DES PHARES DU DANEMARCK
Indépendamment des phares ci-dessous , les feux à'Jnholt, etc. sur les côtes du Danemarck , ont été décrits avec ceux de la Suède, placés à l’entrée duSund, page 4 .
TBAVEMUKDE ( Fanal). D’après le plan de la baie de Lubeck, levé par M. Eteautemps-Beaupré, et publié en 1 8 1 5 , if existe un fanal qu'on laisse à tribord en entrant dans la passe de Travemunde.
rLAKEEBIERO (Feu J. La carte réduite du Grand-Belt, publiée en i8i 5, place un feu à l’extrémité S. de la pointe Flakkebierg (île Langeland); description inconnue.
Kjnrss-HOTXD (Fanal). La même carte indique un fanal à Knuds-Hoved , pointe E. de Fionie.
* D’après une lettre de M. de Sack (président de la régence de Slcttin) , que je dois à la bienveillance de M. Bacalan, consul de France dans cetle ville, il parait que sa majesté le roi de Prusse a ordonné la construction de plusieurs nouveaux phares , le long des côtes de la Poméranie , mais qu’ils ne sont point encore en fonction.
La même lettre annonce qu’on trouve actuellement sur ces côtes, trois remarques ; un phare à Arcona dans l’ile de Rugen, un fanal à S>vinnamunde,
, port de Stettin , qui n’est pas encore en activité, et un fanal à Jershoff près de Rugenwalde , dont on est occupé à construire le bâtiment.
Comme M. de Sack a la bonté de me promettre les descriptions particulières de ces feux aussitôt leur établissement achevé, j’espère pouvoir les donner dans I’appendix.
THUNOX ( Phare ). D’après la carte réduite de la mer Baltique précitée, un phare est construit sur cet Ilot, placé entre le Jutland et l’île Samsoe.
CORSOïR ( Fanal ). Un autre fanal est indiqué sur l’extrémité de la presqu’île , vis-à-vis de Corsoer ( côte O. de la Zélande ),sur le Grand-Belt.
GHUOSIB-ODDI ( Feu ). Enfin , un troisième feu est marqué sur cette pointe (extrémité S. de l’ile Falster), dont nous manquons encore de description.
STEVEWS-KXINT (Fanal). Le gouvernement danois a fait élever sur les falaises élevées de Steven’s-Klint, à la côte de l’île de Zélande, un fanal consistant en lampes tournantes à 6 réverbères, qui font un tour en trois minutes, de sorte que dans ce court espace de tems, une grande lumière parait et disparaît alternativement six fois.
Par ce moyen on le distingue facilement du feu de charbon de terre qui brûle pendant les mois d’hiver sur la côte opposée de la Suède, près de Falsterbo.
Le fanal du cap Stevens esta i/,o pieds au-dessus du niveau de la mer, établi dans un bâtiment construit à la pointe S. de Steven’s-Klint, à la distance de 44 °° pieds dans le N. N. E. de l’église de Hoyerup. Le bâtiment est toujours peint en blanc et sert de point de reconnaissance le jour. Ce fanal a été allumé pour la première fois le I er août 1818. Depuis le jour de Pâques jusqu’à la Saint-Michel , on l’allume depuis une heure après le coucher du soleil jusqu’au lever suivant , et de la Saint-Michel à Pâques, depuis une demi-heure après le coucher jusqu’au lever.
CRONINBOIJRG ( Feu). On entretient pendant toute l’année un feu à Cronenbourg; il consiste en un fanal qu’on hisse tous les soirs sur une des tours de la forteresse.
KT AK Kt HOVID ( Feux ). Le cap Nakkehoved , sur la côte N. de l’île de Zélande , étant un point essentiel à reconnaître ; on y a établi deux feux fixes renfermés dans des lanternes qui n’ont point d’ouverture du côté de l’intérieur des terres et qui répandent une très grande clarté ; on les découvre à 5 et 6 lieues; celui N. O. a 1 43 pieds d’élévation au-dessus de la mer, et l’autre n’en a que 73 pieds.
C’est à petite distance du cap, aux villages de Gilleleye et d’Hornbeck , qu’on trouve les pilotes; le moyen de les appeler sur toutes les côtes du Danemarck, est de mettre un pavillon en tète du mât de misaine, en appuyant ce signal d’un ou plusieurs coups de canons ; ils ne conduisent que jusqu’en rade d’Elsenenr.
TRISDILEN ( Balise ). L'écueil de Trindelen , au N. de Lessoc , est un des points les plus dangereux du Cattegat ; il est situé à 6 lieues 8. O. corrigé de l’ile Wingoe; il n'a qu’une eneâblure de diamètre et 4 ou 5 pieds d’eau. On y a placé une balise qui sert à le faire reconnaître de jour; il est accore partout, excepté au N.E. et à l’O., où des récifs s’avancent à une très petite distance.
Il existe deux autres dangers portant le même nom , un à la pointe S. de l’ile Falster, en dehors du feu de Griedser-Odde , l’autre dans la passe de Malmo (côte de Suède). Il vaudrait mieux ne point appliquer les memes dénominations à des objets semblables, même quand ces noms auraient une signification quelconque ; on éviterait par là une confusion qui embarrasse souvent dans les recherches.
SKAOEN (Fawal). L’extrémité de la pointe septentrionale du Jutland, quoique très basse , se reconnaît facilement par une tour à feu bâtie dans l’O. de cette pointe , et qui est peinte en blanc. Cette tour est élevée de 63 pieds danois au-dessus du niveau de la mer; on y entretient toute l’année un feu fixe et à l’air libre; on peut l’apercevoir de 5 à 6 lieues en mer, soit de jour ou de nuit. Au S. de cette tour, on trouve à petite distance une église très remarquable, qu’on voit presque en même tems; il faut se tenir en garde contre les récifs de la pointe.
ARTBAUS (Remarques). Placés à l’angle N. O. de la presqu’île de Jutland, ces remarques consistent en moulins qui se voient à 6 lieues au large, par un tems favorable; la côte comprise entre elles et le feu du cap Skagen , est très basse.