DES PHARES DE LA RUSSIE
Des amers du golfe de Finlande.
Une mesure extrêmement sage et prévoyante a été' adoptée par le gouvernement russe, dans toute l’étendue du golfe de Finlande. On place tous les ans sur les hauts-fonds ou écueils dangereux, un amer flottant, surmonte d’une perche et d’un
grand pavillon r ces amers sont fixés sur le fond , de 5 à 7 brasses, le plus près possible du danger ; ceux qui, dans tous les cas, doivent être laissés au N., portent un pavillon ronge ; le pavillon blanc sert à désigner ceux qu’il faut toujours laisser dans le S.; et ceux dont on peut passer indifféremment dans le N. ou dans le S. sont signalés par des pavillons mi-partis de blanc et de rouge.
Tous les feux du golfe de Finlande sont allumés depuis le 12 juillet jusqu’à l’époque des premières glaces , et depuis le moment où ce golfe se débarrasse jusqu’à la fin de mai, à l’exception de ceux de Revcl et de l’O. de ce port, parce qu’il arrive quelquefois que les vents du S. permettent d’y arriver dans l’arrière saison.
HANOO-tlDD (Tous), côte de Finlande. La petite île d’Hango marque au N. l’entrée du golfe de Finlande; on la distingue à une tour en bois servant de remarque aux navires qui se dirigent dans la passe qui conduit à la baie d’Hango. Cette tour s’aperçoit à 4 lieues de distance par un beau teins; elle est à 27 milles ij» du phare NOdcnsholm. On peut juger d’après cela de quelle utilité ces deux points de reconnaissance doivent être aux bâtimens qui sont destinés pour le golfe de Finlande.
RODSHEB (Faxal). On a transporté sur cette île, située à environ 9 milles S. O. i/4 O. de l’ile Hogland, sur les côtes d’Estonie, le fana! qui était établi sur le cap Lativancm.
Ce fanal a été éclairé pour Ta i n fois, le i* r septembre 1817; il a 60 pieds d’élévation au-dessus du niveau de la mer, et se distingue de ceux qui sont aux environs d’Hogland, en ce que sa lumière s'éclipse et reparaît alternativement dans l’espace de trois quarts de minute.
Nota. Malgré cette annonce , extraite des Annales maritimes et du Moniteur, on trouve dans les instructions nautiques sur la mer Baltique, publiées en 1825, qu’on entretient sur la tour de Rodskar un feu fixe qui guide parfaitement lorsque ceux de Hogland sont cachés par les brouillards.
HOGIiAJTD (Des feux de l’ile). L’ile d ’ Hogland possède deux phares placés dans sa partie N. ; le premier est à feu fixe , et a 28 pieds anglais seulement d’élévation au-dessus de la mer; il se trouve à l’extrémité de la pointe N. Le second, placé sur une éminence à un demi-mille dans le S. du premier, est élevé de 3 a 8 pieds au-dessus du niveau de la mer; son feu est à rotation et à réverbères. Par suite de son élévation , il arrive souvent que le sommet de l'ite se couvre de brouillards qui s’opposent à ce qu’on puisse apercevoir les phares d’Hogland ; c’est ce qui
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en a fait élever un sur l'ile Ronds kar,k 3 lieues dans le S. O. 1 / 4 O. de la pointe N. d’Hogland.
L’ile Hogland est un point de reconnaissance indispensable pour ceux qui pénètrent au fond du golfe de Finlande; elle est très élevée et on la découvre de 9 à 10 lieues de distance, par un beau teins.
SOMMABO ( Phare ). Ce phare est construit sur un petit monticule qni s’élève au milieu de l’ile Sommaro ; c’est une tour où l’on entretient un feu fixe, très brillant , ayant 84 pieds anglais audessus du niveau de la mer. Ce phare est d’une grande utilité, particulièrement lorsqu’on est forcé de louvoyer entre les îles Hogland et Sommaro : par un teins clair, on ne perd jamais de vue l’une de ces deux îles sans découvrir l’autre.
NERTOE (Amer). Cette tour, en bois, est construite au centre de l’ile Nervoe, extrêmement basse; elle est sans feu, et peinte en rouge ; à égale distance dans l’E. et l’O. de cette tour, il y a deux petites tourelles.
TOLBAKXN (Phare). Ce fanal à 85 pieds de hauteur, son feu est fixe. La petite île Tolbaben est située à l’extrémité O. de l’ile Cronstadt ; son feu sert à diriger vers l’entrée de ce dernier port. On le découvre de 5 à 6 lieues en mer et bien avant de distinguer l’ile qui est fort basse. C’est pour assurer ce passagequ’on à établi le feu flottant du récif de Londonskagrundet.
lONDOMSRACRUNDIT ( Feü flottant ). Pendant la nuit, la pointe de ce récif est signalée par un feu flottant qui consiste en trois fanaux disposés en triangle équilatéral.
Comme l’accore S. du haut- fond qui se trouve au S. S. E. de la tour de Tolba ken est signalé par un pavillon rouge, et que l’extrémité N. du Londonskagrundet est indiquée par un pavillon blanc, entre lesquels commence la passe ou chenal de Cronjtadt, il sera toujours très facile, de jour comme de nuit, d’aller prendre ce dernier mouillage. .
SESRJAR OU SESEAER (Feu dk l’ilp. ). Ce fanal était autrefois situé sur la pointe N. E. de l’ile, mais il a été jugé convenable de le transporter sur la pointe N. O. Il a 85 pieds d’élévation. Il consiste en une tour très blanche sur laquelle on entretient un feu fixe, qu’on aperçoit avant de perdre de vue celui de Sommaro. L’ite de Seskaer est basse, boisée et entourée de récifs de trois côtes; la pointe N. O. du récif est signalée par un amer à pavillon blanc.
KARVA ( Phare). Il y a un phare à droite de l'embouchure de la rivière, qui aide beaucoup à sa navigation. ,
ZKBOUü ( Phare ), Nom d’un phare construit à la baie de Momvick ; voir ce mot.
MONWICK. (Phare). On a élevé un phare dans la baie de Monwick , dans le dessein de favoriser l'entrée des baies de Sapenwiek , Casparwicket Monwick , particulièrement pour cette dernière où l’cm trouve un bon mouillage à l’abri contre les mauvais tems.
Sod élévation est de 75 pieds au-dessus du niveau de la mer. OBSERVATION.
En entrant dans la partie la plus resserrée dn golfe de Fin; lande , la passe , très étroite à cause des hauts-fonds détachés de la côte de Finlande, serait très dangereuse, si on n’y avait multiplié les feux et autres moyens de reconnaissance. C’est à cet effet, qu’au milieu du chenal, entre l’ile de Nargoc et la côte S. de la Finlande, on aperçoit en même tems le feu de Nargœ, celui de Romkaer, et la tour de Koskar-Eyr.*
HOVSKAEB (Phare). Le phare de Ronskaer offre un feu à rotation et à réverbères , qui est élevé de 66 pieds au-dessus du niveau de la mer; il est placé sur la petite île du même nom, qui fait partie du groupe des Makilotos.
KOSKAR-EYR (Tour). La tour à feu de Koskar-Eyr présente un feu fixe ,à 100 pieds au-dessus de l’eau; elle est bâtie sur la roche du même nom.
CATHERUTENTHAX ( Phare). On a construit un phare près des casernes sur la montagne de ce nom. 11 est placé de telle manière qu’on ne vok le feu que lorsqu’on arrive contre les récifs au N. de l’ile Wolf et au bas-fond couvert de 18 pieds d’eau à l’E. de Aargcn. '
NARGEN oc KARGO ( Phare ). Il y a un feu h rotation sur cette île; ce phare a été reculé de cent sagennes au S. E. de sa place primitive , à cause des dommages occasionés par le débor-
* Je regrette infiniment de n’avoir point reçu tous les renseignemens que . j’avais demandés au sujet de plusieurs élablisseuiens nouvellement construits et destinés à guider les marins dans la navigation si difficile du golfe de Finlande; oa les doit principalement à l’intérêt qu’inspire le commerce de la première capitale de la Russie, et à la munificence de S. M. l'empereur. J’espère cependant que mes démarches ne seront pas infructueuses, et si ces renseignemens me parviennent avant la fin de l’impression de cette description, ou les trouvera à I’appendix-
dement des eaux en 1 8*4- I! est de 5o pieds plus élevé, et se trouve, comme autrefois, éclairé de trois côtés avec des réflecteurs qui ont une même direction.
PAK.OLAVTSK ( Phare], Le phare de Pakolantsk est élevé de i5o pieds au-dessus du niveau de la mer, et il est garni d’un Jeu tournant; sa différence avec le phare de Nargen consiste en ce que , dans l’espace de 3 minutes, la lumière se voit pendant une minute et demie, et pendant l’autre intervalle d’une minute et demie, elle disparaît entièrement durant 35 secondes; elle reparaît ensuite un quart de minute, et le reste du temps, elle disparait de nouveau, de manière à la faire distinguer de la lumière du phare de Nargen, quoiqu’elle en soit très rapprochée. *
FAHIRORT et SUHEFUD (Phares). Les deux caps de ces noms, placés sur la côte S. du golfe de Finlande, entre les île d Odcnsholm ctde|Nargôe, sont assez élevés; le premier ressemble à une falaise calcaire taillée à pic, et l’autre est couverte de bois; les tours qui les surmontent ont des feuxjixes , celui de Pakerort à 146 pieds au-dessus du niveau delà mer, et celui de Surepud , 1 36 pieds seulement. Us servent principalement de remarques pour gagner le port Baltique ou celui de Revel.
ODEKIHOIM (Phare). L’îlot d’Odenzholm est à 9 lieues N. E. i/4 E. de la pointe Sintpcnas ( cap N. de l’île Dago ) ; on a bôti sur la pointe N. de cct îlot un phare dont le feu est a 1 10 pieds anglais au-dessus de la mer.
Pour se garantir des dangers qui existent entre Dagerort et Odensholm , il faut se tenir à 4 ou 5 lieues de l’île Dago; quand, a cette distance de l’îlc, on sera N. et S. avec le phare de Dagerort, on découvrira le cap Simpenas, très* élevé et formant saillie ; son relèvement indiquera la route à suivre pour passer suffisamment au large du danger. Le haut-fond, nommé Nygrund , signalé par deux amers à pavillon et sur lequel il n’y a que io pieds d’eau, est à 4 milles dans le N. E. de l’île d’Odensholm.
DAGERORT (Phare). Ce fanal est sur la partie la plus
* Quoi qu’il en soit de cette manière de distinguer entre eux les deux feux de Nargen et de Pakolautsk , il faut y porter la plus grande attention pour ne point se tromper; il aurait beaucoup mieux valu distinguer l'une des deux au moyen de feu double, ou bien par des couleurs différentes , ce qui aurait écarté tous les doutes ; et cette méthode eût été d’autant plus heureuse, qu’il ne parait pas qu’on l’ait employée, du moins pour les feux dont les descriptions nous sont parvenues.
élevée de i’île Dago, à 5 milles E. dit cap Dagerort. C’est un feu fixe, entretenu sur une tour qu’on aperçoit à 9 et 10 lieues par un tems favorable; le feu est à 538 pieds anglais au-dessus dn niveau de l’eau. Le cap Simpenas , ou pointe N. de l’île Dago, est à 1 3 milles dans le N. E. i /4 E. du cap Dagerort. Il est à croire qu’on finira par construire un feu à éclipses sur ce cap , afin qu’on soit à même d’éviter les méprises dangereuses qu’on pourrait fia ire entre la pointe basse de Dagerort et les terres basses qui l’avoisinent
rnsAND (Phare). La petite île Filsand, à la côte O. d’OEssel, porte actuellement un phare de 110 pieds au-dessus du niveau de la mer, dont le feu est à rotation, ce qni le distingue des feux fixes de Dagerort et de Svarferort. La lumière paraît, croit et s’éclipse en deux minutes de tems. Après avoir rectifié sa position au moyen de ce feu , on pourrait facilement diriger sa route vers le golfe de Livonie, avec les précautions nécessaires pour ne pas compromettre sa sûreté.
Nota. Le Moniteur du 19 mai 1 818 a publié un avis de l’amirauté russe, annonçant qu’à VieLsand, indépendamment du phare qui existait déjà, on en a construit un second ; et au lieu d’un fieu tournant, il a été aujourd’hui rendu fixe pour l’un et l’autre phare. La hauteur du dernier construit, au N. , est de 90 pieds; ce phare est donc de ao pieds moins élevé que l’ancien. Ils sont distans l’uu de l’autre de 80 sagennes.
SVAB.FXB.ORT (Phare). Le phare nommé le Zerlich ou le Zerla, est construit sur la pointe S. de cette île , nommé Svarferort; il est de na pieds d’élévation au-dessus du niveau de la mer; et à deux feux. Le plus élevé éclaire tout l’horizon vers la mer; l’inférieur n’est qu’à 86 pieds au-dessus de l’eau. Le fanal supérieur tourne sans cesse ; chaque révolution est d’une minuteavec éclipse. On les aperçoit à i 5 milles de distance.
Le haut fond de Saint-Michel se trouve à environ 5 lieues dans le S. O. 1* S. du phare de Svarferort, ce qui rend sa position très importante à reconnaître, puisque si l’on relève ce feu du N. E. au N. à la distance indiquée , on peut conclure que l'on est très rapproché du danger.
aVNO (Phare de l’ile). La tour de l’île Runo a un feu fixe; elle s’élève à l’extrémité N. de l’ile, située au milieu d’un banc sur lequel il reste peu d’eau; on ne doit jamais l'approcher à une distance moindre de 4 milles.
&XGA ( Phare). On a établi sur la digue du fort Cornet, près de Riga, un phare qui a été allumé pour la première fois le i 5
juin 1818. Il est composé de deux feux; le premier, élevé de 3 i mètres 994 millimètres au-dessus du niveau de la mer, est visible à près de 4 lieues de distance; le second, placé sur la même ligne, à 7 mètres 618 millimètres de hauteur ne s'aperçoit qu’à deux lieues un tiers environ.
Le feu inférieur indique l’approche de l’endroit où l’on peut mouiller, et sert à faire éviter le récif qui s’étend devant Magnusholm, ainsi que le banc de sable qui entoure cette île. II éclaire en même teins l’entrée des navires dans l’embouchure de la Duna.
Les instructions nautiques apprennent que pour donner en rivière, il faut relever l’une par l’autre les deux balises de 45 pieds de hauteur plantées sur la rive droite de la Duna ; celle qui est le plus en dehors, est surmontée d’une boule; l’autre est terminée en triangle. 11 n’y a sur la barre que 12 à i 3 pieds d’eau. Les bouées ou tonnes qu’on doit laisser à tribord en entrant , sont peintes en blanc et celles de la rive opposée en noir.
DOMESNAES ( Phare ). Il y a deux tours à feu sur la pointe Domesnaes, qui est l'extrémité N. E. de la côte de Courlande : ces tours sont carrées, peintes en blanc et peu élevées; quand on les voit l’une par l’autre dans le N. O. ( corrigé), on est dans l’alignement du récif dont l’extrémité avance à 3 milles au large de la pointe ci-dessus, dans la direction N. E. En naviguant dans la baie de Riga , on doit manœuvrer de manière à ce que l’angle de ces deux feux, que l’on voit à l’E. , s’accroisse toujours; dans le cas contraire, ce serait une preuve que l’on court sur la côte de Courlande.
Indépendamment des phares ci-dessus, qui appartiennent à la Russie, il en est quelques-uns dont le placement n’est point indiqué d’une manière assez précise pour pouvoir les donner dans leur ordre géographique; se sont :
PDLONQUE (Feu). On a construit sur le cap Pulonque et à 120 toises du rivage, un phare dont la tour peinte en blanc, s’aperçoit à plusieurs lieues au large.
HEESEANK (Feux). On a placé sur cette forteresse deux feux l’un au-dessus de l’autre. Nous manquons de description ultérieure.
Le Moniteur du 2g mai 1 828 donne l’indication d’un phare qui serait placé près d’Ulto, sur les côtes de Finlande; autrefois composé d’un feu tournant, il serait aujourd’hui converti en un feu fixe, et élevé de cent pieds au-desssus du niveau de la mer.
DES PHARES, etc., DE LA PRUSSE.
3 CXMXL ( Phare}. Ce phare est à feu fixe et entretenu toute l’année à l’exception du mois de juin et de juillet; on le laisse à bâbord en entrant dans le Curische-Haff; je dois les renseignemeus suivans à la bonté de t\. Schwartz, vice-consul de France àKœnigsberg, et on peut par conséquent y compter.
Ce fut en 179a que le commerce de la ville de Memel sollicita le gouvernement pour la construction de son phare, dont l’achè- -vement n’eut lieu qu’en 1796; ce fut le i" septembre de cette année que ses feux furent allumés pour la première fois.
L’expérience prouva par la suite que ce phare, qui ne s’élevait qu'à 75 pieds au-dessus du niveau de la mer, manquait de hauteur, et en 1819, il fut décidé de le relever de a 5 pieds et d’introduire en même teins quelques améliorations dans son système d’éclairage.
Le feu en est fixe et produit par i 3 lampes d ’Jrgant, munies de réflecteurs paraboliques de 20 pouces de largeur sur 8 de profondeur; par un tems clair, on distingue le feu à 5 milles de i 5 au degré; on ne l’allume à la vérité que du i" août au 3 o mai suivant, mais il faut remarquer que pendant le solstice d’été, les nuits y sont assez claires ponr que l’on distingue facilement tous les objets.
Plusieurs signaux et amarques ont été placés, auxquels il faut faire la plus grande attention, lorsqu’on veut passer sur la barre de Memel par un teins qui ne permet pas aux pilotes de sortir; une instruction avec un plan particulier, qui indiquent la ligne à suivre, dans ce cas, ont été publiés par les autorités locales, et c’est évidemment à elle qu’il faut recourir pour éviter toute espèce de danger.
Trois remarques se trouvent entre la ville et le phare; il faut les amener en ligne avec la bouée noire extérieure , qu’on peut passer de l’un ou l’autre côté; puis donner entre deux autres bouées et continuer en tenant les remarqnes de terre en ligne , jusqu’au mouillage, après avoir dépassé le fanal.
BRU8TXB.-OKT ( Feux ). Ces feux sont placés sur le cap du
même nom et au nombre de deux, d’après la carte réduite de la mer Baltique publiée en i8i5 par le dépôt général de la marine.
D’après une communication dont m’a honoré M. Schwartz , ces feux consistent en deux amarques au sommet desquelles on hisse , pendant la nuit , deux lanternes. La terre y est de 1 1 7 pieds au-dessus du niveau de la mer , et les lanternes à 10 pieds plus haut; cependant, comme la lumière n’est produite que par des chandelles, elle ne se distingue qu’à une petite distance.
PXLIiAV (Phare). La construction de ce phare fut commencée en 1806 , mais ce ne fut qu’en 1811 que le feu y fut allumé. La hauteur de la tour est de g 5 pieds au-dessus du sol, mais la lumière est à 100 pieds au-dessus du niveau de la mer; ce feu est j fixe et produit par onze lampes (TArgant, à réverbères, qui présentent une lumière claire et brillante ; H est disposé de manière à ce que , au moment de perdre celui de la pointe Hela de vue, on puisse retrouver celui de Pillau, qui n’est allumé pendant toute la durée des nuits , que depuis le 1" août jusqu'au t 5 mai. Le phare de Pillau est à 6 milles S., à-peu-près, du feu de Brusterort. Son élévation permet de voir ce beau feu à 4 milles t/2 de distance.
On a placé trois grandes balises en ligne du phare pour conduiredans lapasse; mais lepremier objet qu’on remarque du large, est une grande tour élevée de 120 pieds au-dessus du niveau de la mer , près du village de Alt-Pillau ; elle se présente de loin comme un navire sous voiles et à trois mâts; on la voit par un tems clair à 6 railles ( de t8 au degré)..
DAN T ZI CK ( Phare). -Ce phare est placé à la pointe O. de la nouvelle entrée de la Vistule, d’après la carte citée ci-dessus; il est éclairé par le gaz, muni de lampes d’Argant et garni d’un miroir parabolique. Avant l'adoption de ce système d’éclairage, on entretenait le feu au moyen de la cire.
Jusqu’à présent, on était dans l’usage d’éteindre le i 5 mai et de rallumer le r Cr août le feu du phare de Rixhocft. Celui de Neufahnvasser (nouvelle entrée) devait également cesser le 25 mai, pour ne recommencer que le 2 5 septembre suivant. Actuellement , ces deux feux ainsi que celui de Hela sont allumés sans interruption pendant toute l’année. Enfin, dans une annonce insérée au Moniteur du 14 juin 18x7, on apprend que’ la direction du double feu du Neufuhrwasser n’a point été changée par la construction du nouveau phare qui vient d’y être établi.
OXHOFF ( Signai. ). Ce signal est placé à l’O. de Dantzick, d’après le plan de la rade de cette ville, levéparM. Fayole en x 8 x 5 .
HK.A ( Feu de la poikte }. Cette pointe est surmontée d’un fanal, d’après la carte citée ci-dessus, et le plan de la rade de Dantzick; son feu est tournant.
CEIXEN’ ( Feu ). Ce feu est placé à l’entrée du chenal de Stralsund, d’après la même carte; on n’en connaît pas la description. *