‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 61 sur 148 · ÉPICARPE. — ÉPIGÉNÈSE (THÉORIE DE L · texte numérisé non relu

ÉPICARPE. — ÉPIGÉNÈSE (THÉORIE DE L

comme la deuxième feuille de l’embryon ) que L’on a désignée sous le nom d’épiblaste; l’épiblaste existe chez le Froment, l’Orge, l’Avoine, etc., il n’existe pas chez le Maïs, le Riz, etc. Cet organe, qui représente une feuille, est réduit, quand il existe, îi un état si rudimentaire que l’on peut sans étonnement le voir disparaître complètement chez certains genres, tandis qu’il est plus ou moins manifeste chez d’autres.

Épicarpe, Epicarpium ; on a donné ce nom à la couche externe du péricarpe sans se préoccuper de la nature de cet organe. Il est évident que chez les fruits qui résultent d’un ovaire libre et chez ceux qui résultent d’un ovaire adhérent, l’épicarpe n’appartient point au même organe, et que dans le premier cas (chez la Pêche, par ex.) il représente la couche externe de la feuille carpellaire, et dans le second cas (chez la Pomme, par ex. ) la couche externe de l’organe tubuleux qui est soudé avec les feuilles carpellaires et les recouvre.

Épiderme, Epidermis , Epiderma ; on désigne sous ce nom la couche extérieure de l’écorce qui revêt toute la surface d’une plante ou d’une partie de plante, au moins pendant la première période de son développement. L’épiderme se compose d’une et quelquefois de plusieurs couches de cellules en général aplaties, soudées intimement entre elles, et lâchement adhérentes â la couche d’écorce située immédiatement au-dessous. On reconnaît dans l’épiderme deux parties distinctes, l’épiderme proprement dit et la pellicule épidermique, membrane continue non celluleuse qui recouvre, comme une mince couche de vernis, toute la surface de l’épiderme, et est susceptible d’en être isolée par la macération. L’épiderme présente îi sa surface les ouvertures des petits organes respiratoires connus sous le nom de stomates. (Voir les mots Écorce et Stomate. ) épigé, epigœus , qui est situé au-dessus du sol; on nomme épigés les cotylédons qui sont entraînés hors de terre pendant la germination (par l’élongation de la partie de l’axe située au-dessous de leur insertion). Les cotylédons qui restent enfoncés dans la terre sont dits par opposilion hypogés.

Épigénèse (Théorie de 1’); selon cette théorie, le germe de l’embryon serait déposé dans l’ovule pendant l’instant où la fécon-

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dation s’opère; et par conséquent l’ovule ne fournirait pas l’embryon , il n’en serait que le berceau et en même temps la nourrice. (Voir le mot Évolution. )

Epigonium ; on a donné ce nom k la couche membraneuse qui recouvre Yendogonium chez l’Archégone ou jeune Sporange, chez les Mousses et les Hépatiques. L 'epigonium est une enveloppe celluleuse qui se termine en un col évasé au sommet, et a la forme d’un carpelle ou d’une petite bouteille. Lorsque Yendogonium passe à l’état de capsule, Y epigonium, déchiré chez les Mousses circulairement au-dessus de sa base,, est entraîné par la capsule ou urne et constitue la coiffe (calyptra ); chez les Hépatiques il est ordinairement déchiré vers son sommet qui livre passage à la capsule, et il constitue une gaine à la base du pédicelle.

épigyne, épigynus ; se dit des organes de la fleur insérés au sommet d’un tube soudé avec Povaire, de telle sorte qu’ils paraissent naître du sommet de l’ovaire lui-même. (Voir les mots Insertion, Calice, Corolle, Disque, Étamines.)

Épillet , Spécula, = Locusta ; dans la famille des Cypéracées on désigne sous ce nom de véritables épis simples, ceux du Carex c Uoica , par exemple; on nomme aussi épiliets, chez cette famille et chez celle des Graminées, les petits épis dont se composent les panicules. Chez les Graminées, l’épillet est ordinairement muni h sa base de deux bractées scarieuses appelées G lûmes.

epimenus (inusité) = superus , supère, supérieur.

Épine, Spina ; on donne ce nom h divers organes axiles ou appendiculaires qui se terminent en pointe piquante; certains rameâux* dont la partie supérieure avorte , se terminent en épine : telle est la nature des épines chez le Prunus spinosa. Les feuilles de l’involucre chez les Chardons ( Carduus et Cirsium ), ^hez le Cynara Carduncellus , etc., sont terminées en épine par la prolongation de la nervure moyenne. Dans d’autres cas (chez les feuilles del’involucre du Centaurea Calcitrapa par exemple, et chez les feuilles du Berberis vulgaris , à l’aisselle desquelles naissent les nouveaux fascicules de feuille), les nervures latérales se terminent elles-mêmes en épine , et la

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feuille ainsi modifiée constitue une épine rameuse. ( Voit’ le mot Aiguillon.)

épineux , spinosus ; qui présente des épines : la lige du Cirsiiim palustre e stépineuse.— Terminé en épine, s’exprime par le mot spinescent spinescens : bractée spinescente. epipetalus, qui semble inséré sur un pétale; se dit de l’insertion ' des étamines sur la corolle.

Ëpiphragme, Epiphragma ; dans le genre Polytfichum (famille des Mousses), on a donné ce nom k la membrane qui ferme l 'urne après la chute de son opercule. Cette membrane n’est autre chose que la paroi supérieure du sac qui remplit la cavité de l’urne, et qui est considéré comme le sporange proprement dit : c’est cette même membrane qui chez un grand nombre de Mousses se partage en dents régulières, et est désignée sous le nom de péristvme intérieur ; quant à la rangée externe de dents désignée sous le nom de pêristome extérieur , elle est formée aux dépens des parois de l’urne elle-même, épiphylle, cpiphyllus ; se dit des organes qui semblent insérés sur une feuille ou sur une bractée. Cette insertion n’est qu’apparente; ainsi le pédoncule du Tilleul est décrit comme naissant sur une bractée, tandis qu’il s’agit en réalité d’une bractée dont le limbe est largement décurrent sur lé pétiole au-dessous de sa propre insertion. — On a, par erreur, donné l’épithète d’épiphylles à des fleurs qui naissent sur des rameaux aplatis et colorés en vert qui ont été pris pour des feuilles; ces rameaux, dont la forme dissimule la nature, naissent k l’aisselle d’éçailles qui sont les véritables feuilles ; dans le Petit-Houx la fleur naît d’un rameau de cette sorte, ce rameau s’étant dilaté latéralement, là fleur est placée sur la ligne moyenne. Dans le genre Xylophylla , appartenant k la famille des Euphorbiacées, les fleurs sont rejetées sur les bords du rameau aplati, la dilatation du rameau s’étant faite du centre k la circonférence.— Dans l’état normal, lés feuilles ne donnent naissance ni k des feuilles ni k des fleurs; néanmoins il arrive accidentellement , ou sous l’influence de procédés artificiels, que les feuilles produisent des bourgeons ou des bulbilles qui, dans ce cas, sont réellement épiphylles.

548 ÉPIPHYTE (PLANTE). — ÉQUITANT.

épiphyte (Plante); on désigne. sous le nom d’épiphytes les végétaux qui vivent en faux parasites sur les arbres; tels sont les Orchidées dites fausses parasites, qui sont fixées sur des écorces souvent réduites en terreau* mais qui n’empruntent point de sève ii l’arbre qui leur sert de terrain ou de support.

epirhyzus , qui naît sur les racines; se dit de certaines plantes parasites sur les racines ou les rhizomes de divers végétaux, des Orobanches et des Lathrœa , par exemple.

tpisperme , Epispermium , = Spermoderme. Enveloppe composée de deux ou plusieurs membranes et qui entoure l’amande (l’embryon, et le périsperme quand cet organe existe). L’épisperme est vulgairement nommé : peau de îa graine.

Épispermique,... eus, qui appartient à l’épisperme.

Episporium, nom donné à l’enveloppe des spores chez les Uré-

dinées. * . 6

équinoxial , equinoxialis ; on appelle fleurs équinoxiales, diurnes ou tropiques, Flores tropici (ces appellations sont peu usitées), celles qui s’ouvrent ët se ferment plusieurs jours de suite à des heures déterminées , par exemple , YOrnithogalum umbella tum. On nomme plus particulièrement fleurs météoriques ( Flores meteoricQ celles qui s’ouvrent et se ferment selon l’état de l’atmosphère ; c’est ainsi que les fleurons d’un grand nombre d’espèces de la famille des Ch icoracée$ f étalés horizontalement pendant le beau temps, se redressent et se rapprochent pendant la pluie et s’étalent de nouveau lorsque le soleil reparaît.

équitant, equitans ; se dit de feuilles pliées longitudinalement et l’une à cheval sur l’autre, c’est-à-dire dont l’inférieure ou extérieure embrasse la supérieure ou intérieure (chez les Iris, par exemple). Les feuilles qui, pliées longitudinalement s’emboîtent mutuellement (de telle sorte que l’une des moitiés longitudinales de chaque feuille soit embrassée par l’autre feuille), sont dites dpublement-équitantes {incitent equitantia , ou.*em£amplexa). — Les cotylédons sont équitants ou condupliqués, chez les Crucifères, par exemple, dont la radicule est incluse.

erectus, dressé (voir ce mot). — erectiusculus , un peu dressé.

Erème , nom (inusité) donné au fruit qui résulte de carpelles

KRICETINUS. — ÉTALÉ. 549

écartés entre eux, mais qui se terminent par un seul style composé et indivis, chez les Labiées, par exemple. . ericetinus , qui croît dans les bruyères ( ericeta ). erostratus , qui est dépourvu de bec ( roslrum ). erion ; dans les mots composés tirés du grec Maine, duvet (en latin : la7ia , lanugo ).

erosus , rongé, érodé ; se dit d’une feuille ou de tout autre.organe irrégulièrement denté et comme mordu.

erythros , mot grec : rouge ; en latin ruber. escensy la désinence latine escens indique une tendance (de l’organe qualilié) à se modifier dans le sens du mot qui présente cette terminaison ; ainsi cœrulescens signifie une couleur qui tend au bleu, nigrescens , albescens , qui tend au noir, au blanc ; spinescens se dit de certaines parties qui tendent h se transformer en épines ou constituent presque des épines.

Espèce, JSpecies (voir page 85, livre 11 e , chapitre i, intitulé; De l'Espèce, de la Variété et des Hybrides).

erumpens , qui s’ouvre par une déchirure, essentiel, essentialis; se dit des organes indispensables a la reproduction de l’espèce, les étamines et les ovules, par exemple.— On nomme caractères essentiels ceux qui caractérisent d’une manière absolue, soit une espèce, soit un groupe d’espèces, estival, œstivalis ; qui fleurit pendant l’été. esuturatus , qui est dépourvu de sutures; qui ne présente pas de suture apparente. On désigne sous le nom de suture la réunion et la soudure des bords, soit d’une meme feuille pliée longitudinalement , soit des bords de deux feuilles différentes, mais appartenant à un même verticille. (Voir le mot Carpelle.) Étairion (Mirb.j — Plopocarpe (Desv.), mots (inusités) créés pour désigner les fruits qui résultent d’un verticille de carpelles polyspermes déhiscents (follicules), libres entre eux, par ex., chez les Aquilegia , les Crassulacées, etc.

étagé, tabulatus, = ijiterrupte-superpositus ; se dit d’objets ou de cavités placés par couches superposées, étalé,* patensy patulus; se dit d’un rameau qui s’écarte de la tige ;i angle droit ; des pétales d’une corolle très ouverte, etc.

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