‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 59 sur 148 · ÉPERON · texte numérisé non relu

ÉPERON

Enveloppes de l’embryon, = téguments de la graine. (Voir les mots Graine et Embryon .)

épais, crassus ; se dit d’un organe dont l’épaisseur est plus grande que dans le cas le plus ordinaire chez les autres plantes pour des organes de même nature, par exemple les feuilles des Sedum et des Aloès.

épaissi , incrassatus , signifie renflé à une extrémité comme les pédoncules de certaines plantes de la famille des Composées :

du Hyoseris minima par exemple.

épars, sparsus; se dit d’organes disposés en apparence sans ordre. Les feuilles dites éparses sont en réalité disposées selon une ligne spirale parfaitement régulière (voir le mot Phyllotaxie), mais les tours de spire étant quelquefois nombreux et rapprochés pour un espace très limité, et d’ailleurs la régularité de la disposition se trouvant fréquemment altérée et masquée par des torsions accidentelles de la tige, on Se sert fréquemment dans les descriptions d’espèces, pour indiquer l’aspect qui résulte de la disposition des feuilles dans ces différents cas, de l’expression feuilles éparses qui indique seulement que les feuilles ne sont ni distiques, ni opposées, ni verticillées.

Eperon, Calcar ; on désigne en général sous ce nom un prolongement tubuleux qui existe chez certaines feuilles de la fleur; l’éperon est ordinairement situé près de la base (ou point d’insertion) de la feuille; la forme des éperons est en général celle d’un doigt de gant. 11 arrive fréquemment chez les fleurs que la paroi interne de l’éperon est remplie d’un liquide sucré; ce liquide peut avoir été sécrété non par les parois de l’éperon , mais par les organes glanduleux qui constituent le disque, et avoir coulé dans l’éperon situé au-dessous de ces organes comme dans un réservoir. Dans le genre Âquilegia ( Ancolie), chacun des cinq pétales est prolongé en éperon; la même disposition s’observe dans de plus petites proportions chez le Myosurus ; chez les Violettes ( Viola) et les Linaria le pétale inférieur seul est prolongé en éneron ; chez les Orchis , c’est le labelle ( pièce moyenne du vmlcille intérieur) qui est prolongé en éperon; chez les Delphinium , c’est une des pièces du

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