‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 47 sur 148 · COI LEUR · texte numérisé non relu

COI LEUR

trenœuds très lougs, et chacun se termine par une rosette de feuilles émettant d’une part des tiges aériennes et de nouveaux stolons, et d’autre part, des racines adventives qui font de chaque rosette une plante nouvelle vivant d’une vie indivi- . duelle. Le nom de coulant est principalement appliqué aux stolons, dont les entrenœuds se détruisent après l’enracinement des rosettes (chez le Fraisier, le Potentilla replans , le Ranunculus repens, par ex.)- On désigne plus particulièrement sous le nom de stolon les tiges rampantes dont les entrenœuds persistent plus longtemps, par exemple les tiges rampantes du Carex arenaria. . „

Couleur, Coloi\, Toutes les nuances des diverses couleurs s’observent chez les végétaux. Voici la désignation des principales : couleur blanche, albedo; blanc, albus (et dans les composés grecs leucos) , blanc pur, candiclus ; blanc de neige, niveus ; argenté, argentcus , argentatus ; blanc d’ivoire, eburneus ; blanc de lait, lacteus , galaçites ; blanc de chaux, calceus , gypseus ; blanchâtre, albidus ; blanchissant, albcscens ; couvert d’un duvet blanc, canus, incanus ; couvert d’un léger duvet blanc, çanescens , incanescens . — La couleur grise est un mélange du blanc et du noir : blanc cendré, cinerascens ; gris cendré, cinereus ; gris, griseus ; enfum è,.fumosus ; noirâtre, nigrescens ; plombé, plumbeus (en grec molybdos). — Couleur noire, nigredo i noir y niger> ater ; (et dans les composés grecs mêlas ou melanos ;) noir eL luisant comme du goudron, piceus; noir d’encre, atramentarius ; qui semble noirci, atratus, nigritus ; noircissant, nigrescens . — Les nuances de la couleur brune se désignent par les termes suivants : brun, brunneus; de couleur sombre tristis , triste ; d’un brun terne, pullus ,\d’un brun - foncé, fuscus (en grec phaios ) ; couleur de rouille, ferrugineux, ferrugineus ; brun rougeâtre, couleur du foie, hepaticus ; d’un brun un peu luisant, spadiceus ; d’un jaune brunâtre, badius ; roux, rufus ; couleur d.e tabac en poudre, tabacinus ; fauve , fulvus; couleur des vaches fauves, vaccinas , — Le violet résulte du mélange du rouge et du bleu : violet, violaceus ; lilas, lilacinus ; livide, lividus (en grec pelios) ; pourpre noir, atropurpureus, — Couleur rouge, rubor t rubedo : rouge, ruber

cutustn.

(dans les composés grecs erythros) ; rouge pourpré, purpureus , sanguineus (dans les composés grecs aimatos ); rouge de la fleur du Grenadier, puniceus ; couleur de minium, miniatus ;

«couleur de cinabre, cinabrinus; couleur de kermès, chermesinus ; rouge de coquelicot, coccineus ; rouge vermillon, phœ niceus ; rougeâtre, rubescens ; tirant sur le rouge vif, rubellus ; incarnat, rose foncé, incarnates; rose, -rose-us (dans les corn', posés grecs rhodos ); couleur de chair, carneits. — : Les couleurs orangées ou aurores résultent du mélange du rouge et du jaune : safrané, couleur de safran, croeeus, crocatus (dans les composés grecs crocos } ; orangé , aurantius , aurantiacus ; couleur de la flamme, flammeus , igné us ; couleur de jaune d’œuf, vitdlinus.

— Couleur jaune, flavedo jaune, luteus (dans les composés grecs xantlws) ; jaune d’or, aureus , aitratus (dans les composés grecs chrysos ); jaune-de-Naples, flavus (en grec ochros) ; jaitnesoufré, sulfureus ; d'un jaune blanchâtre, ochroleucus ; d’un jaune clair, luteolus ; tirant sur le jaune, lutcscens ; jaunepaille, helcolus ; couleur de miel, mellinus ; jaunâtre, flavidus , flaceus; jaune d’ocre, ochraceus; jaune d’abricot, armeniaceus. — Couleur verte, viror , viredo : vert , viridis; d’un vert clair, viridulus ; qui lire sur le vert, viridcscens , virescens ; d’un vert noirâtre, atrovitens , atroviridis ; d’un vert jaunâtre, flavo-virens ; d’un vert grisâtre , glauque, glaucus , glaucinus (et dans les composés grecs glaucos } ; vert de Poireau, prasinus ; vert d’émeraude, smaragdinus ; d’un vert bleu, œruginosus.

— Couleur bleue : bleu , cœruleus ; bleu-de-Prusse, cyanæus , cyalinus ; bleu de ciel, azuré, azureus ; tendant à devenir bleu, cœrulescens. — Certaines couleurs mal décidées ont été désignées par des termes également mal définis. Tels sont : sale, sordidus ; jaune sale, luridus; cendré? gilvus ; pâle, pallidus

t (dans les composés grecs achroos.) — Relativement à la disposition des couleurs on emploie les termes suivants : unicolore, bicolore, tricolore, qui présente une, deux ou trois couleurs ; discolore, dont chacune des deux faces est de couleur diffc-

• rente. Coneolore, de la même couleur que l’objet qui sert de point de comparaison. Raie, linea (en grec gramme }; rayé, lineatus; strié, strialus : bande, fascia ; tache, macula ; taché,

COIRBE. — COl'ROKXK.

maculatus; point, punctum ; ponctué, punctatus ; ocellé, ocel- /tf/eis (marqué détachés annulaires) ; peint, pictus (qui présente des dessins dont la couleur tranche sur la couleur du fond); bordé, marginatus ; zone, zonatus ; raturé, lituratus (se dit de marques qui semblent mettre la couleur primitive i\ nu en enlevant une couleur superposée.) (J’ai puisé dans la théorie élémentaire de la botanique de P. de Candolle, la liste des termes énumérés dans cet article.)

courbé, curvus; se dit d’un objet fléchi en arc; s’il est fléchi à angle droit, il est dit genouillé, geniculatus; h angle aigu: plié, plicatus. Si l’objet est courbé en dedans relativement h l’axe sur lequel il est porté, il est dit infléchi, inflexus, introflexus, incurvas; si l’objet est courbé en dehors, il est dit réfléchi-, reflexus, recurvus, recur valus. courbé (Ovule); on désigne sous ce nom lés ovules de forme courbée et dont par conséquent l’extrémité supérieure (exostome et plus tard micropyle) tend ;'i se rapprocher de la base (hile) ; cette courbure est le résultat de l’allongement inégal des deux côtés de l’ovule. — L'ovule courbé est dit plié lorsque les deux moitiés sont appliquées l’une contre l’autre. — L’ovule courbé a été désigné par l’épithète de campulitrope ou cam pylotrope (Mirb.) ; l’ovule plié, par l’épithète de camptotrope (Schleid.) ; l’ovule en partie courbé et en partie semi-réfléchi a reçu l’épithète ( Yamphitrope (Mirb.). (Voir le mot Ovule.) courbé (Embryon) ; l’embryon courbé appartient en général aux graines qui résultent d’un ovule courbé; le micropyle étant, dans ce cas, rapproché du hile (et la radicule étant, chez toutes les graines, dirigée vers le micropyle), cette radicule (si la graine est dépourvue de périsperme) est également rapprochée du hile. L’embryon courbé a reçu l’épithète c Yamphitrope . Couronne, Corona; on donne le nom de couronne à la réunion en cercle des écailles ou lamelles qui semblent naître de la face interne du sommet de l’onglet des pétales dans certaines co- ^ rolles, et qui existent, par exemple, chez les Lychnis parmi les Diali pétales, et chez le Laurier-rose (Xerium Oleander) parmi les Gamopétales. Les écailles qui sont opposées aux pétales résultent d’un dédoublement normal de ces organes. — Dans

498 COL' RT. — CKAMIUWS.

le genre Narcissus il existe une couronne pétaloïde très développée et de même apparence que celle dont il vient d’être question ; mais elle résulte non d’un dédoublement, mais d’une multiplication des pétales, car les éléments de cette couronne, au nombre de six, continuent l’ordre d’alternance des six au- * 1res pièces du périanthe, au lieu d’être opposés comme dans le cas précédent ; cette couronne a reçu le nom de paracorolle (Link). — Les fruits qui résultent d’un - ovaire adhérent sont terminés par une couronne qui n’est aqtre chose que le calice marçescent ou aecrescent ; si le calice est caduc , cette couronne est réduite à une cicatrice rugueuse ordinairement brune. Chez le fruit du Grenadier ( Punica granatum ) la couronne est entière; chez le Groseillier rouge elle est réduite à une cicatrice. Chez le fruit des Composées l’aigrette (calice aecrescent) a la forme d’une coupe membraneuse ou d’une cou- . ronne (dans les akènes de la circonférence du capitule chez les espèces du genre Thrincia par exemple); cette sorte d’aigrette est dite pappus membranaceus. — -couronnée, coronatus , surmonté d’une couronne.

court, brevis (et dans les composés grecs brachys); se dit d’un . objet qui est moins long qu’un objet analogue servant de point de comparaison ; un même objet pouvant être considéré comme court ou comme long, selon l’organe auquel on le compare.

Crampous , Fulcra ; nom donné à des racines adventives qui naissent dans toute la longueur de certaines tiges grimpantes ;

- ce nom a été surtout appliqué aux racines adventives (du Lierre, Hedera Hélix , par ex.) qui servent à üxer la tige lorsqu’elle . grimpe contre une muraille ou contre un arbre. On a voulu voir dans ces crampons un organe particulier et différent des racines, parce qu’ils servent à fixer la plante et non à la nourrir; en effet, si l’on coupe la plante au-dessus du niveau du .sol , les racines dites crampons n’absorbant pas de nourriture et ne pouvant suppléer aux racines enfoncées dans la terre, cette plante ne tarde pas à périr. — Ayant remarqué que chez la variété du Lierre qui rampe dans les bois à la surface du sol, les crampons sont remplacés par de véritables racines qui

CRASSUS. — CREJPt'.

s’enfoncent dans la terre et nourrissent la plante , j’ai couché sur le sol des rameaux de Lierre détachés d’une muraille, et j’ai vu les crampons passer à l’état de racine. Les crampons du Lierre sont donc de véritables racines; quand ces organes s’appliquent contre une écorce, ils*n’y puisent aucune nourriture (n’ayant point la structure des racines dites suçoirs des plantes vraiment parasites), mais ils prennent l’aspect et jouent le rôle des véritables racines lorsqu’ils se développent en contact avec le sol. — Un grand nombre de plantes grimpantes s’accrochent aux corps voisins non par des crampons, mais par des vrilles (voir ce mot). — Muni de crampons, fulcratus , adliyatus, alligatus.

crassusy épais, se dit des feuilles charnues, par ex. celles des Crassulacées, etc. — crassiusculus , un peu épais, cratériforme, crateri forints ; en forme de tasse hémisphérique. crebery nombreux, abondant, qui foisonne; se dit d’étamines en nombre indéfini* etc.

Crémocarpe, Cremocarpus , = biakène (fruit des Ombeljifères, par exemple) = polakène ( mots inusités).

Crenay Créaelure. — Crenatura t série de crénelures; — Crenula f petite crénelure.

crenatus , largement crénelé. — crenulatusy finement crénelé, crénelé, crenatus y crenulatus; qui présente des crénelures. Crénelure, Crenay Crenatura; dents arrondies et obtuses que présentent certaines feuilles à leur circonférence, certains .fruits sur leurs cotés ou leurs angles, etc. Les feuilles du Lierre terrestre (Glechoma hederacea) sont crénelées, crépu, crispas , crispalus , =* crispé, ondulé; on donne cette qualification aux feuilles fortement ondulées, à ondulations elles-mêmes ondulées, découpées ou non en lanières courtes et frisées; cette forme, qui est normale chez le Rumex crispus, le Malva crispa , etc., résulte de l’ampleur de la partie extérieure du limbe trop considérable relativement à l’étendue de la partie centrale du limbe ; les feuilles des Nyipphœa développées sous l’eau sont souvent ondulées-crépues, j’ai rencontré le Phyteuma spicata à feuilles accidentellement crépues. On a obtenu par la culture un grand nombre de variétés à

ôüO

CROC ATI S.

( : l\ LSCLN TI-LOKATt' S .

feuilles crépues chez les plantes potagères; je citerai : le Chou frisé ( Brassica olerocea , var.), la Chicorée frisée ( Cichorium End ivia, var.), le Céleri frisé (Apium yraveolens, var.), le Cerfeuil frisé {Anthriscus Cere folium , var.) et le Cresson-alénois frisé ( Lepidium saUvum\ var.)* * creseenti-lobatus , ...-pinnatus ...-pinnatisectus ; se dit des feuilles lobées, pinnées, pinnatiséquées, dont les lobes ou les divisions inférieures sont de très petite (aille, les intermédiaires de moyenne taille, et les terminaux très amples. Iji feuille lobée du Chêne et du Sorbus Aria', et la feuille pinnatiséquée du Potentilla anserina présentent ce caractère. Plus rarement on observe la disposition inverse ( folium decrescenti-lobutufn), ou les lobes du sommet sont les moins grands que ceux de la base (par exemple chez le Sorbus latifoHa).

cretaceus , qui habite les terrains crayeux.

Crête, Crista. On désigne sous le nom de crête des appendices charnus de diverses natures et pouvant appartenir aux organes les plus différents. Des fruits, des graines, etc., peuvent présenter des appendices en forme de crête; des fleurs, des inflorescences peuvent présenter l'aspect d'une crête, etc. Le lobe moyen du pétale inférieur des Polygala est découpé en crête. '

crevassé, rimostis ; se dit de certaines écorces, de certains fruits, de certaines graines , dont la surface présente des tissures béantes ou des éraillures, soit par suite de déchirures résultant du phénomène de l'accroissement, soit par suite de l'isolement de certaines parties laissant des intervalles entre elles. cribrosus, percé de trous comme un crible.

crinitus, présentant des appendices en forme de crins. — crin * formis, en forme dé crin.

crispé, crispus, crispatus, = crépu, = ondulé (voir le mot crépu ).

Crista , Crète. ~ cristatus , qui présente une crête.

Cristaux; on désigne sous le nom de liaphides les cristaux de différents sels que l’on rencontre fréquemment dans les tissus végétaux.

crocatus, = croceus, de couleur de safran [Crocus), safrané;

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