OBSERVATION PRÉLIMINAIRE
G» doit remarquer que les feux établis sur les côtes de la Suède ne s’allument que pendant les neuf mois de l’année compris entre le t' r août et le i' r mai; on ne les éclaire pas pendant l’été.
Les feux , au contraire, qui Sont placés sur les lies, ou la partie du continent dépendantes du Danemarck , sont entretenus pen • dant toute l’année, et allumés depuis le 29 septembre jusqu’à Pâques, une demi-heure avant le coucher du soleil, et le reste de l’année, une hçure après le coucher, jusqu’au lever de cet astre.
AGIOTES (Fanal dk la pointe ). Ce feu est placé dans le chenal de DrontAcim, sur la pointe du même nom qu’on laisse à tribord en entrant, après avoir dépassé les îles Lcxen et la pointe Fladnœs.
RONDO! (Fetj ). On n’a point de description imprimée de ce feu , qui est place à l’extrémité N. O. de l’ile Rondoe, une des îles du groupe Flaaewars-Oeme.
SKCDESNŒ 3 (Fanal). Ce fanal est à la pointe S. E. de l’ile Carrnoe; on le laisse à bâbord en entrant dans le chenal S. de Berghen, qui est formé ici par l’île Carmoc et celles de Bukken.
Ce fanal est à réverbères; il a été allumé la première fois le i" janvier 1799 ; il est à g 5 mètres environ au-dïssus du niveau de la mer.
CARMOI (Feu df, la pointe E. de ), près de Hoysarden. C’est un autre feu^ui se trouve sur la côte E. de Carmoe, vers le milieu de Carm-Sund; on le laisse également a bâbord en se rendant à Berghen par cette passe.
HIM’DXBrGSŒ (Feu). Ce feu est placé sur File du même nom, au côté S. de Burke Fiord; on le laisse à droite en entrant dans le chenal S. de Berghen. Il est entretenu au moyen du charbon.
On peut consulter les instructions données par le vice-amiral Thevenard pour l’entrée des passes où se trouvent les fanaux ci-dessus.
MABJK.OE (Feu). Un feu dont la description est également inconnue se trouve placé sur l'ile Markoe, à quelques lieues à-peuprès dans l’O. de celui de Lindess-Ness.
IINDESB-NISS OU DEHDTEUS (Phare). On a établi cinq nouveaux phares en Norwège , le long de la côte entre Lindess- Ness et Frederikshald, et, au lieu d’un feu imparfait formé d’une torche brûlant en plein air, qui existait autrefois à Rundœ , à l’entrée du golfe AeFrondhjelm , il s’y trouve à présent un phare régulier , formé d’un feu renfermé dans une lanterne. Sur le cap Lindess-Ness lui-même, est une tour carrée de ao pieds d’élévation au-dessus du sol, et de 3 ao pieds danois au-dessus du niveau de la mer, sur laquelle est placé son feu; on la maintient toujours blanche à l’extérieur, pour faire distinguer ce cap, de la cime beaucoup plus élevée de File Markôe, sur laquelle un autre feu est également entretenu.
Le cap de Lindess-Ness est encore nommé Naze, Nets ou Demeus.
MAÜ3TR.AND ( Phare ). Le phare du château de Marstrand est à feu tournant et à réverbères; il est élevé de 1S0 pieds suédois au-dessus de la mer, et présente un point de -reconnaissance qu’on peut apercevoir à une assez grande distance , de jour et de nuit; c’est la pointe N. de l’entrée du Caltegat, dont la tour à feu de Skagen forme la pointe S.
WIWCAAE ( Remarque). On a élevé sur cette petite lie une tour en bois, peinte en rouge brun, de forme pyramidale quadrangulatre et surmontée d'une grosse boule, qui permet de la distinguer des autres des sous la grande terre. La petite île Niddingen en est à a» milles dans le S. i(S° 3o’ K. ; l’écueil dangereux de Trindelcn, à 6 lieues S. O. corrigé. Auprès de IVingaae on aperçoit les cabanes où se tiennent les pilotes pour Gottemberg ■cl toute la côie; on les appelle par un pavillon à la tête du petit mât de hune.
K.ANSOE (Tour'. On a établi sur cette île (archipel de Gottembourg) une tour ronde, haute de 4 toises, eu plate-forme, cl ayant la partie supérieure bâtie en briques.avec le larmier peint en blanc.
Celte tour est au S. 71” E. de Wingaae; N. ao° E. de Yttra Tistlarnc et S. 71° E. (du compas) de Buskars arm. *
NIDIKGEN ( Feux). Cet îlot est un des points les plus importans à reconnaître dans le Cattegat. Le clocher de Nidingen est nu et à jour dans sa partie inférieure : on allume deux feux fixes dans des brasiers, sur deux monticules situés N. N. EL i/î N. et S. S. O. l/a S., qu’on aperçoit Jt 5 et 6 lieues de distance , lorsque toutes les circonstances sont favorables , telles que la position des navires, la direction du vent et l’état de l’atmosphère.
ANHOXiT ( Feux de l’ile ). Ce fanal consiste en une tour
* Etablissement de quarantaine à Kœnscc.
Afin de préserver le Nord des fléaux de la peste et d© la fièvre jaune , sa majesté le roi de Suède a fait ouvrir à Kænsœ un établissement de quarantaine, semblable à ceux qui se trouvent dans les ports de la Méditerranée, et lui a •donné une étendue suffisante pour recevoir les vaisseaux, tant nationaux .qu’étrangers, qui visitent la Baltique.
Le choix du lieu est, sous tous les rapports, le pKis convenable. Kænsœ , situé non loin de Gothembourg, est une des îles le .plus à l’extrcmitc de ce vaste archipel. Il se trouve directement à l’E. du cap septentrional du Jutlaud, nommé Skagen, presque dans l’endroit le plus étroit du Categat, puisque .eu Ire Skagen et Kænsœ il n’y a que cinq milles Suédois ; par conséquent tons les vaisseaux qui passent le Skagen peuvent, avec le même vent.
carrée , sur laquelle on a placé un feu fixe à 1 1 2 pieds danois au-dessus du niveau de la mer; son diamètre en fait le feu le plus considérable qui existe : on l’aperçoit à 6 et 7 lieues.
Un second feu à lampes est placé' à 5 a pieds au-dessous et en dehors du phare principal, afin d’offrir a-ux marins, des combinaisons qui puissent les mettre à portée d’estimer leur distance. Ce phare est un établissement précieux pour ceux qui frè-
te rendre à rétablissement de quarantaine. L’entrée en est la même que pour Gothembourg.
Le premier endroit que l’on aperçoit sur la côte de Suècfti , en -venant de Skagen, est le fanal de Wingaae, que l’on passe , et aussitôt après on t ruine* Kæusce, reconnaissable par la tour gothique construite exprès sur la montagne la plus élevée. Le port est excellent, profond , et peut contenir plusieurs centaines de vaisseaux. Ceux qui veulent se diriger vers le S. ont deux sorties, de manière qu’avec tous les vents propres à passer le Calegat, ou peut commodément gagner la mer. Lorqu’ou jette un coup-d’œil sur la carte du Categat , ou trouve qu’il peut arriver très souvent , que les vaisseaux qui viennent de la mer du N. avec un bon vent, par exemple avec un vent de S. S. O., aient le vent tout-à-fait contraire lorsqu’ils doublent la pointe septentrionale du Jutland pour se diriger vers le Sund , et que, dans ce cas, ils soient forcés de se réfugier dans les scheeren de Suède. Kænsœ est alors le premier port qu’ils puissent rencontrer. En général, 011 ne peut jamais dire qu’il faille se détourner considérablement de la route pour entrer à Kænsœ ; et ce n’est que dans le cas, toutefois fort rare, où le vent viendrait directement de l’E. lorsqu’un vaisseau passe entre le cap du Skagen et Kænsœ, qu’il pourrait se rencontrer quelques difficultés.
Afin de prévenir celle qu’il y aurait à aborder à Kænsœ sans pilote-côtier , il y a non-seulement des établissement de cette espèce à Wingaae, et les pilotes sont distingués par leur aptitude à ce genre de service; mais aussi il a étc permis à quiconque sc croit capable de conduire un vaisseau portant pavillon de quarantaine, de s’en charger. Lorsqu’on se rappelle que les pécheurs suédois , surtout sur celte côte, se tienuent presque toujours, à cause de leur pêche, près du Skagen, ou entre ce dernier lieu et Wingaae, il faut convenir que cô serait un hasard très extraordinaire si un vaisseau, à l’entrée de ces rades, se trouvait dépourvu de conducteur. Les habitàus de la province de Bohus sont des marins vigoureux et habiles; c’est ce que peuvent attester ta plupart des navigateurs qui ont eu occasion de les éprouver.
De plus, le Categat est une mer difficile et périlleuse, où plusieurs vaisseaux périssent souvent sut* les côtes de Suède par l'entêtement de ne pas chercher un port , plutôt que de tenir la mer avec des vents contraires.
Aussitôt qu’un vaisseau a reçu un nouveau certificat de santé, et payé les impôts ordinaires, il doit sur-le-champ sortir du port, afin de ne plus sc trouver an milieu de ceux qui fout quarantaine; et à cet égard, la situation est singulièrement favorable, en ce qu’un port vaste et sûr, nommé JVaijc chccla , n’est situé qu’à une portée de canon de Kænsœ.
Les droits qu’il faut payer pour profiter de la quarantaine suédoise sont très modérés, en comparaison de ceux qu’on lève dans des établissemens pareils dans la Méditerranée , en Angleterre , et en plusieurs autres endroits .
quentent ces parages, parce que le relèvement du feu supérieur est le seul moyen qu’on ait pour se placer à l’égard des dangers qui existent entre les côtes de Suède et l’ile d’Anholt, et entre celle-ci et Lcssoe, et au moyen du feu inférieur, on estime sa position par rapport au danger de Knoben.
La clarté du feu supérieur empêche qu’on n’aperçoive, à la vue simple, le feu inférieur, quand celui-ci est a l’horizon; mais on le voit très bien avec une lunette; et dans cette position , dans laquelle ces deux feux paraissent très rapprochés à un observateur placé sur le pont d’une frégate élevé de 16 pieds environ au-dessus du niveau de la mer , on peut s'estimer à dix ou douze milles de la tour. Le feu inférieur étant placé extérieurement et dans HE. du phare, est masqué pour un navire qui se trouve dans l’O. de la tour, depuis le N. N. O. jusqu’au S. S. O. Le banc très dangereux du petit Middelground est à l’E. N. E. ou un peu plus N., 5 lieues de distance environ du feu d’Anholt; on ne saurait prendre trop de précautions pour l’éviter, même avec de petits navires, et quoiqu’il n’ait pas une étendue considérable.
SÜUiIlI (Fanal du cap). Le promontoire du cap Kullen est très élevé, et peut s’apercevoir de 8 à 9 lieues; son fanal, placé à la partie N. O. du promontoire, consiste en une tour, à feu fixe ; c’est le seul édifice qu’on aperçoive sur le cap, dont on peut approcher de très près; on trouve de 12 à i 5 brasses d’eau au pied; le feu est allumé depuis le 1" août jusqu’au 1" mai. •
FAISTERBO ( Phabe de la pointe ). Le phare qui se trouve sur cette poin'e consiste en une tour sur laquelle on allume un feu de houille pendant neuf mois de l’année , à l’air libre et sans entourage; il ne saurait donc être confondu avec le feu tournant de Steven’s K tint, élevé de 140 pieds au-dessus de la mer, et dont le retour périodique a lieu toutes les trente secondes. Cette sage précaution lève toute espèce d’incertitude qu’on pourrait avoir sur sa position. On peut avec assurance aller prendre connaissance de ces deux feux, sans craindre de les prendre l’un pour l’autre, avec la certitude de trouver sa vraieposition par leur relèvement. Il faut éviter d’approcher le feu de Falstcrbo et ranger de préférence les falaises élevées et fort saines de Steven’s Klint.
BORNHOLM (Phabe). Cette île est assez élevée pour qu’on l’aperçoive à 8 ou 9 lieues par un tems favorable. L’importance de ce point de reconnaissance , a porté le gouvernement danois a faire construire nn phare où l’on entretient un feu fixe, de houille, pendant toute l’année ; il est situé sur la côte N. de Bornholm ,
au penchant de la montagne dite le Steilebcrg, près de l’ancien château de hammarshuus : le feu est renfermé dans une lanterne en glaces et la lumière en est très éclatante par l’effet des réflecteurs en métal poli et étamé dont il est entouré du côté de terre. Ce phare est élevé de 27a pieds danois au-dessus du niveau de la mer.
CHR 2 STIANSOE (Phare ). Les petites îles de Christiansoe offrent un point de reconnaissance très important pour ceux qui naviguent dans la Baltique. lin feu à rotation est placé sur une tour ronde ou ancien fort qui domine la principale et la plus E. des îles Chrislansoe ou Ertholmar, groupe situé près de 5 lieues E. 9 0 N. du feu fixe de Bornholm , dont il se distingue facilement. Son élévation n’est que de 85 pieds, mais on l’aperçoit néanmoins à 4 lieues. Il consiste en 9 grandes lampes à réflecteurs, dont la révolution est de 3 minutes. Pour arriver au mouillage de Christiansoe, on doit appeler un pilote, en mettant un pavillon en tête du petit mât de linne; le fort répond ou ne répond pas : dans le premier cas , c’est l’annonce de l’arrivée du pilote, dans le second, que le port est encombré et qu’on ne peut y être reçu.
OLAND ( Phare de l’ilf. ). Le phare de la pointe S. de l’ile Gland, est un excellent point de reconnaissance pour les bâti— mens venant du S. ; il consistp en une tour peinte en blanc, dont 1 c Jeu Ji. xe est placé à 120 pieds au-dessus du niveau de la mer et s’aperçoit à 6 lieues au large. Il n’est allumé que du I er août au i er mai. L’ile est très basse dans sa partie méridionale et plus élevée dans le N.
IANDSHOR.T ( phare). Le phare de Landshort est un point de reconnaissance de la plus grande importance , tant de jour que de nuit, pour les bâtimens qui viennent du S. Cette tour à feu, haute de 70 pieds, est peinte en blanc; on la découvre à environ 5 lieues dans les circonstances favorables ; le feu n’est point allumé pendant les trois mois et demi d’été. Ce phare est élevé sur la pointeS. de l’ilot d’Oja. On peut en venant du large, en approcher avec confiance, tant qu’on le relève entre le N. E. et le N. N. O. Les pilotes viennent à la rencontre des bâtimens en dehors de Landshort : mais lorsque la mer est trop forte et le teins trop mauvais pour leur permettre de sortir, il faut, en gouvernant au N. N. E. approcher la pointe S. d’Oja , où est le phare, à deux encâblures dans le S. E. et là mettre en panne, afin de donner au pilote plus de facilité pour arriver.
Pour ceux qui sont destinés pour le golfe de Finlande, après avoir rectifié leur position par des relèvemens pris à Gottland ,
*oit sur la pointe d’Hobborg , soit du phare (TOEstergam , ils doivent gouverner pour aller reconnaître Dagerort, pointe O. de l’ile Dago, ou son phare.
OBXCRVND ( Remarque ). On a établi sur l'écueil de Byorn , situé sur le banc de sable et de pierre d’Orengrund, une amarquè octogone, de t\i pieds de hauteur et recouverte en planches peintes en rouge et goudronnées. Sa pointe est surmontée d’une perche de 12 pieds de hauteur, à l’extrémité de laquelle sont fixées deux tonnes jumelles peintes en blanc. Cette balise est à 3 milles i /4 d’Allemagne O. N. O. de celle à fanal de l’écneil d’Oer, et à 3 milles i/4 E. S. E. (du compas) d’Eggegrnnd-Kas.
ŒSTinGARNSHOLM Phare) , près de l’ile Gottlaud. Il y a sur Pilot d’OEstergarn un phare construit en pierre, sur sa pointe la plus élevée , située à environ un mille allemand de la côte E. de Gothland; ce phare a 18 mètres 717 millimètres d’élévation à compter de la base jusqu’au-dessus de la lanterne. Il est de forme ronde et peint en blanc. La lanterne est fermée sur le haut. Le toit , garni d’un ventilateur, est composé de plaques de tôle peinte en noir. La hauteur perpendiculaire de la lumière audessus du niveau de la mer est de 23 mètres 768 millimètres.
Ce fanal est entretenu au moyen de charbon. On ne l’allume que du I er août au i 5 mai suivant; on le découvre aisément à 1 » distance de 5 lieues , ce qui satisfait j^tout ce que peut réclamer la sûreté de la navigation de l’ile de Bornholm à celle de Dago. Ce point de reconnaissance est d’une utilité inappréciable pour les bàtimens qui reviennent du golfe de Finlande et se rendent dans Ve Suild.