tous alimentés au moyen de l’huile, et quelques-uns par le charbon, à plein vent

Je m’étais adressé à M. l’ambassadeur de France, pour obtenir cette description ; mais il parait qu’il règne encore dans ce pays quelques idées de l’égoïsme qui le dominait dès le seizième siècle, puisque cette demande, toute simple et qui tendait à publier pour les marins du monde entier, des notions qui pouvaient leur servir dans le péril , fut considérée comme une chose de la plus haute importance, et en conséquence, environnée de difficultés équivalant à un refus. Pauvres Hollandais !

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