‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 107 sur 148 · CANICULE. — PAPILLE · texte numérisé non relu

CANICULE. — PAPILLE

la feuille. De Candolle ( Théorie élémentaire de la botanique ) cite ce terme comme un des plus inutiles qui ait été produits par la manie de créer des mots pour chaque forme exceptionnelle,

Panieule, Paniculaf sorte d’inflorescence appartenant au type indéfini. La panieule peut être considérée comme un épi dont les pédicellesuniflores disposés sur l’axe seraient remplacés par des pédoncules rameux et c’est-à-dire pluriflores ou multiflores, ces pédoncules fleurissant à partir de celui . qui est situé le plus bas, et la floraison continuant à se faire de la base au sommet. Telle est l’inflorescence chez un grand nombre de Graminées, etc. Lorsque les rameaux de la particule sont dressés et appliqués le long de l’axe en se recouv rant les uns les autres, la panieule est dite spici forme ; on donne. aussi à ces panicules le nom d 'Épis composés. — Le Corymbe est une panieule dont les rameaux partant de diverses hauteurs arrivent tous au même niveau, en raison de leur longueur d’autant plus grande qu’ils sont situés plus bas et qu’ils sont plus extérieurs. — Des Cymes (inflorescences définies) disposées autour d’un axe principal indéfini constituent une inflorescence mixte (cymes disposées en panieule).

paniculé, paniculatus ; se dit d’une tige florifère dont les rameaux constituent une panieule.

annexterne, Pannexterna. M. de Michel, n’admettant que deux parties essentielles dans le péricarpe, l’externe et l’interne, a nommé une Pannexterne,et l’autre Panninterne ( Panninterna ) (inadmis).

Papilionacées (Fleur des). Les diverses pièces de la corolle ont été désignées par différents noms chez la famille des Papilionacées : le pétale supérieur est nommé Étendard , les deux pétales latéraux sont désignés sous le nom â' Ailes , et les deux pétales inférieurs rapprochés ou adhérents entre eux, ont reçu le nom collectif de Carène.

Papille, Papilla ; on a donné le nom de papilles à de petites rugosités coniques rapprochées qui couvrent certaines surfaces; la partie stigmatique des branches du style chez les Composées est hérissée de papilles.

PAPILLEt'X. — PARALLÈLE.

pa pi lieux, papillosus ; qui est hérissé de papilles. — papilliformis en forme de papille.

pappiformis ; en forme d’ Aigrette ou Papputr.

papposus, qui est pourvu d’une aigrette. Akenia , Semina pap~ posa , akènes , graines munies d’une aigrette.

PappuSy Aigrette (voir ce mot).

Papule, Papula . Proéminences succulentes qui existent à la sur-

« face de certaines feuilles , par ex. chez le Mesambryanthemum crystallinum.

papuleux, papulosus; se dit d’une surface couverte de papules.

Papyracé , papyraceus ; qui a la consistance du papier.

Paquet, Fasciculus , Glomerulus; terme vague et inusité qui a été employé par d’anciens auteurs pour désigner diverses agglomérations de fleurs. Tournefort a appelé Paquets les épillets des Graminées.

parabolique, parabolicus; dont la circonférence est un ovale, c’est-à-dire une courbe analogue à celle qui résulterait de la section oblique d’un corps conique. Se dit en botanique d’une circonférence ovale , dans les cas où l’ovale est très allongé. (Peu usité.)

Paracarpe, Paracarpium (Link); nom donné à l’ovaire rudimentaire , dont on trouve des traces chez la plupart des fleurs mâles ou stériles ; cet organe est en général réduit à un mamelon de tissu cellulaire.

Paraeorolle, Paracorolla (Link) ; nom donné à la corolle ou au périanthe supplémentaire qui, dans le genre Narcissus, par ex., est situé en dedans du périanthe. Cet organe a été désigné sous les noms de nectaire et de couronne ; dans le cas cité , le Paracorolla est composé de six pièces comme le périanthe. Chez le Narcissus poeticus ces pièces , soudées, sont courtes et d’un rouge qui tranche sur le périanthe blanc; dans le N, Pseudonarcissus , elles constituent un long tube jaune de la même couleur que le périanthe.

parallèle, parallelus ; sç dit d’une ligne ou d’une surface également distante d’une autre dans tous ses points. — Chez les Crucifères, le fruit se compose de deux carpelles opposés, séparés par une cloison membraneuse. Dans certains genres de

PARAPÉTALE. — PARAPHYSES.

la division des siliculeuses, il arrive que les feuilles carpellaires sont presque étalées à plat l’une sur l'autre; la cloison qui les sépare est alors aussi large qu’elles (le Draba verna présente un exemple de cette disposition ). 11 arrive aussi, chez d’autres genres, que chacune des deux feuilles carpellairesest pliée en deux longitudinalement dans toute sa longueur; la cloison qui sépare ces deux feuilles pliées et unies bord à bord est nécessairement très étroite ( le Capsella Bursa-pastoris en offre un exemple). Dans le premier des cas que nous venorts de citer, les valves (les feuilles carpellaires) ont été dites parallèles à la cloison ; dans le second cas, elles ont été dites perpendiculaires à la cloison; ces expressions sont vicieuses, et donnent des idées fausses. En effet, l t a cloison, dans tous les cas, unit les bords des valves, et ne change pas de position relativement à elles, elle est seulement plus ou moins large, et les feuilles carpellaires sont planes ou pliées en carène.

Parapétale, Parapetalum. Mœnch a donné ce nom aux appendices quelconques que peut présenter la corolle. Link a limité le sens de ce mot aux parties qui ressemblent à des pétales; mais cette définition est presque aussi vague que la précédente* ** car toutes les parties de la fleur peuvent se transformer en pétales. Aussi a-t-on décrit sous le nom de para pétales des étamines réduites au filet, des dédoublements et des multiplications de pétales , des écailles nectarifères , etc. Les pièces de la couronne des Borraginées, du Laurier-rose, des Lychnis, etc., ont principalement été désignées sous le nom de parapétales. (Voir le mot Couronne.)

Paraphyses, Paraphyses , Fila succulenta; filaments articulés qui , dans la famille des Mousses, sont entremêlés avec les anthéridies (fleurs mâles ?) et avec les fleurs femelles. En général, les paraphyses sont composées d’un seul rang d’articles superposés, rarement de plusieurs rangs. Elles sont cylindriques ou plus rarement renflées en massue ; leur nombre est irrégulier; chez certaines espèces elles manquent complètement. Chez les groupes de fleurs femelles, qui dans le plus grand nombre des cas existent chez les Mousses, il arrive fréquemment qu’une

seule fleur se développe et passe à l’état de fruit; les autres

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