‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 108 sur 148 · PARASITE · texte numérisé non relu

PARASITE

fleurs se flétrissent et persistent avec les paraphyses sur ic lorus ou réceptacle, qui s’allonge pour former la base du pédicelle de l’urne. Les paraphyses sont généralement considérées comme résultant de fleurs femelles (archégones) ou d’anthéridies avortées ; leur rôle physiologique n’a point encore été déterminé. — Dans la famille des Lichens il existe aussi des paraphyses constituées chacune comme celles des Mousses, par un filament' articulé; ces paraphyses, serrées les unes contre les autres et entremêlées de thèques, forment la couche fructifère qui tapisse le réceptacle. L’ensemble , constitué par le réceptacle et par la couche fructifère ou noyau fructifère composé de paraphyses et de thèques, a reçu le nom d 'Apothecium; les apothecium revêtent les formes les plus variées. (Voir le mot Apothecium.) — Ainsi que la plupart des organes des plantes cryptogames , les paraphyses doivent être étudiées au moyen d’instruments grossissants; pour bien voir celle des Lichens, on doit couper une tranche verticale mince d’un Apothecium, et placer cette tranche entre deux verres dans le champ du microscope.

parasite, parasitions; on a donné l’épithète de parasites aux plantes qui végètent sur d’autres plantes vivantesqui leur servent de terrain, et dont elles s’assimilent les sucs nourriciers. Certaines plantes parasites germent sur la plante qui est leur

. nourrice ; tel est le Gui ( Viscum album), dont les fruits ou les graines enduites d’un mucilage gluant s’attachent aux écorces d’un grand nombre d’arbres , et y végètent dès leur germination. Le Gui n’a d’autre racine que l’organe qui s’enfonce dans l’écorce de l’arbre : cet organe s’épanouit en une couche

• ligneuse qui constitue une véritable greffe naturelle. D’autres plantes parasites commencent à végéter avec leurs propres ra-

• cines, et ce n’est qu’un peu plus tard que leurs racines ou quelques unes seulement de leurs racines s’accolent par leur extrémité (qui s’organise en suçoir) contre les racines des plantes voisines dont elles absorbent les liquides; tel est le mode de végétation des Orobanches et des Lathrea. M. Decaisnea constaté que les Melampÿrum sont parasites de la même manière. Chez les Cuscutes, le mode de parasitisme diffère en ce que les su-

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