HAIE
Axilla , Aisselle. — axillaire, axillaris, qui a pris naissance, qui est situé à l’aisselle d’une feuille. Se dit d’un bourgeon né à l’aisselle d’une feuiHe.
azureus , bleu de ciel, bleu céleste; d’un bleu, vif,, mais clair : par exemple le limbe de la corolle du Myosotis palus tris.
Bacca, Baie. ^
baccatus, = baccifoi-mis,en forme de baie, bacciforme. badius , d’un brun roussâtre. . .
Baie, Bacca ; fruit mou et succulent contenant plusieu rs graines, qu’il soit composé d’un seul carpelle on de plusieurs carpelles soudés. — Les baies proprement dites résultent d’un ovaire non adhérent; tels sont, par exemple, les fruits, parmi les Dicotylédones, dans les genres Vitis (Vigne), Rhamnus (Nerprun), Ilex (Houx), Ligustrum (Troène), Solanum (la Pomme de terre, la Morelle), Physalis (Alkekenge), Atropa (Belladone), Lycium , etc.; et parmi les Monocotylédonées f dans les genres Asparagus (Asperge), Conuallaria (Muguet), Polygonatum ,
• Paris t Ruscus (Petit-Houx), Arum (Gouet), etc. — Les baies qui résultent d’un ovaire adhérent ont reçu le nom (peu usité) . de Acrosarqne. L’expression fruit bacciforme (en forme de baie) pourrait être réservée pour ces fruits, qui sont cou- . ronnés par le limbe du calice ou par la cicatrice circulaire résultant de sa destruction. Nous citerons comme exemples les fruits chez les genres Hedera (Lierre), Cornus (Cornouiller), Viscum (Gu\), Ribes (Groseillier), Vaccinium (Airelle), Bryonia (Bryone)r Adoxa , Sambucus (Sureau), Viburnum, Lonicera (Chèvrefeuille), Rubia (Garatfce),* etc., et, parmi les Monocofylédones, le genre Tamus , etc. — Les fruits charnus, mais non succulents, et les fruits succulents, maïs de taille considérable, ne prennent pas le nom de Baie ; les fruits succulents, mais composés d’un seul carpelle monosperme (à une seule graine) comme la cerise, ont reçu le nom de Drupe ou de * fruit drupacé; le fruit du Framboisier se compose d’une réunion de carpelles drupacés. - •
410 BALAUSTA. — BASE.
Balausta . t)n a donné ce nom au fruit du Grenadier (Piwnica granatum), nommé vulgairement grenade. Ce fruit est d’une structure très bizarre; il se compose de deux rangées superposées de carpelles disposés de telle sorte que, dans la rangée inférieure, les placentas sont axiles, et dans la supérieure ils semblent pariétaux. Ces deux rangées de carpelles constituent un fruit adhérent dont le péricarpe est coriace et surmonté du limbe persistant du calice, qui forme une couronne à cinq dents. Les carpelles sont remplis de graines nombreuses pressées les unes contre les autres , dont le testa est gorgé d’un liquide aqueux d’une saveur légèrement acidulé et sucrée*
Balancement organique. On a désigné sous ce nom une loi remarquable en vertu de laquelle le développement d’une partie s’exagère en sens direct de l’atrophie d’une autre partie du même organe. Cette loi explique un grand nombre de phénomènes intéressants, tant du domaine de l’organographie que du domaine de la tératologie. Parmi les organes normaux chez lesquels on doit reconnaître un balancement organique, nous citerons le pétiole du Lathyrus Nissolia , celui des Buplevrum , des Ranunculus gramineus et Pyr enœus, etc.; ce pétiole (qui a reçu le nom de phyllode, phyllodium ) est dépourvu de limbe ' et, par compensation, il est foliacé. Chez le Lathyrus aphaca, la feuille est réduite à un pétiole non foliacé terminé en vrille; par compensation, les stipules sont très amples et prennent l’aspect de véritables feuilles» : /
Baie ou Bâle. Dans la description de la fleur des Graminées, on a donné ce nom h l’ensemble des deux Glumelles. (Voir le mot Glumelle.)
Bandelette, Vitta. Nom employé pour désigner les canaux rèsinifères qui parcourent longitudinalement le péricarpe du fruit des Ombellifères. (Voir les mots Vitta et Canaux résinifères.)
Barbe, Barba (et dans les mots dérivés du grec pogon , ex. : An dropogon), poils disposés dans un ordre régulier, “barbu, barbatMi terminé par une houppe de poils ou bordé de poils longs et flexueux plus ou moins roides.
Base, Basis, La base d’un organe est le point par lequel U tient à son support, et le sommet l’extrémité opposée, quelles que
BASIGYNIUM, — BIS.
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soient la forme et la situation de cet organe. La base et le sommet peuvent se trouver rapprochés si l’organe est courbé ou plié, comme, par exemple, dans une graine de Crucifère. Dans les graines qui résultent d’un ovule réfléchi, la base apparente est le hile; mais chez ces graines, on regarde la chaiaze ou terminaison du raphé comme la base réelle ou base organique. (Voir le mot Chalaze.)
Basigynium = Podogynium; support de l’ovaire, partie du réceptacle qui , chez certaines plantes , élève l’ovaire au-dessus du niveau de l’insertion de plusieurs verticilles de la fleur, chez les Lychnis par exemple.
basilaire, basilaris , qui appartient k la base. — Basis, Base.
Bec, Bostnm; prolongement terminal d’un organe, d’un fruit par exemple, en une pointe roide, épaisse à la base et plus ou moins longue. Dans le genre Carex , le fruit (akène) est renfermé dans une enveloppe bractéale ou périgoniale accrescente nommée utricule; cet utficule est souvent prolongé en bec.
bis, et dans les mots composés bi, deux fois; — bi*alatus, h deux ailes; — bicarinatus , bicaréné, à deux carènes; — bicephalus , ii deux têtes; — bicolor , de deux couleurs; — bicomis, à deux cornes ; — » bicostatus, k deux côtes ; — bicruris, k deux jambes; se dit du style fourchu de la fleur dans la famille des Composées. •*- bicuspidatus , bieuspidé, k deux pointes; — biduus , qui dure deuxjours; — Hennis, qui dure deuxans, bisannuel ;
— bifarius , sur deux rangs; — biformis, de deux formes différentes; — bifidus, bifide; se dit d’une feuille, etc., divisée en deux lobes qui atteignent le milieu de sa longueur (voir la terminaison fide); — blflore, biflorus , qui porte deux fleurs;
— hi foliotas , k deux feuilles ; — bifoliolatus , k deux folioles ;
— bifurcatus , bifurcus et furcatus, fourchu ou bifurqué; ■— bijugus , k deux paires de folioles; — bilabiatus, bilabié; se dit d’une corolle gamopétale k deux lèvres, celle des Lcmiwn par exemple. — büamellatus , qui présente deux lamelles; — bilobatuseX bilobus, bilobé, k deux lobes; — bilocularis, biloculaire, k deux loges; bimulus, qui a deux ans; — binaire (nombre), en nombre binaire signifie disposé par deux; — binatim (adv ), deux k deux; — binatus et binas , géminé, au
U 1 2 BISANNUELLE. — BLASTÈME.
«ombre de deux; — bipartitus, bi partit, fendu en deux au
delà du milieu", — bipinnatiflde, bipinnatifidus , pinnatiflde à divisions elles-mêmes pinnatifides; — bipinnatipartit, bipinnat i parti tus , pinnatipartit k divisions elles-mêmes pinnatipartites; — bipinnatiséqué, bipinnatisectus , pinnatiséqué, à divisions elles-mêmes pinnatiséquées (voir les mots partit - , sëquéj etc., et les mots pinnatipartit, pinnatiséqué, etc.). — biplicatus , plié deux fois; — biporosus , à deux pores, à deux trous; — birimosus , à deux fentes; — biseptatus , à deux cloisons; — biserialis , formé de deux rangs; — bisetosus, muni de deux soies; — biseæualis , pourvu des deux sexes; — 6t'mturatus , à deux sutures; *»— biterné, bitematus , lerné, k divi- ' sions elles-mêmes ternées ou divisées en trois parties ; — btwv/vis, k deux valves.
bisannuelle, biennis (plante) ; plante germant dans l’année qui précède l’année où elle fleurit et où elle meurt. — Les plantes bisannuelles ne fleurissent qu’une fois, et sont herbacées comme les plantes annuelles, seulement elles se développent avant l’hiver qui précède leur floraison, tandis que les plantes dites annuelles germent au printemps et fleurissent et meurent dans le courant de la même année. Les types annuel et bisannuel sont k peine distincts entre eux. Le Cirsium lanceolatum , VOEnothera biennis sont des plantes bisannuelles; chez les plantes dicotylédones bisannuelles, la racine est pivotante, et les feuilles radicales sont disposées en une rosette du centre de laquelle s’élève la fige au printemps. — On remplace souvent, dans les descriptions, le mot bisannuel par le signe ( 2 ). blanchâtre, albidus, = albicans , = albescens ; d’un blanc altéré par une teinte procédant d’une autre couleur.
Blastème, = Blasle, Blastema,= Blastus , (inusité); on a donné ce nom k l’embryon moins le cotylédon ou les cotylédons. Chez les Monocotylédones, le cotylédon est alors nommé hypoblaste, blastophore, ou corps cotylëdonaire (du reste la nature ootylédonaire de l’hypoblaste est contestée par plusieurs botanistes qui le considèrent comme un renflement accessoire, et nomment cotylédon une feuille plus intérieure). — Le nom de blastème a été, dans certains ouvrages, employé k désigner
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