‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 45 sur 148 · COROLLE · texte numérisé non relu

COROLLE

leurs bords, la corolle est dite Gamopétale (ou monopétale), comme chez la Sauge, la Jusquiame, le Datura, etc. — Dans le langage descriptif (langage généralement peu exact, mais commode dans le cas dont il s’agit), la corolle gamopétale est considérée comme un organe simple et non comme une réunion de feuilles soudées, et lorsque les pétales ne sont pas soudés jusqu’à leur sommet, on dit que la corolle est divisée en lobes ou en dents, au lieu de dire, ce qui serait plus exact, que les pétales sont libres dans leur partie supérieure. Il serait plus régulier dans ce cas de remplacer les mots lobes et dents par les phrases: partie libre des pétales, extrémité libre des pétales. — Chez les plantes à corolle dialypétale les pétales peuvent être complètement indépendants des autres parties de la tleur, comme chez les genres Ranunculus , Linum, Bras sica , etc. (chez ces plantes l’insertion des divers vertioilles de la fleur relativement à l’ovaire est dite hypogyne).— Chez d’autres plantes a corolle dialypétale (et qui sont dites à insertion périgyne) , le calice, la corolle et les étamines présentent des décurrences soudées entre elles, et l’on dit que, dans ce cas, l’insertion des pétales et des étamines se fait, en apparence, sur le calice; je considère la partie en forme de coupe, qui est le résultat de ces décurrences soudées, comme un véritable axe creux, et par conséquent l’insertion des divers verticilles sur le bord de cet axe creux comme réelle et non pas seulement comme apparente. Cette disposition qui s’observe chez la fleur des Papilionacées, des Crassulacées, des Amygdalées, des Rosacées, etc. , est surtout manifeste chez la fleur du Rosier. — Chez d’autres plantes à corolle dialypétale (et qui sont dites à insertion épigyne), non seulement, comme dans le cas précédent, le calice, la corolle et les étamines présentent des décurrences soudées entre elles, mais ces décurrences sont soudées avec les parois de l’ovaire entraîné par suite d’une dépression de l’axe dans le godet ou axe creux ; dans ce cas, ainsi que dans le précédent, l’insertion réelle des sépales, des pétales et des étamines a lieu sur le bord du tube, au-dessus du niveau apparent de l’ovaire, mais non au-dessus du niveau réel auquel

l’ovaire est inséré, puisque dans tous les cas il occupe l’exlré-

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