‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 69 sur 148 · FIBRE. — FIBREUX · texte numérisé non relu

FIBRE. — FIBREUX

les cellules de forme plus ou moins globuleuse. Les parois des fibres s’épaississent comme celles des cellules par le dépôt de couches successives qui tapissent leur cavité et finissent par la réduire à un canal très étroit ; ces couches laissent néanmoins, comme chez les cellules, de petits espaces libres, où elles ne se déposent pas. 11 en résulte des petits canaux perpendiculaires aux parois, terminés en cul-de sac par la membrane primitive de la fibre, et communiquant avec la cavité centrale. Les extrémités de ces petits canaux constituent des ponctuations analogues à celles des cellules et des vaisseaux dits ponctués. Chez les végétaux de la classe des Conifères , les ponctuations des fibres sont entourées d’une aréole qui résulte d’une dépression des parois de la fibre au niveau de chaque ponctuation. Les fibres constituent chez les végétaux : les couches corticales désignées sous le nom de liber, les nervures des feuilles, et la plus grande partie du bois où elles sont associées aux vaisseaux. Le tissu qui résulte de la réunion des fibres a reçu le nom de prosenclujme ou de tissu fibreux. On désigne sous le nom de tissu fibro-vasculairc le tissu ligneux qui résulte de l’association des fibres et des vaisseaux.

Fibre, = faisceau fi breux,= faisceau fibro-vasculaire. On désigne quelquefois sous le nom de fibre la réunion d’un certain nombre de fibres, ou de fibres et de vaisseaux, constituant un faisceau ou une petite colonne grêle. Ces faisceaux sont isolés dans les tiges des Monocotylédoncs ; ils constituent, par leur réunion, des cylindres concentriques dans les tiges des Dicotylédones. — Les faisceaux fibreux ou fibro-vasculaires, qui constituent les nervures des feuilles, persistent quelquefois sur les tiges après la destruction de la partie cellulaire des feuilles. Telle est l’origine des filaments desséchés , roides ou feutrés , que présente le collet chez certaines Ombellifèrcs à souche vivace.

Fibres radicales. On désigne sous ce nom les radicelles ou divisions les plus ténues des racines, et les racines adventives qui naissent sur les tiges souterraines ou rhizomes.

fibreux, fibrosus ; qui est composé de tissu fibreux.

FIBRILLE.— FIMBRÏ A.

Fibrille , Fibrilla , = Fimbrilla . Petit faisceau fibreux isolé. — fibrilleux, qui présente des fibres isolées.

flbro-vasculaire (Faisceau, Tissu); qui est composé de fibres et de vaisseaux.

-flde, -ftdus ; terminaison qui indique que l’organe qualifié est fendu. On est convenu d’appliquer cette terminaison aux adjectifs destinés à caractériser les feuilles divisées jusqu’à la nervure moyenne, mais dont les divisions ousegments qui résultent

* de cette découpure profonde ne sont pas articulés. La feuille est dite palmatifide quand toutes ses divisions partent du sommet du pétiole comme les branches d’un éventail ; elle est dite pinnatifide quand les divisions partent, à droite et à gauche, de toute la longueur de la nervure moyenne, et sont disposées comme les barbes d’une plume. Bi pinnatifide, dont les divisions sont elles- mêmes pinnatifides ; tripinnatifide , se dit d’une feuille bipinnatifide à divisions de second ordre elles-mêmes pinnatifides. — Dans le style descriptif, on considère quelquefois comme un organe simple un organe qui résulte de la soudure de plusieurs organes entre eux; si la soudure est incomplète, cet organe composé est quelquefois dit fendu : c’est dans ce sens que le style des plantes de la famille des Composés est dit bifide.

Fila adductoria , Prophyses; Archégon es stériles (voir le mot Ar-

chégone (inusité).

Fila succulenta , Paraphyses; filets cloisonnés mêlés aux archégones chez les Mousses (inusité).

Filament, Filamentum. Nom vague donné à des organes de diverses natures ayant l’apparence d’un fil. — Filamenteux , filamentosus, qui est chargé de filaments.

Filet, Filamentum , = Pediculus. On désigne sous ce nom la partie de l’étamine qui supporte l’anthère. L’étamine chez laquelle le filet n’existe pas, et qui est réduite à l’anthère , est dite sessile. (Voir les mots Étamine et Anthère.)

filiforme, filfformis ; qui a la forme d’un fil.

filipendulus ; qui semble suspendu à un fil.

Fimbria , Frange; — fimbriatus , frangé. Irrégulièrement lacinié à la circonférence.

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Fimbrilla , = Fibrilla, Fibrille. — fimbr Hiatus, fibrilleux.

Filicinées. Nom donné à une classe de l'embranchement des végétaux Acotylédones (Cryptogames) de la division des Acrogènes. Cette division renferme les familles suivantes : Ëquisétacées , Fougères, Salviniacées, Marsiléacées, Isoétidées et Lycopodiacées. (Les Cbaracées peuvent être ad libitum placées dans cette classe ou dans celle des Phycées.) Le plan de cet ouvrage ne me permet pas de décrire les caractères de ces groupes intéressants. Je dois seulement ici dire que, dans la famille des Fougères, les granules reproducteurs connus sous le nom de Spores sont renfermés en grand nombre dans chaque Sporange. Le sporange est membraneux, quelquefois atténué en pèdicell a et entouré ordinairement d’un rebord articuleux désigné sous le nom A' Anneau élastique ; les sporanges sont ordinairement disposés en groupes arrondis ou linéaires : ces groupes ont reçu le nom de Sores. Lcssores sont situés à la face inférieure des feuilles ou près de leur bord ; quelquefois ils sont disposés en épis ou en panicules et s’insèrent dans toute l’étendue de la partie supérieure de feuilles modifiées et contractées. Les sores sont quelquefois nus ; plus ordinairement ils sont en partie couverts par un prolongement de l’épiderme de la feuille , auquel on donne le nom A'Indusium . — O11 a longtemps regardé les spores des Fougères comme de véritables fructifications consistant en un embryon homogène. Des observations récentes ont démontré qu’une spore de Fougère est l’analogue d’une inflorescence rudimentaire qui se détache de la plante mère pour se développer et fructifier sur le sol. En effet, la spore en contact avec la terre humide, se développe en une petite fronde munie de radicelles et dont la face inférieure se couvre de vésicules transparentes remplies de petites cellules qui renferment chacune un fil roulé en spirale et muni de cils doués de mouvement; ce fil n’est autre chose qu’un Spermatozoaire . Les vésicules transparentes sont par conséquent des Anthéridies.. (Ce fait si remarquable a été observé pour la première fois par M. Negeli. Depuis, un autre observateur, M. L. Suminski, a décrit et figuré des organes qu’il regarde comme des ovules et qu’il a observés dans le voisinage des anthéridies. M. G. Thuret a confirmé et complété

FIMETAIUUS. — FLEUR.

les observations de M. Negeli relatives à l’anlhéridie et aux spermatozoaires ; il a , de plus, découvert chez les Equisetum , pendant la période de la germination, des anthéridies analogues à celles des Fougères.

pmetarius , se dit des végétaux qui croissent sur les fumiers. Fissura , Fissure; fente étroite résultant d’une déchirure ou de l’écartement de deux bords..

fissusy fendu. Dans les mots composés, fidus . (Voir ce mot.) fistuleux, fistulosus ; se dit d’un organe cylindrique (d’une tige par exemple) creux à l’intérieur. Les entrenœuds de la tige, chez la plupart des Graminées, sont fistuleux ; les tiges de plusieurs Ombellifères sont également fistuleuses. La cavité interne de la tige résulte chez ces plantes de la déchirure de la moelle par suite de l’accroissement rapide du diamètre de la tige. fixas , fixé; — basi fixas, fixé par la base. flabellatus , disposé en éventail; — fiabelliformiê , en forme d’éventail : dont les parties partant d’un meme point divergent * sur un seul plan.

flaccidus , flasque , flétri , fané.

Flagellant , Coulant; stolon filiforme annuel. flammeus , couleur de feu ; ex. : la corolle de Y Adonis flammea. Flavedo , couleur jaune ; — flavescens , flavidus : d’un jaune pâle ; tirant sur lejaune ;-~flavo-virens, d’un jaune verdâtre; — flavusy d’un jaune blanchâtre, fléchi , flexus ; qui est courbé mais accidentellement, par ex. sous le poids de la partie terminale, et est susceptible de reprendre naturellement la direction droite.

Fleur, Flos . Dans le langage botanique, on donne le nom de Fleur à l’ensemble des organes de la fécondation chez les Phanérogames ( Étamines et Ovaire ou Pistils) groupés â l’extrémité d’un même axe nommé Pédicelle (quand cet axe est très court la fleur est ditesessile) ; on donne même le nom de fleur à un seul de ces organes (étamine ou ovaire) chez les végétaux où ils se trouvent isolés, qu’ils soient ou non entourés d ’ enveloppes florales ( Corolle et Calice , organes désignés dans certains cas sous le nom général de périanthe).— Par extension, on donne le nom de Fleurs stériles U celles qui sont réduites aux en-

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veloppes florales (soit en raison d’avortements naturels, comme cela a lieu chez certaines plantes à inflorescence dite • polygame , soit en raison de la transformation des organes de la fécondation en enveloppes florales, transformation souvent provoquée par la culture , comme cela a lieu chez la plupart des plantes dites à fleurs doubles cultivées dans les jardins). — Chez certaines familles cryptogames, les Mousses par exemple , on désigne quelquefois sous le nom de fleur le premier état des organes de la fructification (voir les mots Archégone et Anthèridie. — Chez les plantes phanérogames , la fleur complète se compose de plusieurs verticilles ou cercles de feuilles modifiées. Les feuilles dont ces verticilles concentriques et successifs se composent sont ord. disposées dans un ordre al-

terne ou quinconcial. En procédant de la base au sommet, ou de l'extérieur à l’intérieur de la fleur, les verticilles successifs qui se présentent constituent : 1° le Calice ; 2° la Corolle ; 3° \'Androcée (les étamines) ; lx° le Gynécée (l’ovaire ou pistil). Le calice ne se compose jamais que du verticille extérieur; mais chacun des systèmes d’organes suivants (corolle , androcée et gynécée) est susceptible de se composer de plusieurs verticilles successifs ou d’une spirale indéfinie. — Les feuilles dont se compose le calice se nomment Sépales; les feuilles dont se compose la corolle se nomment Pétales; les feuilles très modifiées dont se compose l’androcéc se nomment Étamines; les feuilles très modifiées dont se compose le gynécée se nomment Feuilles carpellaires ou Carpelles. — Les sépales sont fréquemment de couleur verte et se rapprochent plus ou moins de la forme des feuilles supérieures de la tige. Les pétales sont de couleurs variées et d’une texture plus délicate que les sépales; ils sont encore plus éloignés de la forme des feuilles que les sépales. Les étamines ne rappellent plus la forme dos feuilles , mais les transitions fréquentes qui existent soit dans des cas normaux, soit dans des cas anormaux, entre la forme des étamines et la forme des pétales , et , d’une autre part , leur disposition analogue k celle des pétales et des sépales, indiquent suffisamment que ces organes sont des feuilles modifiées. L’étamine

se compose d’un support analogue au pétiole de la feuille, et

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