ASTRINGENT. — AUBIER
de là le mot Péristome (autour de la bouche). Chez certains 1 genres de Mousses, l’urne est indéhiscente, c’est-à-dire ne s’ouvre qu’en se déchirant irrégulièrement, les Mousses qui présentent cette structure sont dites astomes, telles sont les espèces du genre Phascum . .
astringent, astringens , adstringens. La saveur astringente resserre en quelque sorte les parois de la bouche et provoque l’émission du produit des glandes salivaires. Plusieurs fruits, avant leur maturité, le fruit mûr du Prunellier, la noix-degalle, etc., ont une saveur astringente.
astylusy qui est dépourvu de style; se dit d’un ovaire dont le stigmate est sessile.
( iUr , noir. •— atratus , qui semble noirci, d’un brun tirant sur le noir.
atrope, atropus (Ovule), qui n’a pas tourné ou basculé; = homotrope « orthotrope. Ces différentes épithètes ont été employées à désigner Vomie droit , ovule dont le micropyle occupe l’èxtrémité diamétralement opposée au hile.* (Voir le mot Ovule.) atropurpureusy d’un pourpre noir.
Atrophie, Atrophia. Phénomène en vertu duquel un organe subit un arrêt de développement, et est réduit soit à un très petit volume, soit à une partie seulement des pièces qui le constituent à l’état normal , soit même à une masse amorphe qui ne rappelle en rien son organisation; dans ce cas, on ne recon^ naît l’organe que par la situation qu’il occupe, atrophié, alrophus , qui est le siège d’une atrophie. atrovirens t d’un vert foncé, d’un vert sombre ou noirâtre, attaché à-, adneœus , =» afpxus , — alligatus , «=? adligatus. atténué, attenuatus ; insensiblement rétréci ou aminci. Les feuilles de la Pâquerette ( Bellis perennis) sont atténuées à la bases, c’est-à-dire qu’elles se rétrécissent graduellement en pétiole. atypicus ; se dit d’une forme plus ou moins éloignée du type normal.
Aubier, Alburnum. Dans les plantes ligneuses de l’embranchement des Dicotylédones , on nomme aubier la couche ligneuse qui s’est formée dans le courant de l’année précédente, et qui n’a pas encore acquis la dureté des couches formées antérieu-
AURICULÊ. — AVORTEMENT. 407
rement. L'ftubier est en général d’une couleur moins foncée que les couches plus anciennes.
audits , dont le volume est augmenté par suite de l’accroissement. aurantiacus , de couleur orangée. — Aurantium, Orange; =Hesprridiufn.
. auratus , couleur d’or. aureus, d’un jaune d’or, auriculé) auriculatus , auritus ; muni d’oreillettes. Se dit d’un pétiole qui présente sur un point de sa longueur, souvent vers sa base, une paire d’expansions foliacées dites oreillettes; la feuille serait dite pinnaiiséquée , si elle présentait plusieurs paires de semblables expansions. La feuille du Sonchus oleraceus (Laiteron) peut offrir ces différentes formes.
Auricula, Oreillette; expansion foliacée à la base d’un pétiole, automnal, autumnalis y d’automne, qui se développe ou qui fleurit pendant l’automne. . . - *
avenius , qui, est dépourvu de nervures, de veines; s’oppose à venosus. ’ ,
Avortement* Abortus. Cette expression est synonyme d’atrophie, ou arrêt de développement chez un organe. Un ovaire qui ne reçoit pas l’imprégnation du pollen avorte, c’est-à-dire qu’il se flétrit au lieu de s’accroître et de passer à l’état de fruit. L’avortement peut être complet, c’est-à-dire l’organe être entièrement nul ; il peut être incomplet, l’organe étant seulement réduit à de moindres proportions qu’à l’état normal , ou étant modifié plus ou moins profondément dans son aspect et sa structure. 11 existe des avortements normaux et des avortements accidentels; les premiers sont du ressort de l’organographie, les seconds du ressort de la tératologie. Noub citerons comme offrant un avortement normal les espèces du genre - Erodium , qui présentent dix étamines dont cinq complètes et cinq réduites au filet et dépourvues d’anthère; et comme offrant un exemple d’avortement accidentel le Viola odorata (Violette odorante), dont la fleur se développe quelquefois sans corolle. C’est surtout dans le sens tératologique que l’on emploie le mot avortement.
Axe, Axis. La tige, soit aérienne soit souterraine , et la racine, constituent l’axe des végétaux ; cet axe se subdivise et sé ra-
AXE. — AXILE.
mifie hid éliminent en axes secondaires. — La disposition des feu Nies détermine jusqu’à un certain point le mode de ramification de la tige, puisque les bourgeons qui doivent devenir des rameaux naissent à l’aisselle des feuilles; mais de nombreux avortements constants ou accidentels, réguliers ou irréguliers, modifient .fréquemment la disposition normale, et donnent lieu à de nouvelles formes en remplaçant une régularité monotone par les accidents les plus variés. — Indépendamment des bourgeons qui naissent à l’aisselle des feuilles, chaque tige et chaque rameau présentent un bourgeon terminal destiné à l’accroissement; si ce bourgeon produit un rameau terminé par un nouveau bourgeon qui se développe à son tour et ainsi de suite, l’accroissement de l’axe est dit indéfini ; mais il peut arriver que les bourgeous terminaux, d’abord de la tige, puis des rameau\ successifs, s’épuisent régulièrement tous, et que la plante ne s’accroisse que par des bourgeons latéraux produisant des rameaux qui, à leur tour, ne végètent que par des bourgeons latéraux et ainsi de suite, l’accroissement de la plante composée de cette succession d’axes latéraux est dit défini. Le bourgeon terminal s’épuise et produit le type défini lorsqu’il donne naissance à un pédoncule ou à un pédicelle florifère; c’est ce qui a lieu chez les plantes dites dichotomes, plantes à feuilles opposées dont la tige se compose d’une série de bifurcations à rameaux bifurqués à leur tour, axile, axiUs. On nomme organes axiles tous* les organes qui constituent l’axe ou qui -sont des dépendances de l’axe, la racine et ses divisions, la tige, les branches, rameaux et ramuscules, les pédoncules, les pédicelles, les réceptacles, les columelles, etc. La disposition des pédoncules et des pédicelles (inflorescence) est souvent en rapport avec le mode de ramification de la tige, c’est-à-dire que l’inflorescence est définie ou indéfinie, selon que la tige se ramifie par l’un ou l’autre de ces modes; mais souvent aussi le mode de ramification est différent pour la tige et pour les pédoncules; il y a plus, il existe des inflorescences dont l’axe principal appartient au mode indéfini et les axes latéraux au mode défini, et vice rend : ces inflorescences sont dites inflorescences mixtes.