‹ Guide des marins pendant la navigation nocturne ou Description générale des phares, fanaux, etc., construits pour la sureté de la navigation; par m. CoulierChapitre 24 sur 34 · DES PHARES DE L’AUTRICHE · texte numérisé non relu

DES PHARES DE L’AUTRICHE

SAINT-MARC BS VENISE. La tour de cette cathédrale se voit d’assez loin et sert de remarque en mer : on arrive à un bon mouillage, près de Malamocco, en tenant la tour Saint- Marc au N. O. i/4 N-, et la pointe Lido au N. i/4 N. O. , 3 iji milles de la côte.

PaOMOHTCRX { Fiase ). Un phàre très remarquable a été érigé sur cette pointe; semblable à celui de Salvore , il est alimenté par le gaz. On le voit d’une distance considérable en mer, et il sert à faire éviter les roches dont ce cap est environné. Ces roches , qui sont largement séparées l’une de l’autre , sont au S. de la pointe la plus distante , à plus de i mille : comme il y a , en outre, plusieurs bancs dans les mêmes parages, on doit prendre les plus grandes précautions en l’approchant.

ROVIGNO (Remarque de). Cette remarque consiste en une longue perche, semblable à un mât, placée sur un des ilôts qui sont à l’entrée des deux ports de cette ville : pour passer dans le meilleur chenal , il faut la laisser à l’O. en entrant. On reconnaît en outre ce port du large, par le Caldero, haute montagne qui offre l’aspect de deux collines de loin , et qui reste à l’E. N. E. du mouillage.

SAXVORE ( Phare de la pointe ). La pointe Salvore est à 4 milles N. d ’U/nago; la côte y est très-basse, et un grand récif s’étend à près de a milles S. S. O.

Le phare de Salvore, éclairé autrefois par le gaz, est situé sur une des trois pointes de Salvore, appelée Pnnta dclle Mouche, à

i ao ““des de Trieste ; il est construit en pierres de taille , sur les dessins de M. Nobtli , et a été éclairé pour la première fo is le 17 avril 1818.

A la surface du chapiteau est placée la lanterne octogone large de 11 pieds et haute de 14. Au centre se trouve un candélabre, qui, au moyen de 4a becs, transmet autant de flammes de gai allumé. Autour de la lanterne règne une galerie de 4 pieds de large, d où part un bras pour signaler les bàtimens qui arrivent.

Le centre de la lumière est à 34 mètres 760 millimètres audessus du niveau de la mer, et la lumière peut être aperçue de 4 a,a 3 o mètres de distance.

DES PHARES DES ILES IONIENNES, de la GRÈGE et de la TURQUIE.

TIGNOSO (Phare nu boc). Ce rocher se distingue par un fanal a une seule Immère, qui fut montrée pour la première fois en 1 8 a 5 ; il est a 6 i/a milles S. E. 1,4 E. de la pointe Sainte- Catherine ou pointe N. de Corfou , à l'entrée du chenal du N et sert a faire éviter les Barchetta et le Serpa, rochers dangereux!

GOHrou (Phare de la citadelle de). Le phare de la vieille citadelle de Corfou est a une seule lumière, de * 4 o pieds (anglais) d élévation, et peut se distinguer depuis l’entrée du chenal du IV. de Corfou et de quelque distance au S. de la pointe Lcjh.no dans le ckenal du S. ; il est particulièrement utile pour guider les navires dans le port de Corfou.

LEPKIMO (Peu flottant de). L’embarcation qui porte ce feu flottant, à une seule lumière, est mouillée près de la pointe Lejh.no, dans le chenal S. de Corfou, par 5 brasses d’eau à une encablure N. O. i;4 O. de la pointe N. E. du banc de Lefkimo ; au N. i ;4 N. O. du moulin au S. de la pointe Lefkimo: au >. N. O. de 1 extrémité S. E de Corfou; et au S. S. E.. lo milles du phare de Corfou.

VAX.O (Fanal de l’ile). Ce fanal, à une seule lumière, est sur

une tour au cité E. de Pile Paxo, sur un ilôt nommé Ma donna, à l’entrée du port Gayo ; il reste au O. 5 ° S. de l’extrémité S. du H banc de Paxo ; au O. 1 1° S. de l’extrémité N. du même banc ; au S. i/a E. de la pointe S. E. de Corfou ; au N. O. i/a N. de l’extrémitéS. E. à’Anti-Paxo; et au S. E. 1/4 S. de l’extrémité N. de Paxo-: ce fanal est particulièrement utile pour les petits caboteurs qui vont à Gayo ( ordinairement appelé le port de Paxo ) et pour tous les navires qui passent par le chenal S. de Corfou.

PAEGA * ( Citadelle de ). Bâtie sur un rocher conique , à plus de a5o pieds au-dessus du niveau de la mer, la citadelle de Parga est une excellente remarque qu’on voit de très loin.

NAVARIN (Tours). Quoiqu’elles soient au nombre de 5 , ces tours , de même que les autres constructions de la Morée , • sont trop basses pour être vues et servir de points d’observation en mer j elles ne peuvent servir qu’au cabotage.

CANÉE (Fanal de la), (Candie). Les anciens auteurs parlent d’un fanal plaeé à l’entrée de ce port , mais je n’en ai point trouvé de descriptions dans les instructions modernes.

MINERVE SUNIADE ( Ruines du temple de ). Ces belles ruines , placées à aoo pieds au-dessus du niveau de la mer , se voient à une très grande distance. Seize colonnes du temple de Minerve sont encore debout.

mni » ( Remarques du ). Elles consistent en deux fanaux ou phares ruinés, qui lèvent encore leurs têtes au-dessus des eaux , et marquaient , du leras de la splendeur d’Athènes, le chenal du port intérieur du Pirée.

STATUE (Remarque de l’ile de la) , (port Raphti). Une lie, portant une statue mutilée en marbre a son sommet , sert d’excellente remarque pour entrer dans le port de Raphti ; elle se trouve à 298 pieds au-dessus du niveau de la mer , et à-peuprès au milieu de l’entrée de ce port : on peut la laisser à tribord ou à bâbord en entrant à petite distance , avec de 10 à 20 brasses d’eau.

* C'est- cette malheureuse ville qui fut si inhumainement vendue par les Anglais à Ali-Pacha, et dont le plus grand nombre des hahitans fut livré au glaive d’Ali : Thomas Maitland et Frédéric Adams sont les noms des hommes généreux et philosophes qui ont opéré cette remise; ils iront à la postérité, avec celui d'Ali-Pacha , dont ils ont probablement admiré le caractère.

SIPHAJTTO (Phare). Il existait autrefois un phare au port Faro de l’île Siphaato : j’ignore absolument si on y entretient encore un feu.

SilOWIQCI ( Pharf.). II parait qu’il existe deux feux dans •. le golfe de Salonique ; on n’en connaît ni les apparences ni la

* position : quelques auteurs les placent à 9 lieues de la ville , à

• tribord en entrant.

- IiAGOS ( Phare ). Le phare près de Lagos est également inconnu : il paraît que ce fanal , auquel le mot phalcsina ( nom moderne du lieu où il est placé) doit son origine , est élevé sur les ruines de la ville de Partheaion , nommée encore aujourd’hui Fanaraki-Parthenium.

SIGÉX 'Tour du promotoire). Selon Lesches, auteur de la petite Iliade, qui vivait vers la xxx' olympiade, il existait une tour sur le promontoire Sigée , qui servait de remarque pendant le jour et de phare pendant la nuit , à un des endroits que Constantin choisit postérieurement pour y bâtir la nouvelle capitale de l’empire. Les tables Iliaques , construites sous les premiers empereurs, représentent ce phare, et son inscription fait connaître que c’est sur l’autorité de Lesches qu’elle a été dessinée. M. Aldini a reproduit ce dessin dans ses Observations sur les phares de la Méditerranée.

OAIXIFOU ( Phare ). II existe un fanal , à feu fixe , placé sur la jetée, à gauche en entrant dans le port intérieur de Gallipoli ; c’est une tour carrée surmontée d’une lanterne , formant une excellente remarque pour les navires qui montent on descendent les Dardanelles ; en tenant le feu au N. E. i/a E., on évite tous les dangers, tant de l’un que de l’autre côté, en remontant le canal.

WAHM AEA (Fanal de l’ilk). La pointe O. de cette île se distinguait autrefois par un fanal dont les descriptions modernes ne font aucune mention.

COOTTAJITUI OHI ( Phares détruits de ). D’après Fanhoogstraten, il existait anciennement un phare à l’endroit occupé aujourd’hui par le sérail du Grand-Seigneur. Ammien Marcellin dit que sur le promontoire Ceras on voyait une très haute tour servant de phare ; qu’elle était sur l’emplacement actuel de Sainte-Sophie , le plus propre à la navigation , soit en venant du Bosphore ou de la Propontide.

Il existait aussi autrefois une tour antique sur le cap Sicce

— ut) — -

nommée tour <F Eugène , à l’endroit occupé aujourd’hui par le bourg de Penh Placée sur le bord de la mer, elle servait de remarque pendant le jour et de phare pendant la nuit. Elle fut comprise dans les murs d’enceinte de la nouvelle capitale de Constantin ; elle dominaitsur une grande étendue de mers et servait à attérir au Fretum Sjrccnuni. •

SCUTAHI ( Fanal). Un grand phare, à feu fixe, est placé près de Seutari, vis-à-vis de Constantinople; c’cst au bas de ce fanal, qui offre un des plus beaux points de vue du monde, qu’on trouvq un pavillon impérial nommé Fanari-Kiosk.

Dans la relation de son voyage au Levant, Le Bruyn dit : « Au milieu de cette petite mer (de Chalcédoine ), qui n’a pas plus de 8 milles d’étendue, on voit tout auprès de Chalcédoine un phare sur un promontoire, avec une maison de plaisance du Grand-Seigneur, appelée Fanari-Kiosk. »

Le plan de Constantinople par Choiseul Gouffier présente une autre tour à feu, près du cap Fcncr Bournou , côte d’Asie, à quelques milles S. de Seutari. j’ignore si ce n’est pas l’ancien phare de Chalcédoine : mais il parait que c'est le même que la petite carte du général Andreossy, nommé Fcncr Baktchcci.

KHlS-KOtTUECX ( Fanal ). La tour à feu fixe , improprement nommée tour de Léandre par les Européens et Khis-Koul- Icci (tour des filles) par les Turcs, est située entre Constantinople et Seutari , mais beaucoup plus rapprochée de la côte d’Asie que de celle d’Europe. D’après Bundurius , cette tour se nommait anciennement Arcona.

XEAAPIA( Fanal). D’après la carte donnée par Sanson pour' l’ouvrage de Bandurius , sur les antiquités de l’empire de Constantinople , il existait autrefois un fanal à la pointe N. de la baie de Terapia , anciennement PharmacLi.

Un autre phftre est également indiqué sur celte carte , à quelques milles N. E. de Seutari ; c’était le Philaccs turris.

timée ( Tour ). Cette tour était à peu de distance de l’entrée’ du Bosphore, par la mer Noire : suivant Petrus Gillius ( de Bosphoro Tracio ) , elle était très élevée et construite pour la sûreté de la navigation sur le plus haut des monticules qui bordent le G/irysoroas , petite rivière de la Thrace , à quelques lieues vers le S. des Cyannées. Chaque nuit on y allumait un feu pour guider les marins dans le Bosphore : aujourd’hui , dit l’auteur, cette tour est en partie détruite et on n’y montre plus de fanal. Celte tour à feu est indiquée dans la carte de Sansôn , qui accompagne l’ouvràge de Bandurius. 11 y a encore plusieurs autres indica-

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