GÉNÉRIQUE. — GERME
bourgeon qui termine la jeune tige ou tigelle lors de la germination de la graine. — On a (Link) donné le nom de Gemmules aux bourgeons dont les feuilles sont, non des écailles, mais de très petites feuilles bien conformées (inusité). — Enfin plusieurs botanistes allemands (Schleiden, Endlicher) désignent l'ovule sous le nom d e'gemmula. Le nom d’ovule, Ovulum , qui est antérieur et n’a qu’un seul sens, doit être préféré.
Généra plantarum , titre des ouvrages dans lesquels on trouve exposé dans un ordre méthodique les caractères des genres. Les Généra de Tournefort, de Linné, de A.-L. de Jussieu, et de S. Endlicher, font époque dans la science.
générique, genericus , qui appartient au genre: caractères génériques, noms génériques. -
geniculatus, genouillé, coudé; c’est-U-dire plié et non courbé.
Geniculum , Genou; ce mot a été employé comme synonyme de nodus , nœud.
Genitalia , organes de la reproduction, étamines et carpelles ou pistils. - . „ * y .
Genou, Geniculum; pli anguleux chez un organe cylindrique : une tige, une arête, etc.
genouillé, geniculatus , = genuflexus ; plié en faisant un angle. Sè dit surtout des tiges couchées, redressées au niveau d’un nœud : par ex., celles de YAlopecurus geniculatus.
Genre, Gcnus; groupe naturel d’espèces. Les familles sont subdivisées en genres; les genres se composent d’une réunion d’espèces rapprochées par des caractères communs et éloignées des autres genres par un ou plusieurs caractères différentiels.
Genuflexura, Articulation genouillée.
géométrique, geometricus; chez les fruits et les graines, le sommet géométrique ( apex geometricus) doit être distingué du sommet organique. Si le fruit ou la graine sont droits, ces deux points n’en font qu’un; mais si le fruit ou la graine sont courbés, le sommet organique se trouve au-dessous du sommet géométrique.
Germe, Germen ; on donne vulgairement le nom de germe à la partie de l’embryon située au-dessus de la naissance du ou des cotylédons, et qui, à l’époque de la germination, s’allonge
GERMINATION
pour constituer la jeune tige ou tigelle terminée par la gemmule ou premier bourgeon. — Linné désignait et Endlicher désigne aujourd’hui l’ovaire ( ovarium ) sous le nom de germen ; le nom d’ovaire, qui ne prête pas à l’amphibologie et rappelle le nom des ovules qu’il renferme, doit être préféré. — Link a désigné sous le nom de germen les carpelles isolés réunis par un style composé ou indivis : par exemple, ceux des Labiées.— Le mot germen a été employé pour désigner l’embryon tout entier. *— Quelques botanistes emploient le mot germen comme synonyme d 'Archegonium (capsule des Mousses à l’époque de la floraison). — Enfin on désigne souvent sous le nom de germe l’état rudimentaire d’un organe quelconque.
Germination, Germinatio ; première période delà végétation chez l’embryon d’une graine mûre. Un embryon ou plante rudimentaire constitue la partie essentielle de la graine ; l’usage des tuniques de la graine est de protéger l’embryon du contact des corps extérieurs et d’en empêcher le dessèchement et l’altération jusqu’à l’instant où la graine confiée à la terre soit dans des conditions telles que l’embryon puisse germer, c’est-à-dire végéter. L’embryon trouve alors dans la graine, si elle est munie d’un périsperme, le premier aliment qui convient à la délicatesse de son organisation. Dans le cas où le périsperme manque, l’embryon se trouve pourvu (en général dans l’épaisseur de ses premières feuilles dites cotylédons) d’un dépôt de substance nutritive qui, sous l’influence de la chaleur et de l’humidité, se transforme en une matière laiteuse assimilable qui ne diffère pas de celle que le périsperme fournit chez d’autres graines. Les enveloppes extérieures ou téguments de la graine ont donc, pour l’embryon chez les plantes, les usages protecteurs que la coquille de l’œuf a pour l’embryon des animaux ovipares, et le périsperme ou les cotylédons sont chargés du rôle nourricier qui appartient chez l’œuf au vitellus. Les parties qui constituent l’embryon, manifestes déjà avant la germination, deviennent de plus en plus distinctes par suite des progrès de la végétation. Chez un embryon en germination on distingue sans difficulté dans les Dicotylédones (à part quelques exceptions) un axe et deux
GERMINATION
feuilles opposées qui sont nommées cotylédons ; l’axe se termine au-dessus du niveau de l’insertion des cotylédons par un bourgeon que l’on nomme gemmule, et se termine inférieurement par une pointe mousse celluleuse qui est l’extrémité de la radicule. Si l’on examine avec soin la manière dont s’opère l’allongement de l’axe, on verra qu’à un niveau situé k une certaine distance au-dessous de la base ou insertion des cotylédons, l’accroissement s’opère dans deux sens opposés et par des procédés différents. La partie située au-dessous de ce niveau s'accroît de haut en bas et par le développement d’un nouveau tissu à son extrémité seulement (à peu près, organisation k part, de la même manière que s’allongent les stalactites) : cette partie est la racine (que l’on nomme radicule lorsqu’elle commence à se développer). Au contraire, la partie de l’axe qui est située au-dessus de ce niveau, s’allonge non pas précisément de bas en haut, mais par tous les points k la fois de son étendue, de sorte que le résultat. général est l’élongation d’une partie qui existait déjà tout entière; cette élongation par tous les points simultanément est analogue k celle qui a lieu pour chaque membre d’un animal lorsqu’il passe de l’étàt jeune à l’état adulte ; cette partie qui s’allonge ainsi par tous ses points k la fois constitue la partie inférieure de la tige dont le bourgeon terminai s’allonge ord. indéfiniment par le même procédé. Si l’on veut acquérir la preuve de la marche différente de la tige et de la racine et du procédé d’élongation différent que la nature met en usage pour l’accroissement de ces deux parties, il suffit de faire des marques k des distances égales (avec une substance colorée) dans toute la longueur de l’axe, ou, si la jeune, plante est assez robuste pour résister k ce traitement, de traverser l’axe k des distances égales avec plusieurs aiguilles très fines (je me suis servi plus avantageusement encore de petits fragments de crin), on verra bientôt que les marques faites sur la racine restent k la même distance, et que la racine s’allonge au delk, tandis que les marques faites sur la tige s’éloignent entre elles, ce qui prouve qu’a ce niveau l’axe s’allonge par tous les points k la fois. Je nomme le point qui sépare la racine (ou axe descendant) de la tige (ou axe as-
GERMINATION
Cendant) mésophyte ou collet organique '. La partie de la tige qui s’étend entre l’insertion des cotylédons et le mésophyte n’est autre chose que le premier mérithalle de la tige ; ce premier mérithalle est analogue à celui qui s’étend de la hase de la deuxième paire de feuilles à l’insertion des cotylédons: le premier mérithalle offre seulement cette particularité, que chez un certain nombre de plantes il se renfle et prend une consistance charnue; le renflement se continue sur la racine elle-même, et au bout d’un certain temps il est quelquefois assez difficile de préciser la ligne de démarcation qui sépare l’axe ascendant de l’axe descendant, mais cette ligne peut toujours être précisée pendant la première période de la germination. Du reste, le premier mérithalle de la tige n’est pas le seul qui chez certaines plantes soit susceptible de devenir charnu, les renflements successifs charnus et bulbiformes de chaque entrenœud de la tige souterraine de Y Arrhenatherum elatius , des Crocus et des Gladiolus, etc., sont*k mes yeux de la même nature que le renflement unique qui constitue la souche du Cyclamen paç exemple : la seule différence est que le premier renflement produit persiste chez le Cxjclamen et qu’il ne s’en développe ultérieurement pas d’autre, tandis que chez les Gladiolus , les Crocus et Y Arrhenatherum, il se produit une série indéfinie de méri thalles ou de portions de tiges renflées, et qu’au fur et à mesure du développement de ces nouveaux renflements les plus anciens se détruisent. — Chez les plantes monocotylédonées la germination ne diffère pas de celle des dicotylédonées au point de vue du mode d’élongation des parties , la différence consiste seulementen ce que l'embryon, au lieu de présenter deux feuilles colylédonaires opposées, présente une seule feuille cotylédonaire (souvent peu différente par sa forme des feuilles suivantes, quelquefois aussi d’une forme très éloignée de la forme des autres feuilles) ; en outre la gemmule ou bourgeon terminal se développe en général plus tardivement chez les Monocotyîédones que chez les Dicotylédones, et est même quelquefois à peine visible pendant la première période de la germination. Enfin chez les Monocotyîédones bulbeuses, plantes chez lesquelles tous les entrenœuds de la tige non florifère