‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 16 sur 148 · ARBRE. — ARBRISSEAU · texte numérisé non relu

ARBRE. — ARBRISSEAU

dra> undulatciy hyppophaefolia , purpurea, rubra , vminalis , repens, sont des arbrisseaux plus ou moins élevés, et les S. Seringeana , cinerea , aurita et caprea , des intermédiaires entre les arbres et les arbrisseaux; plusieurs espèces du genre Populus (Peuplier), la plupart naturalisées, Ztetu/a alba (le Bouleau), A/nus viscosa (l’Aulne), Myrica Gale et Platanus orientalis (le Platane, naturalisé). — Dans la division des Gymnospermes : Juniperus communie (le Genévrier) et plusieurs espèces naturalisées, Taxus baccata (l’If), Pinus sylves tris (le Pin), P . maritima t etc., Larix Europœa (le Mélèze), Abies vulyaris (i’Epicea), Picea vulgaris (le Sapin), etc. — Dans l’embranchement des plantes Monocptylédonées, nous trouvons aux environs de Paris une seule plante ligneuse : le Ruscus aculeatus (Petit-Houx); c’est à cet embranchement . qu’appartient ld famille des Palmiers. Enfin, dans l’embranchement des plantes Acotylédonées, nous ne trouvons aucune plante ligneuse indigène; il existe des fougères exotiques arborescentes.

Arbrisseau et Arbuste , Frutex, Arbuscula. Arbre peu élevé, à tiges plus ou moins nombreuses, ramifiées dès la base; par exemple : l’Aubépine, le Prunellier (Prunus spinosa) t etc. — On nomme sous-arbrisseaux ou plantes frutescentes des plantes ligneuses de très petite taille, par exemple, le Genêt-à-balais (Sarothamnus scoparius) t le Genista Anglica, etc. — On réserve le nom de plantes sous-frutescentes à celles qui ont une souche vivace ligneuse, mais dont les tiges sont herbacées au moins dans leur partie supérieure, et dont il ne persiste que la base qui donne chaque année. naissance k de nouveaux rameaux annuels, par exemple la Lavande, la Sauge offici- • nale, etc. — L’emploi de ces termes généraux, destinés à peindre seulement l’aspect extérieur des plantes, ne doit pas dispenser de décrire les modes de végétation si variés que présentent les diverses espèces. — On distinguait autrefois les sous-arbrisseaux ou plantes frutescentes des arbrisseaux par le manque de bourgeons chez les sous-arbrisseaux; mais la distinction fondée sur ce caractère est illusoire, car il n’y a point de tige qui ne présente des bourgeons; seulement ils

AncnÉGOXE.

sont quelquefois peu développés avant le printemps ; on trouve d'ailleurs tous les intermédiaires entre les plantes dont les bourgeons ne sont visibles qu'au printemps et celles où ils * sont visibles dès l’automne. * * v * , •

Archégone, Archegonium, Pistillidium. Ce nom a été proposé (par M. Bischoff) pour désigner le premier état de l’organe • connu sous le nom dç sporange; l’archégone serait au sporange, chez les Cryptogames, ce que l’ovaire est au fruit chez les Phanérogames; les archégones des Mousses et des Hépatiques seraient/dans cette nomenclature, désignés particulièrement sous le nom d' archégones pistilli formes. Le nom seul d" archégone a été adopté, et on l’applique seulement k la désignation du sporange chez les Mousses et les Hépatiques, pendant la période qui correspond k la floraison. Chez ces deux familles, les archégones sont généralement de formes assez voisines ; la forme la plus ordinaire rappelle celle d'un carpelle libre et isolé; dans le premier Age, celte forme est cylindrique, puis la base de ces organes se renfle, et ils prennent la forme d’une petite bouteille étroite k col allongé et terminé par un léger évasement. — Les archégones se composent d’une membrane externe celluleuse transparente ( Epigonium ), et d’un sac intérieur d’une couleur rougeâtre ( Endogonium ). V epigonium recouvre Y endogonium et constitue à lui seul le col de l’archégone; ce col est ordinairement creux et ouvert k l’extérieur. L "endogonium est sans ouverture. — Après la période qui correspond k la floraison, î'archégonc, en passant à l'état de fruit, éprouve de curieuses transformations. La base de Y endogonium s’allonge en tfn pédicclle grêle en forme de soi c {Pedicellus t PedunculuSy Thecaphora , Seta), qui élève V endogonium devenu capsule bien au-dessus du niveau qu'il occupait d’abord. Vepigonium ne se développe pas dans la même proportion ; aussi arrive-t-il qu’il est déchiré par le corps central; chez les Hépatiques, cette déchirure se fait un peu au-dessous de son sommet, et il se trouve réduit k une sorte de gaine membraneuse (Ochrea) qui persiste k la base du pédicclle. Chez les Mousses, la déchirure se fait circulairement a la base de Vepigonium, dont il reste ou non des débris qui constituent une

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petite gaine ; la plus grande partie ou la totalité de Vëpigonium est entraînée par Yendogonium devenu capsule; il recouvre cette capsule d’une sorte de capuchon membraneux ordinairement terminé en pointe et qui a reçu le nom de coiffe 0 Calyptra ). Cette coiffe étant, dans le principe, adhérente k l’urne, continue à croître; néanmoins la capsule grossissant dans une

- proportion plus rapide, la coiffe se fend longitudinalement d’un coté et recouvre obliquement la capsule.— L 'endogonium, devenu capsule, se partage en quatre valves chez un grand nombre de genres de la famille des Hépatiques. Dans le genre Anthoceros , la capsule est bivalve et a la forme d’une longue silique; dans le genre Riccia, elle est confondue avec la coiffe et se rompt irrégulièrement , etc. Chez les Mousses, la capsule est d’une structure assez complexe; elle s’ouvre au moyen

- d’un opercule qui se détache de son sommet k la maturité; cette capsule est désignée sous le nom d 'Urne ( Urna ) (voir ce mot). Daus Te genre Andrœa , l’urne se partage en U valves et constitue une sorte de transition vers la capsule des Hépatiques. Les capsules renferment les spores, et, chez la plupart des Hépatiques, de petits organes nommés élatères, qui sont le résultat de cellules découpées en spirale.-— Chez les Mousses, les archégones sont situés dans un involucre nommé périchèse ( Perichœtium ), l’involucre des anthéridies se nomme périgone {Perigonium); ils s’y trouvent mêlés k des organes consistant en filaments cloisonnés que l’on nomme Paraphyses, et sont' ordinairement groupés en assez grand nombre dans un même périchèse, mais, en général, un seul passe k l’état de fruit dans chacun de ces groupes, les autres s’atrophient, et il résulte de l’allongement du réceptacle qui constitue le pied de l’archégone fertile, que les archégones stériles paraissent être insérés sur la base du pédicelle de la capsule.

arcte (adv.), étroitement ;..+arctc imbricatœ étroitement imbriquées (écailles).

arcuatus , arqué, courbé en arc.

arenarius , = arenosus , = sabulosus , qui se plaît dans les lieux sablonneux (de arena, sable, grève, lieu sablonneux).

Aréole, Area , tache circulaire, cercle coloré occupant le fond

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