COROLLE
mité de Taxe, que cet 'axe soit allongé ou qu'il soit déprimé; cette disposition s'observe chez les Pomacées, les Onagrariées, les Ombellifères, les Hédéracées, les Grossulariées, les Saxifragées, etc. — Les corolles gamopétales peuvent, comme les corolles dialypétales, être hypogynes; dans ce cas les étamines sont ou également hypogynes (chez les Ëricinées par exemple) , ou elles naissent à une certaine hauteur sur la co-
rolle (chez les Primulacées, les Gentianées, le$ Convolvulacées, les Rorraginées, les Solanées, les Scrophularinées , les Labiées, etc.). —Les corolles gamopétales peuvent , comme les dialypétales, être épigy nés, le calice et les étamines sont alors également épigynes; quelquefois, dans ce cas, les étamines naissent au même niveau que la corolle (chez \es Vacciniées, les Campanulacées, etc.), mais plus fréquemment les étamines sont insérées sur la corolle (chez les Caprifoliacées, les Rubiacées, les Valérianées, les Dipsaeées, les Composées, etc.). Je suis amené , en poussant à ses dernières limites le principe d’après lequel je considère les tubes périgynes comme des axes creux, à voir un axe creux rudimentaire résulter de la soudure face k face de la corolle et des étamines dans toute l'étendue dans laquelle cette soudure a lieu ( plusieurs des observations . sur lesquelles je fonde cette théorie sont exposées k l’article Calice.) — Nous n’avons envisagé jusqu’ici la corolle que chez les Dicotylédones dialypétales et gamopétales ; dans un troisième groupe des Dicotylédones : les Apétales , la corolle manque complètement; dans ce cas les étamines sont opposées aux sépales comme si le verticille des pétales existait ( par exemple chez les Amaranthacées, les Chénopodées , les Urticées, les Daphnoïdées, etc.) ; dans un groupe nombreux de plantes apétales (les Amentacées), le calice lui-même cesse d’exister et est remplacé par des écailles bractéales. — Dans l’embranchement des Monocotylédonés , le calice étant fréquemment coloré comme la corolle, on a contracté l’habitude, k une époque où les connaissances organographiques étaient peu avancées, de considérer comme un même système d’organes le calice et la corolle, et l’on a donné k cet ensemble le nom de Périanthe. Or, tandis que chez les Dicotylédones les pièces de chaque ver-
COKOLLiFLOHLS (PLAMKS). — COKOiNA. 489
ticille sont généralement en nombre quinaire (le nombre cinq), chez les Monoeotylédones les pièces de chaque verticille sont généralement en nombre ternaire (le nombre trois); le périanthe est donc ordinairement composé de six pièces constituant deux verticilles, dont l’externe correspond au calice et l’interne à la corolle. Les types hypogyne, périgyne et épigync, existent chez les Monoeotylédones, mais leur importance est moindre au point de vue de la classification que chez les Dicotylédones, en raison des transitions qui existent dans un même groupe naturel entre le type hypogyne et le type périgyne. Comme exemples de Monoeotylédones hypogynes nous citerons les genres : Alisma, Butomus, Lilium , Tulipa , Paris , Buscus; comme exemples de périgynes les genres : Hyacinthus , Hemerocallis , Colchicum , Asparagus , Convallaria , Polygonatum , etc. ; enfin, comme exemples d’épigynes, les familles des Dioscorées, des Iridéés, des Amaryllidées, des Orchidées, etc. Chez certaines familles monocotylédonées, ainsi que certaines familles dicotylédonées, le périanthe peut être complètement nul ou remplacé par des feuilles bracléales ou même par des soies, par exemple chez les Cypcracées, les Aroïdées, les Typhacées , etc.
corollaceus , qui a l’aspect d’une corolle.
corollatus , muni d’une corolle.
Corollillores (plantes). De Candolle a désigné sous ce nom les Dicotylédones gamopétales hypogynes (par exemple les Primulacées, les Gentianées, les Solanées, les Labiées, etc.). corollinus , = corollideus , = petaloideus ; qui a la consistance et la couleur d’une corolle.
Corollula t diminutif de Corolla ; très petite corolle.
Corona , Couronne. On a donné ce nom aux appendices pétaloïdes dressés , disposés en cercle, qui existent à la gorge de la corolle chez les Lychnis , et à la gorge du périanthe chez les Narcisses. — On a aussi désigné sous le nom de couronne le limbe persistant du calice chez les fruits qui résultent d’an ovaire adhérent.
coronatus, se dit d’un fruit surmonté du limbe du calice. coroniformis , en forme de couronne.
CORPS COTYLÉDON AIRE. — CORYMBlfÈRE.
Coronula, petite couronne. . •
Corps cotylédonaire , Corpus cotyîedoneum; chez les embryons dicotylédones on a donné ce nom U l’ensemble des deux coty- • lédons, lorsqu’ils sont soudés ou qu’ils- se séparent difficilement, par exemple chez la Capucine, les Cycadécs, etc. — Cotylédon unique de certaines Monocotylédones.
Corps ligneux, Corpus ligneum. , Lignea portio. Bois ; partie de la tige, comprise chez les arbres dicotylédonés entre l’écorce et la moelle. -
corrosus = ruminatus , rongé, corrodé, dont la surface semble avoir été labourée avec les dents. J ^ corrugativus : Prœjloratio corrugativa, préfloraison chiffonnée. corrugatus , chiffonné, plissé irrégulièrement, froncé, fortement ridé : peïala corrugata , pétales chiffonnés. *
Cortex, Écorce (voir ce mot), cortical, corticalis , de la nature de l’écorce. corticatus , recouvert d’une écorce, —corticusus, qui a une écorce épaisse.
cortina , dans le genre Agaricus on a donné ce nom latin aux débris du Voile qui, chez certaines espèces, restent adhérents au bord du chapeau où ils constituent une couronne frangée : chez VA. araneosus, par exemple. C’est ce même voile qui chez d’autres espèces reste attaché comme une bague au pédicule et constitue Y Anneau. .
Coryrabe, corymbus , inflorescence appartenant au type indéfini. Le corymbe diffère de la panicule par la direction de ses rameaux ; les rameaux ou pédoncules partiels du corymbe partent à peu près du même niveau ou du moins de niveaux peu distants, et leurs ramifications arrivent tous à peu près à la même hauteur, , en raison de la direction de plus en plus horizontale des rameaux les plus longs qui sont les inférieurs et les externes. — Le corymbe diffère de l’ombelle par ses pédoncules partiels irrégulièrement rameux. L’inflorescence du Sureau commun ( Sambucus nigra) est un corymbe. corymbifère, corymbi férus ; qui porte un corymbe. — On a désigné sous le nom de Corymbifères une des divisions de la famille des Composées. Chez cette division comme chez les autres divisions
* CGRYMBOSÜS. ■— COTYLÉDON. 491
de la môme famille , les capitules sont disposés en cyme corymbiforme et non en véritable corymbê. *
corymbosus „ se dit d’une plante dont l’ensemble présente, à l’époque de la floraison, l’aspect d’un vaste corymbe.
corymbulus, petit corymbe, ramuscule d’un corymbe.
Costa , Cote — costalis, qui appartient h une cote. — costatus ; qui présente des côtes saillantes.
Côte, Costa et Pulvinus ; on désigne vulgairement sous le nom de côte, la nervure moyenne qui partage la feuille en deux moitiés longitudinales, et est la continuation directe du pétiole. On donne aussi le nom de côtes aux arêtes mousses, qui parcourent longitudinalement certains fruits et représentent des nervures ou des décurrences. — Chacun des deux carpelles qui constituent le fruit chez les Ombellifères offre ord. 5 côtes dites côtes primaires : 1 dorsale , 2 marginales ou çommissurales , et 2 intermédiaires ou latérales . Des côtes dites secondaires existent quelquefois dans les intervalles qui séparent les côtes primaires.
Cotés, Latera; les parties latérales, ou qui sont situées à droite et h gauche de l’axe.
Coton, Gossyjrium ; on donne ce nom ;i des poils mous abondants et feutrés, qui sont analogues ù ceux qui entourent la graine dans le genre Gossypium (Cotonnier).
cotonneux, tomentosus ; qui est chargé de poils mous abondants et feutrés.
cotyliformis, = cotyloideus, = scutellatus , en forme d’écuelie.
Cotylédon, Cotylédon ; = feuille cotylédonaire. Chez les végétaux dicotylèdonès , on donne le nom de cotylédons ou feuilles cotylédonaires aux deux premières feuilles qui constituent, pour l’ordinaire, la majeure partie de la masse de l’embryon ou plante rudimentaire; ces deux feuilles, dites cotylédons, sont opposées, elles sont ordinairement épaisses et charnues (leur forme est hémisphérique dans le Pois par ex. où leur ensemble constitue une masse globuleuse). Lorsque la graine est dépourvue de périsperme, la provision de fécule qui doit servir à l’alimentation de la plante naissante est contenue dans le tissu des cotylédons, chez le haricot et la noix par exemple; les co-
'l92 COTYLÉDON.
tylédons jouent réellement dans ce cas lç rôle de mamelles, relativement à la jeune plante dont ils sont les premières feuilles ; lorsque la graine est munie d’un périsperme c’est k ce périsperme que le rôle de mamelles est réservé , c’est lui qui contient la fécule nutritive ? et dans ce cas, les cotylédons sont souvent minces et membraneux. Pendant la germination, selon que la partie de l’axe située au-dessous des cotylédons s’allonge peu ou s’allonge beaucoup dans la direction ascendante, les cotylédons restent enfouis dans la terre et sont dits hypogés (chez les Lathyrus par ex.), ou s’élèvent au-dessus du sol et sont dits épigés (chez le Haricot par ex.). On a donné le nom de corps cotylédonaire à l’ensemble des deux cotylédons, lorsqu’ils sont agglutinés et ne deviennent pas libres pendant la germination (ce cas s’observe chez le Marronnier-d’lnde et la Capucine, parexemple). Quelle que soit la forme desfeuillessupérieures, les cotylédons sont généralement peu divisés; chez certaines plantes (chez la Vigne, par exemple) ils sont cependant découpés et se rapprochent de la forme des feuilles supérieures. Chez un assez grand nombre de plantes les bourgeons restent latents k l’aisselle des cotylédons : j’ai déterminé le développement de ces bourgeons presque k volonté chez la plupart des espèces, en supprimant la partie de la jeune tige supérieure aux cotylédons. Les deux cotylédons sont égaux dans la grande majorité des cas, chez certaines plantes au contraire (la Cornuelle, Trapa natans, par ex.) ilssont d’un volume très inégal. Enfin, les cotylédons manquent complètement chez les espèces du genre Cuscutdy plantes chez lesquelles il n’existe d’autres feuilles que des bractées. — Les espèces du genre Cyclamen germent avec . un seul cotylédon qui revêt complètement la forme dés feuilles foliacées k limbe cordé qui se développent successivement ; aussi pourrait-on dire que cette première feuille appartient k la gemmule , et que chez ces plantes il n’existe )>oint en réalité de cotylédon : j’ai étudié cette germination avec soin, et je me suis assuré qu’il n’existe point de cotylédons rudimentaires en dehors des feuilles foliacées qui se développent dans une succession alterne. Un observateur allemand (M. Bischoff) a fait
connaître la curieuse germination du Corydalis solida ; l’em-
COTYLÉDON..
bryon de cette plante dicotylédonée. est -manifestement pourvu d’un seul cotylédon. J’ai trouvé de mon coté, en étudiant la germination des plantes bulbeuses et tubéreuses, que le Bu~ nium Bulbocastanum et autres Ombellifères tubéreuses appartenant h la même section (notamment le Biasolettia tuberosa), germent avec un seul cotylédon ; et non seulement on ne trouve point de traces d’un deuxième cotylédon, mais la végétation de la plante , pour l'année où elle est entrée en germination, se borne, au point de vue de la tige et des feuilles, au développement de cet unique cotylédon en un limbe foliacé elliptique longuement péliolé ; la gemmule ne se développe que l’année suivante. J’ai observé chez une autre Ombellifère tubéreuse (|e Cherophyllum bulbosum ) un mode de végétation tout autre, mais qui n’est pas moins digne d’intérêt : la plante germe avec deux cotylédons, mais ce n’est pas entre les deux feuilles cotylédonaires que se fait jour la plumule, comme cela a lieu chez les autres Dicotylédones, c’est h la base de l’axe ascendant qui porte ces deux feuilles , axe qui ne tarde pas à se détruire ; du reste, la plumule se développe chez cette plante la même année que les cotylédons. Chez l’embryon des végétaux gymnospermes (Conifères et Cycadées), les cotylédons sont au nombre de deux comme chez les Dicotylédones, ou en plus grand nombre, et dans ce cas ils sont disposés en verticille. — Chez V embryon des végétaux monocotylédonés , les feuilles sont alternes et non opposées ; la première (la plus inférieure) de ces feuilles reçoit seule le nom de cotylédon. Chez la plupart des familles de plantes monocotylédonées , la détermination de la feuille qui constitue le cotylédon n’offre aucune difficulté; en effet, chez les Liliacéesetles Joncées par exemple, la feuille cotylédonaire ne différant pas par sa forme des feuilles suivantes, s’accroissant, et prenant la couleur verte, ne pouvait être un sujet de doute. 11 n’en est point ainsi de l’organe qui doit être désigné sous le nom de cotylédon chez plusieurs familles où cet organe 11 e revêt point la forme des feuilles foliacées, chez les Graminées par exemple. Ci. Richard a donné, chez ces plantes, le nom d’hypoblaste k un organe qu’il regarde comme la radicule primordiale, organe dans lequel de nombreux observa-
ti9U COTYLÉDON AIRE. — COULANT.
leurs ont vu le véritable colylédoir, et qiie M. A. de Jussieu considère comme un renflement de la tigelle, regardant, ainsi que Cl. Richard, la première feuille foliacée comme le cotylédon. Le résultat de mes propres observations est de me faire considérer l’hypoblaste comme représentant à la fois le cotylédon et la radicule primordiale. (Voir les mots Iîypoblaste , Coléorhize, Embryon.)
cotylédonaire, cotyledonaris, qui est de la nature des cotylédons ; qui appartient aux cotylédons. Les cotylédons sont souvent désignés sous le nom de feuilles cotylédonaires. cotylédoné, cotyiedoneus ; se dît d’un embryon qui présente un, deux, ou plusieurs cotylédons. Las végétaux ont été partagés en deux grandes divisions selon que leur embryon est cotylédoné, ou acotylédoné (dépourvu de cotylédon) ; les végétaux acotylédonés sont désignés généralement sous le nom de Cryptogames. —Les végétaux cotyîédonés ou Phanérogames, se divisent euxmèmes en trois grands groupes naturels ou embranchements , désignés par les noms de Dicotylédonés , Monocotylédonés et Gymnospermes. — Aux caractères tirés de la présence et du nombre des cotylédons, sur lesquels sont fondées ces grandes divisions du règne végétal, viennent se joindre les caractères
confirmatifs tirés de la structure de la fleür et des divers or-
ganes de la végétation. Quelques exceptions de détail n’infirment en rien la règle générale: le Bunium Bulbocastanum , bien que pourvu d’un seul cotylédon (voir le mot Cotylédon), n’en est pas moins une véritable Dieotylédone.
couché, procumbens = humifusus — supinatus ; se dit d’une plante dont les rameaux sont étalés k la surface du sol sans que ces rameaux émettent de racines; les rameaux de certaines plantes sont couchés en raison de leur faiblesse, chez d’autres cette direction est essentielle et indépendante du volume et de la force des rameaux.
Couches corticales, Strata corticalia (voir le mot écorce).
Couches ligneuses, Strata lignea (voir le mot tige).
Coulant = Stolon , Viticula , Flagellwn , Stolo ; on désigne sous ces différents noms les tiges filiformes couchées et rampantes de certaines plantes herbacées. Ces tiges filiformes sont à en-