‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 74 sur 148 · FO VILLA.* - FRUIT · texte numérisé non relu

FO VILLA.* - FRUIT

Fovea , Fossette; foveatus, creusé de fossettes ; — foveolatus , creusé de très petites fossettes; comme celles qui seraient faites sur de la cire avec la tète d’une épingle.

Fovilla, Fovilla. On donne ce nom à la substance demi-liquide, demi-granuleuse, qui est contenue dans le grain de pollen et « qui descend jusqu’k l’ovule au moyen de processus ou boyaux polliniquesémis par le grain de pollen déposé sur le stigmate. (Voir les mots Pollen, Ovule, Fécondation.) fragile, fragilis ; qui se brise facilement.

fragrans , qui exhale une odeur pénétrante. S’emploie surtout pour désigner les odeurs suaves : celles du Lis., du Jasmin , de la Tubéreuse, du Tus si la go fragran s , etc.

Frange, Fimbria ; — frangé, fimbriatus ; déchiqueté sur les bords, friable, friabilis ; qui se résout en poussière quand on l’écrase. frigidus; qui croît dans des stations froides.

Fronde, Frons. On désigne sous ce nom les feuilles des Fougères. Ces feuilles portent les fructifications k leur face inférieure. Les frondes jeunes sont roulées en crosse. On a aussi désigné sous le nom de frondes les tallus foliacés de certains Lichens et de certaines Hépatiques.

frondosus. Se dit de plantes cryptogames (les Lichens par ex.)

• qui présentent des expansions foliacées, fructifère, fructifer. Qui porte un fruit ou des fruits. Le calice persistant ou accrescent est dit calice fructifère k la maturité du fruit. Tige fructifère s’oppose k tige stérile et k tige florifère. Fructification, Fructifkatio . Phénomène du développement des fruits. • '

Fructifications. On désigne sous ce nom les fruits et les inflores* cences des végétaux cryptogames.

Fruit , Fruclus. Dans le langage botanique on donne le nom de fruit k l’ovaire fécondé lorsqu’il a atteint sa maturité, c’est-kdire lorsque, par suite des progrès de la végétation, l’ovule ou les ovules qu’il renferme (pendant la période de la fleuraison) sont passés k l’état de graines mûres susceptibles de germer et de reproduire la plante. — Le fruit mûr se compose d’un ou de plusieurs carpelles libres ou soudés entre eux, non renfer-

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mes dans un tube, ou renfermés dans un tube aux parois duquel ils sont ou non adhérents. Un carpelle se compose d’une feuille carpellaire renfermant un ou plusieurs ovules; la feuille carpellaire, à la maturité du fruit, reçoit le nom de péricarpe; sa couche extérieure est dite épicarpe , sa couche moyenne mésocarpe ( sarcocarpe quand elle est charnue) , et sa couche interne endocarpe (cet endocarpe est cartilagineux chez la pomme et ligneux chez la cerise). L’ovule prend, à la maturité, le nom de graine. La graine est fixée au moyen de son funicule sur le placenta qui est pariétal, axile ou central libre. (Les articles Carpelle , Déhiscence et Ovule , qui sont traités longuement dans cet ouvrage, et auxquels nous renvoyons, nous dispensent de donner à l’article Fruit toute l’extension dont il serait susceptible s’il était traité isolément.) — Malgré l’impossibilité réelle de faire rentrer dans un cadre régulier toutes les nuances de structure et de forme que présentent les fruits, et de signaler dans une classification méthodique présentée sommairement les exceptions nombreuses qui peuvent échapper il la règle, je vais exposer une classification qui me semble propre îi faire pénétrer dans la connaissance de la structure exacte des fruits et ii les grouper naturellement. — Je divise les fruits en monocarpellés (constitués par un seul carpelle) èt polycarpellés (composés de deux ou plusieurs carpelles). — Je divise les monocarpellés en achlamÿdés (non renfermés dans un tube), par exemple le fruit des Papilionacées (gousse, légume), et le fruit, des Amygdalées (drupes) ; et en chlamydés (renfermés dans un tube provenant , selon moi , d’une dépression de l’axe; suivant l’opinion antérieure, de la partie tubuleuse du calice) , et je subdivise les chlamydés en libres (par exemple les fruits de YAlchemilla et de YAgrimonia var. à fruits monocarpellés) , et en adhérents (par exemple le fruit de Ylïippuris vulgaris). — Les fruits polycarpellés présentent, en raison du nombre, de la disposition et de la liberté ou de la soudure de leurs carpelles entre eux, des combinaisons bien plus nombreuses. Je les divise en cyclocarpes (carpelles rangés en cercle ou verticillej, et en spirocarpes (carpelles rangés en une spirale indéfinie). — La division des spirocarpes se subdivise

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en achlamydés (non renfermés dans un tube),- par exemple : le . fruit des genres Anémone, Myosurus, Fragaria , Alisma y etc., et en chlamydés (renfermés dans un tube) , par exemple, le fruit chez le genre Rosa. En général , les fruits de la division des spirocarpes ne sont ni soudés entre eux, ni (dans la section des chlamydés) soudés au tube qui lesrenferme. — La division des cyclocarpes est celle qui renferme le plus grand nombre de fruits et, par conséquent, qui nécessite le plus grand nombre de sections. Cette division se partage , comme la précédente, en achlamydés et en chlamydés. Je divise les cyclocarpes

achlamydés en deux sections : les dialycarpelles (k carpelles

libres entre eux) et les gamocarpelles (à carpelles soudés entre eux. Je citerai comme exemple de fruits cyclocarpes achlamydés dialycarpelles à carpelles monospermes ( à une seule graine ) le fruit chez le genre Géranium , chez les Labiées et les Borraginées ; et comme exemple de fruits à carpelles polyspermes (à plusieurs graines) dans la même section, les genres Caltha et Aquilegia. •*- Les fruits cyclocarpes achlamydés gamocarpelles présentent les formes les plus Variées. Ces fruits peuvent être monospermesy que les carpelles dont ils se composent soient, dans l’origine , à un seul ovule ou à plusieurs ovules, tous les ovules ayant avorté moins un ; le nombre originaire des carpelles qui constituent ces fruits monospermes se reconnaît soit au nombre des loges qui. persistent vides chez le fruit (par exemple chez les Valerianella) , ou qui disparaissent chez le fruit, mais qui sont manifestes quand le fruit est îi l’état d’ovaire (par ex. chez les Cupulifères). Dans certains cas (par ex. chez les Polygonées, les Cypéracées et les Graminées), le nombre des carpelles n’est indiqué, même chez l’ovaire, que par le nombre des stigmates. Dans le plus grand nombre des cas, les fruits cyclocarpes achlamydés gamocarpelles sont U plusieurs graines, que les carpelles qui les constituent soient monospermes ou qu’ils soient polyspermes. Ce serait ici le lieu de parler de la placentation et de la déhiscence , si je n’avais traité ces questions aux articles spéciaux qui leur sont consacrés, ainsi qu’a l’article Carpelle. Je rappellerai seulement que les fruits composés de carpelles groupés en cercle et soudés

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entre eux peuvent être constitués par des carpelles fermés et . accolés par leurs faces latérales , et que , dans ce cas , la coupé transversale du fruit présente des cavités correspondantes à chaque carpelle et que l’on nomme loges, et des cloiso7is qui sont le résultat de l’adossement des parois des carpelles; et que les lignes placentaires occupant généralement alors la suture ventrale des carpelles, ces lignes se trouvent groupées au centre du fruit en une colonne autour de laquelle sont situées les loges; on dit dans ce cas que les graines sont insérées à • l’angle interne des loges. Je citerai comme exemples, pour le cas où les loges sont tnonospermes, - le genre Euphorbia et le genre Polygala; et pour lo cas fréquent où les loges sont polyspermes: les familles des Linées, des'Solanées, desScrophularinées et des Colehicacées. Un autre mode d’agrégation des carpelles chez les fruits cyclocarpes achlamydés gamocarpelles consiste dans l’accolement bord ù bord des feuilles carpel la ires étalées; il en résulte un ovaire composé uniloculaire. Chez ces fruits, les lignes placentaires occupent en général les sutures intercarpellaires et la placentation est dite pariétale (ex. Violariées, Cistinées, Liliacées, etc.) ; dans des cas moins nombreux, il existe une masse placentaire unique indépendante, du moins en apparence, des feuilles carpellaires et qui est dite placenta central (chez les Primulacées et les Lentibulariées). — je divise les fruits cyclocarpes chlamydés en libres et en adhérents ; je citerai comme exemple de cyclocarpes chlamydés ù carpelles libres, le genre Poterium. Les cyclocarpes chlamydés adhérents sont très nombreux (les fruits de la plupart des plantesà insertion dite épigyne rentrent dans cette section) ; au point de vue de la placentation et de la déhiscence, ils présentent les mêmes modifications que les fruits cyclocarpes achlamydés; je citerai : parmi les cyclocarpes chlamydés monospermes, le fruit chez la famille des Composées; parmi les cyclocarpes chlamydés à placentation axile , le fruit chez les familles des Ombellifères, des llubiacées, des Pomacées, des Aurantiacées et des Myrtacées. Le fruit du Grenadier (Punica granatum) appartient aussi ù cette section, mais il présente la remarquable particularité de deux verticilles de car-

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pelles superposés: le verticille supérieur à placentation franchement axile, et le verticille inférieur k placentation semblant pariétale ; M. Le Maout regarde cette disposition du verticille inférieur comme apparente et non réelle; il pense qu’elle est due k l’entrainement ou au soulèvement de la base des carpelles dont le sommet reste fixe, cet entrainement (qui produit un renversement de bas en haut et d’avant en arrière) étant le résultât de l’accroissement de la partie intérieure du péricarpe au point où les carpelles sont insérés. Parmi les fruits cyclocarpes chlamydés k placentation pariétale, je citerai : le fruit chez les Orchidées , les Amaryllidées, et les Iridées. — Dans la classification dont je viens d’exposer le tableau , je n’ai point fait entrer les considérations tirées de la consistance du fruit k la maturité, parce que les fruits, quelle que soit leur structuré, peuvent offrir les consistances les plus opposées, c’est-k-dire la consistance charnue ou pulpeuse , ou la consistance ligneuse ousçarieuse; ces différences doivent, dans chacune des divisions que j’ai établies, constituer des divisions secondaires. — M. A. de Jussieu désigne sous le nom d’anthocarpés les fruits environnés : par un calice libre accrescent ( par exemple le fruit de la Belle-de-nuit, Mirabilis Jalapa , et celui du Physalis Alkekengi en le regardant comme composé de la baie et du calice vésiculeux), ou par un involucelle gamophille accrescent ( chez les Dipsacées : les Scabiosa et les Dipsacus par exemple). — Les fruits dits agrégés sont k proprement parler des inflorescences fructifères , ils résultent du rapprochement de fruits disposés en spirale, et dont la réunion constitue un ensemble compacté d’une forme régulière se détachant en une seule pièce et ayant l’apparence d’un seul fruit; tels sont, chez les Angiospermes, les fruits du Mûrier* de l’Ananas, du Houblon, du Bouleau et de l’Aulne ; et chez les Gymnospermes, les fruits des Pins et des Mélèzes (ces fruits ont reçu le nom de cône ou strobyle chez les Abiétinées et les Cycadées, et de galbule chez les Cupressi nées). Lorsqu’ils sont disposés dans la cavité d’un axe renversé en lui-même .(comme cela arrive chez le Figuier), ils ont reçu le nom de sycône. — Il nous reste k passer en revue les expressions

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généralement admises dans les ouvrages descriptifs pour désigner les différents genres de fruits appartenant U des groupes de plantes représentés par de nombreuses espèces; ces expressions indiquent la forme générale du fruit et $a consistance, mais groupent souyeiU des fruits sans analogie par leur structure. — L'akène ou achaine , est un fruit sec monosperme et indéhiscent, qu’il doive son origine à un seul carpelle comme ceux dont l’ensemble constitue le fruit composé chez les Renoncules, les Potentilies et les Potamogetm,' qu’il soit le résultat de plusieurs carpelles soudés (comme chez les Polygonum et les Cypéracées), et que ces carpelles résultent d’un ovaire libre, ou d’un ovaire adhérent (comme dans la famille des Composées). —Chez les Graminées où la graine est intimement soudée au péricarpe, l’akène a reçu le nom de caryopse. — Les akènes dont le péricarpe est pincé en une aile circulaire ou latérale (chez l’Érable par ex.) sont désignés sous le nom.de samare. — Vutricule est un akène à péricarpe membraneux. — La drupe est un akène dontja couche extérieure dy péri^ carpe est charnue, et la couche intérieure ligneuse, (tel est le fruit du Cerisier) ; le fruit de la Ronce et du Framboisier est constitué par une réunion de petites drupes. — Le follicule est un carpelle, sec, polysperme et déhiscent, qui ne s’ouvre que par sa suture ventrale; le fruit de l’Ancolie (Aquilegia) par ex., est composé d’un verlieille de follicules. — La gousse ou le légume est un carpelle sec et polysperme qui s'ouvre par la suture ventrale et se fend en même temps par la nervure dorsale (tel est le fruit chez les Papilionacces). On donne l’épithète de lomentacées aux gousses ou légumes qui se partagent

à la maturité en articles transversaux renfermant chacun une

graine. — La coque diffère de la gousse parce qu’elle est oligosperme (c’est-à-dire renferme un petit nombre de graines).— Les différents fruits monocarpellés que nous venons d’énumérer sont susceptibles d’exister isolément ou d’être groupés, soit en cercle, soit en spirale, de manière à constituer des fruits composés à carpelles libres: c’est ainsi que chez le Myosurus les akènes sont disposés sur un axe allongé en une spirale indéfinie. — La baie est un fruit mou et succulent composé de plu-

590 FRUTESCENT. — FUGACE.

sieurs carpelles soudés; elle provient soit d’un ovaire libre (comme chez la "Vigne), soit d’un ovaire adhérent (comme chez le Groseillier), elle peut offrir diverses placentations.-— La nuculaine résulte de plusieurs drupes soudées appartenant à un ovaire adhérent. — la pomme est une baie provenant d’un ovaire adhérent et dont la chair est ferme.— ÎShespértdie (fruit de l’Oranger) est Une baie libre dont les loges sont remplies'de . filaments vésiculeux gorgés de suc à la maturité, — La péponïde (fruit des Cucurbitacées) est une baie volumineuse (provenant d’un ovaire adhérent) offrant une cavité centrale et une placentation d’apparence pariétale. — La balauste est le fruit du Grenadier (nous en avons déjà parlé). — On désigne d’une manière générale tous les fruits mous et succulents sous le nom de fruits bacci formes (en forme de baie), et les fruits secs polycarpellés, polyspermes et déhiscents, sous le nom de capsules ou fruits capsulaires. Les capsules présentent les formes les plus variées, on les distingue selon leur mode de déhiscence, en capsules septicides ; loculicides, septifrages et porricides. (Voir le mot Déhiscence.) On désigne sous le nom dcN silique (voir ce mot) la capsule des Crucifères; et l’on donne le nom de pyxide aux fruits qui s’ouvrent circulairement en manière de boîte à savonnette ( par ex. le fruit des Anagallis, des Hyosciamus et des Utricularia ).

frutescent, frutescens; se dit d’une plante ligneuse, très rameuse dès la base. — Sous-frutescent sous- frutescens, se dit d’une, plante dont la partie inférieure des tiges est ligneuse et résiste seule à la gelée, et dont les branches périssent tous les ans. Frutex; Arbrisseau; arbre de petite dimension et rameux dès la base! — Suffrutex , Sous-arbrisséau ; plante ligneuse de très petite dimension, et dont l’extrémité des tiges ne résiste pas à la gelée. *

Fruticetum , Taillis ; lieu planté d’arbrisseaux. fruticulosus , frutiqueux; se dit d’une plante herbacée qui tend à devenir frutescente. — Fruticulus —Suffrutex, plante ligneuse de petite dimension.

fugace, fugax , fugacissimus, = evanidus; qui se détruit rapidement, et dont il reste à peine des traces.

FULCRACÉ ( BOURGEON ). — FUSIFORME.

Fulcra, pluriel de fulcrum , Crampons. Linné désignait sous.le nom de fulcra non seulement les racines nommées crampons, maisies vrilles, et d’autres organes de natures très diverses, fulcracé, fulcraceus (Bourgeon); on a donné cette épithète aux bourgeons dont les écailles sont formées par des stipules pétio- Iaires, le limbe des feuilles étant avorté.

fuligineus, couleur de suie.

fumosus , couleur de fumée, noirâtre.

fulvus , de couleur fauve, d’un brun rougeâtre. fungiformis , fongiforme; qui ressemble A un Champignon, funiculaire, funicularis ; qui appartient au funicule. funiculatus , se dit d’une graine munie d’un long funicule.

Funicule, Funiculus, Funiculus umbilicalis = Podospcrme, Cordon ombilieq^On désigné sous le nom de funicule le support de YOvule. Le funicule est en quelque sorte une atténuation en forme de pédicelle de la base de l’ovule; la décurrence des ^ funicules constitue le cordon placentaire; on donne le nom de Placenta à la léunion des Cordons 'placentaires. Le point d’attache du funicule à l’ovule est désigné sous le nom de Iiile , c’est A ce point que la graine se sépare du funicule A la maturité. Chez les ovules dits réfléchis, on admet que l’ovule se soude avec le funicule sur lequel il est réfléchi comme la lame d’un couteau sur le manche, on donne chez ces ovules le nom de raphé A la partie du funicule ainsi soudée avec l’ovule. On nomme hile apparent le point où commence cette soudure, et l’on nomme hile interne ou chalaze le point auquel le raphé se termine, ce point étant considéré comme la base organique de l’ovule. Je n’admets point que les choses se passent ainsi, et je me crois fondé A regarder le raphé comme résultant d’un dé-'vcloppement extrême de l’ovule au niveau du hile et selon une seule des faces de l’ovule, tandis que l’autre face ne participe qu’A peine au développement. (Voir les mots Chalaze et Ovule.) funiformis , en forme de corde ; se dit d’un corps en forme de cordon tordu.

furcatus , fourchu, bifurqué, qui se termine par deux branches. fuscus , d’un brun verdâtre.

fusiforme, fusiformis ; en forme de fuseau. Se dit d’un corps

592 % GAINE. — GAMOPÉTALE.

étroit, renflé vers le milieu de sa longueur et atténué par les deux bouts; certaines racines ou fibres radicales présentent cette forme, il ne faut pas confondre le sens de fusiforme avec le sens de dauci forme , épithète qui doit être appliquée aux racines pivotantes (analogues à celle de la Carotte, Daucus) qui sont plus ou moins larges a leur naissance et vont en s’atténuant de ce point vers l’extrémité inférieure qui se termine en pointe grêle; * '

Gaine, Vagina . On donne le nom de gaine à la partie pétiolaire des feuilles lorsque cette partie est élargie en une membrane qui embrasse complètement la tige. Si les d#ux bords de la gaine ne sont point soudés entre eux (ainsi que cela a lieu chez les Graminées par ex.), la gaine est dite fendue; si les bords de la gaine sont soudés (comme cela a lieu chez les Cypéracées) la gaine est dite entière. Les feuilles dont 1<? pétiole est élargi en gaine sont dites engainantes ou mieux à pétiole engainant. Dans la famille des Polygonées, le pétiole ne constitue une gaine que dans sa partie inférieure, il est étroit dans le reste de son étendue; la gaine U laquelle il donne lieu a été désignée (Willd.) sous le nom é'ochrea (littéralement; guêtre).

gala, dans les mots composés tirés du grec signifie : lait ; — galac tites d’un blanc de lait; s’exprime en latin par lacteus.

Galbule, Galbulus , (Gaertn.) nom donné au fruit agrégé dans la famille des Cupressinées ; par ex. le fruit du Cyprès, du Thuya, du Genévrier. (Yoir.lemot Cône.)

Galea, Casque ; on a donné ce nom k diverses parties (de certaines fleurs) qui ressemblent k un casque, soit par leur forme, soit en raison de leur disposition. Le pétale supérieur des Aconits est concave et courbé en forme de casque ; dans un grand nombre d'Orchis les divisions du périanthe (k l’exception d’une, le labelle) sont conniventes en casque : cette disposition est remarquable chez les Orckis fusca , galcata, etc.

galeatusj qui a la forme d’un casque.

gamopétale^ gamopetalus, = monopétale ; se dit d’une corolle

GAMOSÉPALE. *— GEMMULE.

dont les pétales sont soudés entre eux par leurs bords, au moins dans leur partie inférieure (voir le mot Corolle). — Gamopétales, plantes de l'embranchement des Dvcotylédones, à corolle gamopétale.

gamos, dans les mots composés dérivés du grec signifie : Soudé 1 avec; en latin adhœrens.

gamosépale, gamosepalus , = monosépale; se dit d’un calice dont les sépales sont soudés entre eux par leurs bords , au moins dans leur partie inférieure (Voir le mot Calice).

Gaz, substances gazeuses ou aériformes; on eu rencontre surtout dans les intervalles intercellulaires connus sous le nonrde , lacunes . , • ' :

Géantisme ; on a désigné sous ce nom une anomalie par augmentation de taille dans des proportions considérables ; mais on a à tort considéré comme appartenant à une anomalie de ce genre la taille de certains arbres qui acquièrent naturellement avec l’âge d’énormes proportions, gélatineux, gelatinosus, qui a la consistance de la gélatine unie à l’eau , c’est-à-dire, à l’état de gelée. Certains végétaux cryp* togames cellulaires présentent cette consistance : les Tremelles, les Nostocs, etc. * #

géminé, geminatus , — geminus 9 gemellus . Se dit d’objets rapprochés deux par deux. — gemini flor us, qui porte deux fleure géminées. .

Gemma , Bourgeon. — gemmœ foliifercB , bourgeons à feuilles; g. fructifères, bourgeons à fruits ; g . mixtœ y bourgeons mixtes. (Voir le. mot Bourgeon.)

Gemmatio, = Gemmificatio ; développement des bourgeons chez un arbre.

gemmatus, qui présente des bourgeons. — gemmiformis , en forme de bourgeon. — unigemmis, à un seul bourgeon., gemmifère, gemmifer ; qui porte un ou plusieurs bourgeons, gemmipare (reproduction); se dit du mode de reproduction par les bourgeons qui se détachent préalablement de la plantemère. S’oppose à ovipare (reproduction par les graines). La reproduction par bouture est dite fissiparc.

Gemmule, Gemmula (Rich.),= Plu mule, Plumula (Link); premier

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