‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 60 sur 148 · EPERON · texte numérisé non relu

EPERON

calice, le sépale supérieur, qui est prolongé en éperon; cluz les Impatiens ( Balsamine) et les Tropæolum (Capucine), c’est h' sépale inférieur. — On observe souvent des anomalies chez lesquelles la régularité des fleurs pourvues d’un seul éperon se se rétablit accidentellement, soit par la disparition de l’éperon, comme cela arrive dans une variété du Viola odorata h fleurs doubles ( Violette -de-Parme) et chez la Capucine i» fleurs doubles, soit au contraire par l’apparition d’un éperon chez toutes les pièces du verticille; j’ai observé cette régularisation h tous les degrés chez le Linaria vulgaris , où j’ai trouvé des fleurs it deux, ù trois, h quatre et ù cinq éperons, et d’autres sans éperon. Lorsque cette fleur se régularise parla présence de cinq éperons, son limbe se régularise en même temps, et au lieu d’être, comme ù l’état normal, en forme de gueule et ù deux lèvres, la corolle est en forme d’étoile, en raison de la forme semblable de chacun des cinq pétales qui la composent (chacun de ces cinq pétales étant munis d’un palais saillant, l’entrée du tube de la corolle est complètement fermée par ces palais qui se trouvent régulièrement contigus). Linné a donné le nom de pèlorie à ce genre d’anomalie où la forme irrégulière normale est remplacée par une forme régulière accidentelle. J’ai aussi rencontré des tendances h la régularisation par production d’éperons chez les Violettes, les Balsamines, etc. — Les éperons ne sont pas nécessairement tubuleux, les parois de l’expansion qui le constitue pouvant être en contact et adhérentes par la face qui correspond ù la cavité. — Non seulement les feuilles qui entrent dans la composition de la fleur, mais les feuilles de la tige peuvent être prolongées en éperon : cette structure s’observe chez certaines espèces du genre Sedum } etc. Ces éperons ne sont pas creux. — J’ai fait connaître chez les plantes bulbeuses un organe qui n’est autre chose qu’un éperon , soit de l’une des feuilles du 'bulbe mère chez le Gagea villosa f par exemple, soit de la feuille extérieure du cayeu ou bulbe axillaire chez le Gagea stenopetala , par exemple. C’est dans l’extrémité dilatée d’un^éperon de cette nature, éperon qui atteint un à deux décimètres de longueur, que se trouve logé le cayeu chez le Tulipa sylvestris et les autres espèces du même

bMx ÉPI. — ÉPIBLASTE.

k genre. Le bulbe, dit pédicellé, de la Tulipe avait été étudié en AMemagne avant que je l’aie observé en France; mais j’ai eu la satisfaction de comprendre et de décrire le premier la structure des cayeux pédicellés chez lj?s Allium[A. vineale, pphœro cephalum , multiflonm , magicum) et chez les Orchidées (voir le mot Bulbe). Dans ces différents cas, c’est toujours une feuille extérieure du bulbe dilatée en un éperon tubuleux ou solide, plus ou moins long, et qui entraîne par [distension la base du bourgeon bulbeux plus ou moins Loin de son point de départ, en constituant par ce tiraillement une sorte de raphé et de chalaze, qui m’ont semblé complètement analogues au raphé et ù la chàlaze des ovules dits réfléchis, éphémère, ephemerus ; se dit des fleurs qui s’épanouissent et se flétrissent dans la même journée.

Épi, Spica. On nomme épi une inflorescence du type indéfini. Un • épi se compose de fleurs rapprochées, disposées le long d’un axe indéfini. Cet axe se termine par épuisement après avoir produit des fleurs dans toute sa longueur à partir du niveau inférieur où est située la première fleur (le développement et l’épanouissement des fleurs se faisant chez les épis de bas en haut ou de l’extérieur vers le centre). Les fleurs sont disposées en épi chez les Plantago (Plantains), les Polygonum orientale, Hydropiper , Persicaria , etc., chez les Typha, le Mibora mi nima , etc. — On désigne aussi sous le nom d’épi, dans le langage vulgaire et souvent même dans le langage descriptif, des paniçules spici formes ou épis composés , qui ne sont autre chose que des paniçules à rameaux courts dressés et apprimés contre l’axe. Tels sont les épis des céréales: le Froment, le Seigle et l’Orge, les épis cylindriques des Alopecurus et des Phlœum, etc. Les épis simples sont désignés dans la famille des Cypéracées sous le nom d’J Épillets.

epi -, dans les mots composés grecs, signifie dessus, sur; en latin supra. Le mot hypo, dessous {sub), s’oppose à epi.

Épiblaste, Epiblastus. Dans la famille des Graminées, l’embryon présente chez certains genres une petite écaille membraneuse située du côté opposé au cotylédon (organe désigné sous le nom d lïypoblaste). C’est cette petite écaille (que je considère

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