‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 17 sur 148 · ARÊTE. — AU ILLE · texte numérisé non relu

ARÊTE. — AU ILLE

d’une corolle v etc. — areùlatm , aréole, marqué , d'une aréole.

Arête, Acies; ligne saillante qui résulte de l'intersection de deux • plans qui ne se prolongent point au delà. On se sert du mot - angle pour désigner les arêtes des tiges anguleuses, le mot arête étant employé plus spécialement dans le sens d 'arista, pointe roide. '

Arête, Avista; prolongement ou appendice filiforme droit et roide. La nervure de certaines feuilles bractées, sépales, etc., en se prolongeant au delà du limbe, constitue une arête; telles sont les arêtes desglumes et des glumelles, chez la famille des Graminées. Divers autres organes ont été également désignés sous le nom d’arête, par exemple le pédieelle stérile de l’Ouonis Natrix , qui accompagne le pédieelle fertile, argenté, argenteus , qui a les reflets de l’argent; se dit de feuilles couvertes de poils soyeux et apprîmes.

argute (adv.), finement;... argutc serratus,... finement denté. arhizus , sans racine, qui végète sans produire de racine; te! est le Ixmna arhiza. Certaines plantes parasites, le Gui par exemple, n’ont pas de véritables racines. , arillatus. Se dit d’une graine qui présente un arille.

Arille, Arillus , = Arillode, = Strophiole, = Caroncule, etc. On donne le nom d’arille aux appendices ordinairement charnus ou membraneux que présentent certaines graines, et qui , chez quelques unes, constituent une sorte de cupule qui les enveloppe plus ou moins complètement, et chez d’autres constituent des expansions qui se présentent sous la forme de crêtes, d’ailes, do tubérosités, etc. On désigne plus spécialement sous le nom arille les arilles en forme de cupule, et l’on désigne les arilles en forme d’appendices latéraux ou de crêtes sous les noms de strophiole ou de caroncule. -^On ne saurait déterminer d’une manière exacte la nature de l’arille chez une graine quelconque sans avoir observé celte graine depuis son apparition à l’état d’ovule Jusqu’à l’état dé complète maturité. Or les arilles n’ont été généralement décrits que dans les Généra et les Flores, ouvrages dans lesquels on envisage les organes à certaines périodes seulement de leur développement,

AUILLfc.

le cadre habituel de ces ouvrages ne permettant pas d’exposer la série non interrompue des formes et des états par lesquels passe chaque organe depuis son apparition jusqu’à son développement complet. Aussi ai-je trouvé un grand intérêt à suivre le développement d’un cértain nombre de graines pourvues d’arilles, arilles sur la nature desquels les idées les moins exactes sont encore accréditées; le plus grand nombre des arilles dont j’ai suivi le développement sont évidemment des dépendances soit du funicule (podosperme), soit du raphé, ou des diverses parties du testa : la chataze, l’exostome, ou même une grande partie de l’étendue du lesta. Je désigne ces différents arilles par les épithètes de fifnicultciu, rapheicus, ehala siens, exostomi eus , testaicus, etc. (funiculique, raphéique, ehalasique, exostomique, testaïque, etc*.). Non seulement je considère comme arilles les expansions charnues ou membraneuses, mais même les processus en forme d’aigrette que présentent certaines graines , la nature d’un organe et non sa forme et sa consistance devant décider de sa classification. — Les arilles qui sont le résultat d’un pincement du testa, débordant l’amande, doivent être distingués des arilles qui constituent un appendice d’une texture différente de la texture du testa ou de toute autre partie de la graine ou du funicule qui leur dofine naissance. 11 y a, du reste, de nombreuses variétés dans la forme et les caractères de chacune de ces deux • sortes d’arilles. Un arille en forme d’aigrette existe au niveau du micropyle et est le prolongement de l’exostome ou bord libre du testa, dans la graine des Asclépiadées; une aigrette .de la même forme qui existe chez la graine des Epilobium , est le résultat de racornissement des cellules qui forment la couche extérieure du testa au niveau de la chalase. — Chez la graine du Mœrhingia trinervia ( Arenaria ), l’arille est dû à une sorte d’épanouissement du funicule. Chez les Corydalis , l’arille en forme de crête charnue est le résultat d’une expansion du raphé. Chez les Poîygala et chez les Euphorbes, je crois avoir acquis la certitude, par des observations suivies, que les arilles qui couronnent le micropyle sont le résultat d’un développement charnu de l’exostome ou bord libre du testa rejeté en

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