‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 114 sur 148 · PLACENTA · texte numérisé non relu

PLACENTA

Placenta, Placentarium , = Placentaire ; on désigne sous ce nom la partie de l’ovaire à laquelle les ovules sont insérés. Le placenta a été considéré par plusieurs botanistes comme une prolongation de l’axe de la fleur. Dans le cas assez rare où la placentation est centrale et libre, la prolongation placentaire de l’axe ne présenterait aucune adhérence avec les carpelles. Dans des cas beaucoup plus fréquents, ces prolongations placentaires seraient soudées avec les bords des feuilles carpellaires, que ces feuilles, étant fermées et soudées par leurs faces, constituent un ovaire pluriloculaire (dans ce cas la placentation constitue une colonne centrale adhérente aux cloisons qui viennent y aboutir, et est dite axilë) ; ou que ces feuilles, étant ouvertes et soudées par leurs bords seulement , constituent un ovaire pluricarpellaire et uniloculaire (dans ce cas, la placentation est constituée par des cordons espacés appliqués à la face interne du péricarpe et est dite pariétale). L’opinion que le placenta est de nature axile (est un prolongement de l’axe) est fondée sur cette loi, que dans les cas normaux les bourgeons naissent sur des axes et non sur des feuilles ; or, les ovules ayant certains rapports avec les bourgeons, il devait paraître peu conforme à cette loi qu’ils fussent insérés sur les feuilles carpellaires. Néanmoins, des faits tératologiques nombreux qui sont venus éclairer la question ont démontré que bien que les ovules ne fussent pas sans analogie avec les bourgeons, ils sont insérés en réalité sur les feuilles carpellaires, de la même manière que les folioles d’une feuille composée sont insérées sur le rachis. Dans cette manière de voir (qui est la mienne), les ovules seraient émis par le bord ou par la face interne des feuilles carpellaires, l’atténuation de la base de l’ovule constituerait un pétiolule qui serait le Funicule , et la réunion ou la décurrence des pétiolules ou funicules constituerait une ligne décurrente désignée (quand les ovules sont marginaux) sous le nom de ligne placentaire ou cordon placentaire. Une feuille carpellaire présente généralement deux lignes placentaires ( une h chacun de ses deux bords) ; ces lignes, réunies deux k deux dans le cas de carpelle fermé, ou réunies deux k deux, mais appartenant k deux carpelles voisins dans le cas

PLACENTATION. — PLATEAU.

d’ovaire pluricarpellaire et uniloculaire, constituent des lignes doubles (placentation pariétale), ou qui se trouvent réunies en une colonne centrale chez les ovaires plurilocutaires. L’idée que le placenta est une dépendance de la feuille carpellaire est partagée par un certain nombre de botanistes, mais ils regardent les lignes placentaires comme procédant de bas • en haut, c’est-à-dirc de la feuille à l’ovule, tandis que je regarde les lignes placentaires comme procédant de haut en bas, c’est-à-dire, comme constituées par des décurrences de l’ovule. Une difficulté assez grande existe pour expliquer, dans ce système, le placenta central libre que l’on observe dans la famille des Primulacées et dans celle des Lentibulariées; les faits téra tologiques qui sont à ma disposition ne m’ont point encore éclairé sur ce point, néanmoins il me semble voir une certaine analogie dans la placentation des Primulacées et dans la placentation des ovaires ou des carpelles uniovulés à ovules dressés, dans la famille des Labiées par exemple. (Voir le mot Ovule.)

Placentation, Placentatio ; se dit de la disposition que présentent les lignes placentaires ou le placenta chez les ovaires et chez les fruits. La placentation est susceptible d’être : pariétale , axile, centrale libre, etc. (Voir le mot Placenta.) plan, planus : une surface plane est celle sur laquelle on peut appliquer en tous sens une ligne droite , c’est-à-dire , qui ne présente ni courbure, ni élevures, ni dépressions. planifiais, qui habite les plaines. (Inusité.)

Plante, Planta ; = Végétal , Vegetabile; dans les mots composés grecs: phytos , botanè , botanos. (Voir le mot Végétal.) Plantule, Plantula ; on donne ce nom à l’embryon déjà développé par la germination, c’est-à-dire dont la radicule s'est allongée et dont la plumule s’élève au-dessus du ou des cotylédons. Quelques auteurs ont nommé plantule l'embryon considéré dans la graine, abstraction faite des cotylédons.

Plantulatio (C. Rich.) , synonyme de Genninatio , Germination. Plateau, Lecus (DC. ; >«<>?, écusson), nom donné chez les bulbes, à la partie, ordinairement en forme de disque, qui représente la tige et émet inférieurement des racines à sa circonférence.

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PLEIN. — PLOPOCaM»E. 737

Pt supérieurement un ou plusieurs bourgeons (qui constituent la partie la plus volumineuse du bulbe, et se développent en feuilles, et en tige ou pédoncule florifère). (Voir le mot Bulbe.) platysy dans les mots dérivés du grec, signifie large, en latin latus. — platycarpus , à fruit large.

plein, plenus ; chez les plantes herbacées, on nomme Tiges pleines celles qui ne sont pas tistuleuses , et particulièrement celles dont la moelle est volumineuse. — En général, on nomme pleins les organes qui ne présentent point de cavité intérieure.

plenus ( Flos ) fleur double (voir le mot double). pleioy dans les mots composés dérivés du grec, signifie plusieurs; en latin, pluri. — pleiocyclus , à plusieurs tours de spire, pleiophylluSj à plusieurs feuilles.

pleurorhizœ {Crucifère p) (Koch), Crucifères dont l'embryon est à radicule commissurale on accombante. (Voir le mot accombant.) plicativus , plissé, marqué de plis. On nomme préfloraison plicative ou plissée, Prœfloratio plicativa , celle qui existe lorsque les feuilles étant palminerves, elles sont plissées selon les nervures, dans le bouton, à la manière d'un éventail fermé. plicatus , plié longitudinalement; transverse plicatus , plié hori- . zontalement.

plié (Ovule), = camptotrope; se dit d’un ovule courbé dont les deux moitiés sont appliquées l’une sur l'autre. L’ovule courbé proprement dit a été design! par les épithètes de campulitrope et campylotrope. L’ovule en parti courbé , en parti semi-réfléchi , a été désigné par le mot amphitrope. ( Voir les mots Ovule et courbé.)

plié (Embryon), l’embryon plié ou courbé a été désigné par l’épithète d’amphitrope. (Voir le mot courbé.) plissé, plicativus; qui offre une série de plis longitudinaux, comme un éventail.

plombé, plumbeus ; de couleur de plomb , d’un gris cendré un peu bleuâtre.

Plopocarpe, Plopocarpium ; nom donné par M. Desvaux aux fruits (composés d’un verticille de carpelles libres, secs et déhiscents ) des Aconitum , des Sedum , des Spirœa , etc. — M. de

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